Six Coupes Grey en neuf ans, une seule victoire. Le temps passe, mais la défaite ne devient pas plus facile pour les vétérans des Alouettes.
Le centre Bryan Chiu, qui a fait ses débuts chez les Alouettes en 1997 peinait à réprimer ses sanglots après la défaite des Alouettes. «C'était censé être une fin digne d'un roman», a-t-il dit, les yeux humides, dans le vestiaire des perdants.
«Pour un athlète, gagner la Coupe Grey dans ta ville, c'est le pinacle. Tu ne peux pas battre ça. Mais ce n'était pas dans les cartes. Il faut oublier cette défaite et espérer que les jeunes vont apprendre et revenir encore plus affamés. Moi, j'ai encore faim. Je ne suis pas prêt à finir ma carrière comme ça.»
Devant son casier, Anthony Calvillo était calme, mais semblait un peu sous le choc. «On joue pour gagner. Et notre fiche en finale de la Coupe Grey n'est pas bonne. Nous avons eu plusieurs belles occasions avec de grandes équipes, mais pour une raison ou une autre, nous n'avons pas réussi à gagner. Ce n'est jamais agréable de perdre un mach de championnat. La saison morte va être longue», a dit le quart-arrière, qui attendra à décembre ou janvier pour décider de son avenir.
Le vieux complice de Calvillo, Ben Cahoon, n'a pas voulu non plus s'avancer sur un éventuel retour. «Ce n'est pas le temps de discuter de ça», a-t-il dit. «Les défaites (en finale) sont toutes difficiles à avaler. Celle-ci aussi. Nos fans étaient extraordinaires. C'était agréable sur le terrain... pendant un moment. C'est une occasion ratée.»
Grosse, grosse fin de semaine pour le football québécois: non seulement le Rouge et Or de l'Université Laval tente-t-il aujourd'hui de remporter la Coupe Vanier pour la cinquième fois en 10 ans, mais un nombre record de joueurs issus de la Belle Province participeront demain au match de la Coupe Grey.
Pas moins de neuf joueurs québécois seront en uniforme à l'occasion de la classique annuelle de la Ligue canadienne de football, cinq chez les Alouettes et quatre du côté des Stampeders.
L'ampleur du contingent québécois n'est pas le fruit du hasard. «Avec l'avènement des programmes de l'Université Laval, de l'Université de Montréal et de l'Université de Sherbrooke, il n'y a aucun doute que le niveau et la quantité d'athlètes ayant le potentiel de jouer dans les rangs professionnels a augmenté de manière assez élevée», estime l'adjoint au directeur général des Alouettes, Marcel Desjardins.
La force de la Ligue de football universitaire du Québec (LFUQ) a été éloquemment illustrée au cours des dernières semaines. Après avoir été poussé dans ses derniers retranchements par Concordia en finale québécoise, Laval a pulvérisé les pauvres Dinosaurs de l'Université de Calgary. Les champions de la conférence Canada West se sont inclinés 59-10. «Il est clair que la conférence québécoise est présentement la plus forte au niveau canadien», dit Jean-Charles Meffe, directeur général de Football Québec.
Plusieurs événements survenus au milieu des années 90 contribuent à expliquer les succès actuels des footballeurs québécois: la création en 1993 du programme d'excellence de Football Québec, auquel ont participé au fil des ans des entraîneurs de renom comme Jacques Dussault, Glen Constantin et Danny Maciocia; l'entrée en scène du Rouge et Or, en 1995; et bien sûr le retour des Alouettes à Montréal, en 1996.
«Les succès des Alouettes et de Laval ont fait monter la popularité du football. Il y a plus de jeunes qui pratiquent le sport et qui atteignent le niveau universitaire. Ça profite à tout le monde», dit Marcel Desjardins.
De fait, le membership de Football Québec est en pleine explosion. En 1993, la fédé comptait moins de 6000 adhérents en football contact. Cette année: pas loin de 30 000! «Quand je jouais, il y avait peut-être sept équipes civiles et huit équipes scolaires à Montréal, illustre le plaqueur des Stampeders, Randy Chevrier. Maintenant, il y a quelque chose comme deux divisions de 12 équipes midgets dans la région.»
Les progrès ne sont pas seulement quantitatifs. «Le football québécois est de plus en plus fort, dit le maraudeur des Alouettes (et ex-Rouge et Or), Matthieu Proulx. C'est pas des farces, j'ai l'impression que bientôt la majorité des joueurs canadiens dans la Ligue canadienne vont être des joueurs québécois. J'en suis convaincu. Le football a été une culture anglaise pendant des années, mais la base (québécoise) se développe et elle se développe vite.»
Autre signe de ce développement - à moins bien sûr qu'il ne s'avère un phénomène isolé: l'embauche par les Colts d'Indianapolis de l'ancien receveur de passes du Vert et Or de Sherbrooke, Samuel Giguère. «Avant, les Québécois qui atteignaient la NFL étaient surtout des spécialistes, comme Louis-Philippe Darche (longue remise), dit Jean-Charles Meffe. Samuel Giguère a réussi à passer à travers le camp d'entraînement des Colts avec le bagage qu'il a reçu au Québec. Pour nous, c'est important. Ça veut dire qu'il a touché ici à un calibre équivalent à ce qui se fait aux États-Unis.»
Évidemment, personne ne prétend que Laval ou l'UdeM sont à la veille de faire concurrence à Michigan, Notre-Dame ou Tennessee. «Le football, c'est gros ici, mais ce n'est même pas proche de l'envergure que ça a aux États-Unis», souligne le bloqueur à gauche du Rouge et Or, David Bouchard, qui a joué trois ans pour l'Université de Syracuse, en division I de la NCAA. «Là-bas, le football, c'est toute ta vie. La bourse qu'on te donne est aussi un argument pour te forcer à céder le contrôle sur les plus petits détails de ta vie. Ça peut devenir plus de football que ce que quelqu'un est prêt à endurer.»
Même si le nombre de footballeurs québécois expatriés aux États-Unis a diminué de plus de la moitié depuis une douzaine d'années, les matchs devant des foules de 100 000 personnes, les études payées à 100% et la possibilité de se mesurer aux meilleurs joueurs de la planète continueront évidemment d'attirer plusieurs joueurs d'ici. Étienne Boulay, qui a passé quatre ans à l'Université du New Hampshire, me disait cette semaine qu'il emprunterait le même chemin si c'était à refaire.
Mais le football universitaire québécois a de beaux lendemains devant lui. Avec l'arrivée dans le portrait de l'UdeM et de Sherbrooke, le nombre de joueurs d'origine québécoise dans la LFUQ a bondi de 122 en 1997 à 287 en 2004. Plus de joueurs d'ici se frottent à du fort calibre. À long terme, plusieurs de ces joueurs pourraient devenir entraîneurs dans les catégories inférieures, souligne Matthieu Proulx. «C'est un cycle, dit-il. Les connaissances doivent se transmettre. Ça va prendre une génération ou deux, mais je pense que dans 30 ans, les joueurs de football québécois seront vraiment très recherchés.»
QUÉBÉCOIS AU MATCH DE LA COUPE GREY
(JOUEUR, POSITION, UNIVERSITÉ)
Stampeders de Calgary
Marc Calixte, secondeur, Tennessee-Martin
Randy Chevrier, plaqueur défensif, McGill
Miguel Robédé, ailier défensif, Laval
Jabari Arthur, receveur, Akron
Note : Le botteur ontarien Burke Dales a joué à Concordia et le porteur de ballon Jonathan Lapointe (UdeM) joue sur l'équipe d'entraînement des Stampeders.
Le centre-ville de Montréal et les abords du Centre Bell ont explosé de joie ce soir, à 21h30, à la suite de l’ultime victoire, 5-0, du Canadien de Montréal contre les Bruins de Boston 5-0 en quarts de finales d’association.
La Chine ne s'en doutait peut-être pas, mais le CIO (Comité international olympique) lui a fait un cadeau de "grec" en lui décernant la tenue des jeux olympiques de 2008. Si elle n'a pas l'intelligence de rectifier le tir dans ses relations avec le dalaï-lama et son peuple, elle risque fort de se pendre avec sa propre corde de répression.
L'histoire des peuples le prouve, l'Homme a souvent eu à courber l'échine devant l'oppresseur, mais cela ne dure qu'un temps. Tôt ou tard, l'humanisme reprend ses lettres de noblesse.
Le Canadien a réalisé mardi soir l'une des plus spectaculaires remontées de ces dernières années dans un match où on retrouvait tous les éléments d'une rencontre de séries: des buts, des mises en échec, des bagarres et beaucoup d'intensité.
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En déficit de cinq buts après 25 minutes de jeu, le Tricolore a créé l'égalité grâce à des doublés de Michael Ryder et d'Alex Kovalev, et un but de Mark Streit. Saku Koivu a couronné cette remontée en marquant en tirs de barrage.
Ryder a redonné espoir au Canadien au moment où on entendait de plus en plus de murmures parmi la foule. Ryder a eu raison de Lundqvist d'un beau tir sous la barre transversale. Il a ajouté un deuxième but au moment où Maxim Lapierre gênait le gardien des Rangers.
Les élans du Tricolore ont été ralentis, voire stoppés, quand Komisarek, indiscipliné, s'est vu imposer deux pénalités en fin de période. La deuxième punition a déplu au public. Des dizaines de spectateurs n'ont pas hésité à lancer sur la glace de petites banderoles qui leur avaient été remises en promotion avant la rencontre. Il y a longtemps qu'on avait pas vu pareille manifestation de la part des partisans du Canadien.
En troisième, Kovalev, deux fois, et Streit ont fait vibrer le Centre Bell comme rarement cette saison.
François Lemenu Presse Canadienne Montréal
Ce que l'excellence et la volonté de gagner peut faire. Go! Habs go!
Les Giants de New York ont causé l'une des plus grosses surprises de l'histoire de la NFL, dimanche, en battant les Patriots de la Nouvelle-Angleterre 17-14 pour remporter le 42e Super Bowl devant une foule 71 101 spectateurs.
Golf - Coupe des présidents : L'hégémonie américaine
Les États-Unis avaient besoin de 3 points lors des simples de la dernière journée pour détruire les minces espoirs des Internationaux. Scott Verplank, Phil Mickelson et Stewart Cink s'en sont vite chargés...
Les États-Unis ont ainsi inscrit 17,5 points, le nombre magique pour gagner le Coupe des présidents, dimanche. Au final, ils battent les Internationaux 19,5 à 14,5.
C'est la 5e fois en 7 éditions que nos voisins du Sud repartent avec le trophée.
Le miracle Weir
Si les Internationaux ont été menés au cours de trois des quatre jours de compétition, un joueur s'est levé contre l'envahisseur américain: le Canadien Mike Weir.
Son plus grand coup d'éclat est toutefois survenu dimanche quand il a battu le numéro un mondial Tiger Woods par un trou. Selon le principal intéressé, c'était presque aussi grisant que son titre du Masters en 2003.
« Les deux sont à peu près à égalité. Bien sûr, gagner le Masters est toute une sensation, mais jouer contre Tiger... Il n'a pas connu sa meilleure journée et j'ai connu ma meilleure journée. C'est ainsi que l'on bat le meilleur joueur au monde. »
Les résultats:
Scott Verplank (USA) bat Rory Sabbatini (INT) 2 et 1
Phil Mickelson (USA) bat Vijay Singh (INT) 5 et 4
Stewart Cink (USA) bat Nick O'Hern (INT) 6 et 4
Charles Howell III (USA) bat Stuart Appleby (INT) 2 et 1
David Toms (USA) bat Trevor Immelman (INT) par deux trous
Hunter Mahan (USA) bat K.J. Choi (INT) 3 et 2
Mike Weir (INT) bat Tiger Woods (USA) par un trou
Angel Cabrera (INT) bat Woody Austin (USA) 2 et 1
Ernie Els (INT) bat Lucas Glover (USA) par deux trous
Adam Scott (INT) bat Zach Johnson (USA) 2 et 1
Geoff Ogilvy (INT) bat Steve Stricker (USA) par un trou
La numéro un Justine Henin a défait la Serbe Jelena Jankovic 7-6 (3) et 7-5, dimanche, pour remporter la coupe Rogers au Centre Rexall de Toronto.
Henin a signé le gain en deux heures et 18 minutes, méritant ainsi son sixième titre de la saison.
«C'est important de gagner ce genre de match, a dit Henin. Ca vous donne beaucoup de confiance. C'était un match très fort en émotions et très intense.
Le Serbe Novak Djokovic a vaincu le Suisse Roger Federer 7-6 (2), 2-6 et 7-6 (2), dimanche, pour remporter la coupe Rogers et mériter un quatrième titre cette année et un sixième en carrière.
«C'est une victoire incroyable pour moi, a mentionné Djokovic. C'a été un tournoi formidable, surtout parce que j'ai réussi à battre les trois meilleurs joueurs au classement.
Boris Becker, à Stockholm en 1994, avait été le dernier à battre les trois meilleurs joueurs de l'ATP dans un même tournoi.
Vedette montante qui a montré de plusieurs façons à quel point il méritait ce qualificatif, Djokovic, âgé de 20 ans, a défait le numéro un mondial en deux heures et 11 minutes. Il devenait le premier joueur à battre à la fois Federer et le numéro deux Rafael Nadal lors d'un même tournoi.
Quand vous êtes jeune, vous apprenez beaucoup, et rapidement, a dit Federer.
La Belge Justine Henin, N.1 mondiale, a remporté pour la quatrième fois le tournoi de Roland-Garros, en battant la Serbe Ana Ivanovic en deux sets 6-1, 6-2 samedi en finale.
C'est le sixième titre du Grand Chelem gagné par la Liégeoise, âgée de 25 ans, déjà victorieuse à Paris en 2003, 2005, et 2006, à l'US Open en 2003 et à l'Open d'Australie en 2004.
Henin devient seulement la deuxième joueuse depuis le début de l'ère Open, en 1968, à remporter Roland-Garros trois fois de suite, après Monica Seles (1990-92). Elle en est désormais à 21 victoires de suite à Paris, où elle n'a plus concédé un set en 17 rencontres.
La coupe Stanley appartient pour la première fois à une équipe de la Californie. Les Ducks d'Anaheim ont fait en sorte que le prestigieux trophée déménage sur la côte ouest américaine en battant les Sénateurs d'Ottawa 6-2 dans le cinquième match de la finale, mercredi soir, au Honda Center.
Le trophée Conn Smythe a été attribué au capitaine des Ducks, Scott Niedermayer. Les Ducks ont pleinement mérité cette coupe après avoir éliminé successivement Minnesota, Vancouver et Detroit. Face aux Sénateurs, ils ont été plus rapides, plus incisifs et, surtout, plus robustes que leurs rivaux.
De leur côté, les Sénateurs ont terminé un excellent parcours sur une note certes décevante. Dans cette finale, ils n'ont jamais été en mesure de trouver leurs marques. En fait, ils n'ont jamais su élever leur jeu au niveau de celui des Ducks.
Les vainqueurs depuis 1996
2006-07 — Ducks d'Anaheim 2005-06 — Hurricanes de la Caroline 2004-05 — Lock-out 2003-04 — Lightning de Tampa Bay 2002-03 — Devils du New Jersey 2001-02 — Red Wings de Detroit 2000-01 — Avalanche du Colorado 1999-00 — Devils du New Jersey 1998-99 — Stars de Dallas 1997-98 — Red Wings de Detroit 1996-97 — Red Wings de Detroit 1995-96 — Avalanche du Colorado
Le trophée Conn Smythe depuis 1996
2006-07 — Scott Niedermayer, Anaheim 2005-06 — Cam Ward, Caroline 2004-05 — Lock-out 2003-04 — Brad Richards, Tampa Bay 2002-03 — z-Jean-Sébastien Giguère, Anaheim 2001-02 — Nicklas Lidstrom, Detroit 2000-01 — Patrick Roy, Colorado 1999-00 — Scott Stevens, New Jersey 1998-99 — Joe Nieuwendyk, Dallas 1997-98 — Steve Yzerman, Detroit 1996-97 — Mike Vernon, Detroit 1995-96 — Joe Sakic, Colorado