François Langlois - Commissaire de la circonscription no. 8 à la C. s. des Chênes - SOCIÉTÉ
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Mercredi 7 janvier 2009

Après 60 ans, Israël : 2008, Palestine : 2008. Assez, c'est assez.

"Enough is enough", pour que les responsables concernés puissent bien comprendre.

Il n'y a plus rien à dire. Tout a été dit. Il reste maintenant à faire. Le poing, c'est sur la table qu'il faut le mettre, pas sur la gueule.

Est-ce trop demandé à nos dirigeants d'agir, d'intervenir énergiquement pour une trêve dans la bande de Gaza ?

Vitement un changement dans la politique américaine au Proche-Orient, que l'on puisse ajuster la nôtre en conséquence.


http://www.boston.com/bigpicture/2008/12/israel_and_gaza.html

Si on se donne le droit de critiquer la Russie qui est intervenue dans le récent conflit de la Géorgie en Ossétie du Sud, et lui demander de cesser son occupation et ses actions guerrières à l'endroit des Georgiens, on peut se permettre de jouer franc jeu entre alliés, et user de diplomatie plus persuasive à l'égard d'Israël pour que cesse ses ripostes disproportionnées par rapport aux attaques subies à leur endroit.

Si les efforts nécessaires avaient été faits au Proche-Orient, au lieu de faire diversion au coût de centaines de milliards de dollars en Iraq, et qui plus est sous fausse représentation, peut-être aurions nous le bonheur de voir sourire les enfants dans cette région du monde, au lieu de les regarder pleurer, impuissants. J'ai été assez naïf de croire Colin Powell aux Nations-Unies expliquant, supposément preuve à l'appui (photos aériennes montrées à la télévision), le danger que représentait l'Iraq avec ses armes de destruction massive (ADM). C'était de la frime. J'ai été assez naïf de croire et défendre, à qui voulait l’entendre, la politique de Georges Bush à l'égard de l'Iraq dans sa guerre contre le terrorisme. Cela s'est avéré aussi de la frime.

Imaginons ce qu'on aurait pu accomplir de grand dans cette partie du monde, avec seulement une infime portion de cet argent. De plus, comme nous avons pu le constater tout dernièrement, les pays de l'OCDE ont été capables de débloquer en seulement deux mois, près de mille milliards de dollars pour combattre la crise financière mondiale. Et, en 60 ans, nous n'avons pas été foutu de mettre les énergies qu’il faut et les argents minimum nécessaires, pour régler le problème de la Palestine. C'est honteux.


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Lundi 22 décembre 2008

2009, année de décisions...

© Benchmark Group Crédits


2150 visites à travers le monde, le mois dernier, selon le site qui m'héberge. Sans publicité, autre que celle que vous voulez bien lui accorder par le couriel à couriel.

Plus de commentaires me permettraient d'évaluer votre satisfaction sur ce qui y est présenté. Question de me positionner pour la prochaine année.

Cliquer sur la solution... 


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Lundi 22 décembre 2008

Une histoire de Noël

 

C'est un texte, en continu, déjà commencé il y a deux ans maintenant, mais que je tarde à finir, je ne sais trop pourquoi (j'attend l'inspiration, peut-être) et qui raconte certains souvenirs de mon enfance durant le temps des fêtes. Un texte, style conte de Noël, que je souhaite laisser à ma postérité, genre...


« Clinc, keclinc, clinc, keclinc… » Le bras dans les airs, je brassais la cloche de larges coups saccadés. Cette semaine c’est moi qui ai été nommé pour signaler la fin des cours. Privilège s’il en est un, j’éprouvais une certaine fierté d’avoir la responsabilité de sonner la fin des classes. En temps normal, je prenais mon temps pour savourer ce moment attendu avec impatience. Mais aujourd’hui c’est un jour spécial. Rapidement je retournai à mon pupitre pour ramasser mes livres, cahiers et crayons que je m’empressai de fourrer dans mon sac d’école. Sans trop tarder et très excité, dans la cohue du départ à la maison pour le congé des fêtes, j’ai rejoins mes camarades, dans le corridor, qui s’emmitouflaient déjà dans leurs manteaux d’hiver. Manteaux, mitaines, tuques et bottes virevoltaient et s’enfilaient rapidement à  travers les bousculades, les rires et le chahut, qui pour une fois étaient tolérés par notre enseignante. On voyait bien que pour la forme, mademoiselle Villiard tapait des mains en répétant, à qui voulait l’entendre, de baisser le ton. Mais son regard complice et son sourire aux lèvres en disait long. On devinait qu’on pouvait transgresser la loi du silence, habituellement de mise en pareille circonstance. Enfin, ce moment tant espéré, est arrivé : le long congé des fêtes de Noël, du Jour de l’an et de l’Épiphanie. Je précise l’Épiphanie, car dans ces années là, il était toujours d’usage et de plaisirs avoués, de festoyer le 6 janvier de chaque année pour souligner l’évènement de la quête  des rois mages.

 

D’un pas pressé, quoique gênés par nos vêtements d’hiver et notre sac à dos en bandoulière, nous descendions l’escalier en ciseau, tel un troupeau de jeunes veaux excités à l’idée d’aller se dégourdir les pattes à l’extérieur après de longs mois encabanés. Dehors, après seulement quelques minutes de marche, l’air humide et froid malgré le soleil, nous gelaient à coller les narines. Mais qu’importe, pour les prochains 15 jours bien comptés, nous étions en congé des fêtes. Il faut dire que je n’habitais pas bien loin de l’école. Aussi, très tôt, dans le tournant de la route, je pouvais apercevoir mon grand frère occupé à pelleter la neige pour consolider le fortin que nous étions à construire. De retour du pensionnat depuis deux jours, il était manifestement heureux d’être de retour parmi nous pour cette période toute spéciale de l’année.

 

Sans plus attendre, j’ai déposé mon sac par terre. «Salut m’man, je retourne dehors». Cela n’a pas pris beaucoup de temps, que nous étions sept inséparables à travailler dans nos fortifications. En effet, comme l’an passé, nous nous proposions de construire deux abris de combat, situés à distance de propriétés voisines. Nous pouvions ainsi former deux équipes, qui s’affrontaient le temps d’une rixe préméditée, pour les besoins du jeu. Afin d’assurer une solidité accrue aux abris de combat, nous avions pensé à un moyen fort ingénieux. Nous allumions un feu à l’intérieur de l’enceinte. La chaleur ainsi dégagée, faisait fondre les murs intérieurs et glaçait leurs parois, assurant ainsi une duré de vie à ces ouvrages pendant une bonne partie de l’hiver. Le soleil était couché depuis un bon moment lorsque nous sommes rentrés pour souper. Les joues chaudes de froid, picotaient notre épiderme rougit de santé; mais Oh! Tellement  heureux de songer que nous étions à seulement 24 heures de la veille de Noël.

 

Le lendemain, probablement causé par l’énervement, je fus le premier éveillé. Les yeux grands ouverts, je balayais du regard la pièce que je partageais avec mon frère ainé. Nous habitions un cottage où nous dormions à l’étage. Mes parents ont aménagé dans cette maison avec l’intention de finaliser eux-mêmes une partie de la construction. Mais comme nous étions de milieu ouvrier, et que notre famille se composait de quatre frères et cinq sœurs, ce fut assez long avant que les travaux de finition ne se fassent, priorité de dépenses oblige. Ainsi, lorsque j’étais en bas âge, tout l’étage était divisé en quatre parties par de grandes pièces de tissus opaques suspendus, qui adonnaient sur un corridor commun central menant à un escalier de chêne verni. Les murs extérieurs, le plancher et le plafond en appentis étaient recouverts en planches de bois d’épinette lambrissées. Ce qui donnait une apparence modeste mais plutôt rustique à la maison.

 

Au réveil, tôt le matin, on se dépêchait à descendre l’escalier pour aller se réchauffer sur l’unique bouche de la fournaise à l’huile, installée au niveau du rez de chaussé. Nous passions de longues minutes debout sur la grille à se bousculer, en partageant, cette unique source de chaleur localisée dans la cuisine, pièce centrale de la maison. L’air chaud qui s’engouffrait dans nos pyjamas, les gonflait tel des montgolfières et nous confortait d’une douce chaleur. Comme beaucoup de maisons bâties après la grande guerre, autour de la cuisine gravitait le salon, le garde-manger, la chambre des parents, la cage d’escalier, la salle de toilette, la cuisinette et une pièce de rangement. Les chambres d’enfants étant à l’étage. Ce matin, j’étais donc le premier debout. Aussi, après une halte rapide au dessus de la grille de la fournaise, je me dirigeai vers le salon.

 

La crèche peinte en vert que mon père avait fabriquée avec des pièces de bois et du verre assorti de collants d’étoiles et de séraphins, était couverte d’un toit décoré de papier crêpé imitant une roche grisâtre nervurée d’un celant plus pâle, et reposait sous le sapin paré de milles artifices. D’une année à l’autre, je ne me lassais jamais d’admirer cet arbre majestueux rempli d’une multitude de lumières aux couleurs vives de l’arc-en-ciel, de nombreuses décorations aux formes variées de boules glacées colorées, de gouttes d’eau stylisées allongées, d’étoiles scintillantes, d’anges ailés, d’oiseaux multicolores et de glaçons brillants argentés. Moulés dans le plâtre et peints à la main, tous les personnages principaux de la nativité complétaient la scène, à l’exception du petit Jésus en cire. On y voyait Marie recueillie, les mains croisées posées sur sa poitrine, et Joseph agenouillé, s’appuyant sur son bâton de pèlerin, le regard attendri, tous deux tournés vers le berceau rempli de paille jaune à ras bord. Deux bergers, l’un debout portant un agneau sur ses épaules et l’autre accroupi, quelques moutons laineux ainsi que les rois mages prosternés, offrant la myrrhe, l’or et l’encens, occupaient l’avant de la scène. Sans oublier le bœuf couché et l’âne, bien campé sur ses pattes, qui ruminaient, relaxant près de la mangeoire, laquelle faisait office de berceau. Et comme il était de coutume, chez nous, l’enfant Jésus était absent du décor. Mon père, un homme plutôt rationnel et taciturne, ne laissait pas beaucoup de place à la rêverie et à l’imaginaire. Pourtant, il accordait une grande importance à la mise en scène de l’enfant Jésus, qui était déposé dans son berceau seulement lorsque l'horloge sonnait les 12 coups de minuit dans la nuit de Noël. C’était sans doute sa façon à lui d’exprimer son émerveillement et sa foi de catholique pratiquant.

 

Nous avions comme consigne de ne pas illuminer l’arbre de Noël sans la présence de nos parents. C’était sans doute causé par la peur du feu. Mais je me plais à penser que peut-être souhaitaient-ils que l’on conserve ainsi un souvenir inoubliable, quoique nostalgique, de cette nuit de rêve, en réservant l’illumination du sapin pour ces moments magiques et solennelles. Dans un sens, cela a peut-être du vrai. Il fut un temps la pauvreté des gens ainsi que la production limitée des biens de consommation étaient telles, que les journées spéciales revêtaient un caractère sacralisé qui se refléta dans notre manière de vivre. Lorsque l’on grandit en sachant que nous porterons des vêtements raccommodés ou recyclés et que les souliers de l’ainé devront bien faire l’affaire, s’ils ne sont pas brisés, même si défraichis, il était normal de réserver pour le dimanche, journée obligatoire de repos décrétée par notre sainte mère l’Église, et pour les festivités, nos plus beaux habits et notre meilleure bouffe. Par la suite, est venue l’abondance. Il en résultat pour une majorité d’entre nous, que les  vêtements de qualité et les repas variés sont devenus monnaie courante dans la vie de tous les jours. Ce fut le temps de l’opulence. Le temps où s’endimancher n’avait plus la même signification.

 

Cela n’a pas tardé que Maman était déjà debout. Elle savait bien que cette veille de Noël serait une journée très chargée. Et comme à l’habitude, elle profitait de ce moment en se levant encore plus tôt pour entreprendre les tâches ménagères qui, naturellement lui étaient dévolues. Ainsi, comme tous les matins que le bon Dieu amène, comme elle le disait si bien, elle s’affairait autour de la laveuse à linge pour faire une brassée. Après un premier cycle de lavage à l’eau savonneuse, elle prenait le linge lavé pour le passer dans le tordeur. Deux espèces de rouleaux beiges en caoutchouc dur, accolés l’un sur l’autre à l’horizontale au dessus de la cuve de la laveuse, et qui tournait en sens contraire. La pression exercée sur le linge trempé que l’on y insérait, faisait en sorte que celui-ci, essoré, était prêt pour la prochaine étape du rinçage, pour être essoré à nouveau, de la même manière, avant d'être suspendu et séché à l'extérieur. Durant les mois d’hiver, le linge raidi par le gel était rentré et finissait de sécher dans nos chambres à l'étage. Pour cela, parallèles aux rideaux séparateurs, étaient accrochées des cordes en rangé où était suspendu le linge humide. Cela vous donne une idée de l’environnement dans lequel nous avons grandi. À tous les jours, le même scénario se répétait. Heureusement, elle se faisait aider les fins de semaines par mes sœurs les plus âgées, en excluant l’étape de l’essorage, car jugé trop dangereux par mes parents. Après le lavage, elle s’affairait donc dans la cuisinette pour préparer le déjeuner. Comme c’était congé pour tous, mes sœurs aînées devaient participer aux travaux ménagers. Quant à nous, les garçons, nous devions aider à l’entretien de la maison en participant aux tâches plus costaudes, comme pelleter l’entrée de cour. Nos tâches ménagères se limitant plutôt à sortir les poubelles et essuyer la vaisselle. Je me souviens, comme toutes les veilles de Noël, la pression était trop haute, et lorsqu’elle passait la  mope sur le plancher, on l’entendait de sa voix agacée, nous crier : « Passes pas dans mes tas de poussière, scram qu’elle nous criait. » Ou bien encore : « Évade de là. Voulez-vous bien, aller jouer ailleurs. » Nous savions que nous avions intérêt à nous effacer. Question de faire baisser un peu la pression.


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Samedi 20 décembre 2008

L'exemption religieuse (...suite)

Six familles de Granby qui s'opposent au cours d'éthique et de culture religieuse (ECR) ont envoyé, ce lundi, une mise en demeure à l'école secondaire Joseph-Hermas-Leclerc (Granby) pour qu'elle annule l'avis de suspension remis à leurs enfants...

Ça n'a l'air de rien comme petite nouvelle, mais vous n'avez pas fini d'entendre parler du joyeux bordel qu'elle annonce. Mais d'abord rappeler que ce cours d'ECR remplace, depuis la rentrée, au primaire comme au secondaire, le cours de religion traditionnel par un cours de culture religieuse qui ouvre sur toutes les croyances plutôt que sur la seule religion catholique, ou protestante, ou évangélique, ou juive. Notons encore que les cours d'ECR ne sont sanctionnés par aucun examen mais sont à fréquentation obligatoire.

On imagine bien que les cathos ne sont pas contents. Les évangéliques non plus. Les juifs non plus. Le plus drôle, enfin drôle, c'est que les laïcs, et j'en suis, s'élèvent aussi contre ce cours donné n'importe comment par des profs mal préparés, qui font l'apologie d'une spiritualité fourre-tout. On y reviendra, mais pour l'instant ce n'est pas le problème.

Le problème, ce sont ces milliers de demandes d'exemptions provenant de parents catholiques et protestants, pour la plupart membres de la Coalition pour la liberté en éducation, exemptions qui ont été toutes refusées.

Un cas devant les tribunaux, à Drummondville, un cas qui sera entendu au printemps. Un procès très attendu qui va donner le prétexte de refaire 10 fois le débat de la religion à l'école, bien du plaisir.

En attendant, à Granby, on est en train de déraper. Granby, où l'on compte de nombreux évangélistes, a reçu plus que sa part de demandes d'exemptions. Une centaine pour la seule commission scolaire de Val-des-Cerfs. Là comme ailleurs, elles ont été refusées. Là comme ailleurs, les parents se sont pliés à la décision des commissaires. Sauf six familles. C'est ici que ça dérape. Un peu à cause de ces familles. Mais aussi la faute de l'école secondaire Joseph-Hermas-Leclerc et de son très rigoureux code de vie, qui établit qu'un élève qui foxe quatre cours obligatoires est suspendu une journée (à l'interne), huit cours, une semaine de suspension ou quelque chose du genre, jusqu'à l'expulsion définitive.

Sept élèves risquent l'expulsion définitive. D'abord et avant tout à cause de l'entêtement de leurs parents. J'ai envie d'aller leur donner une conférence. Regardez, monsieur, madame Chose, j'ai envoyé ma fille étudier à Regina-Assumpta, d'où elle est revenue aussi athée que moi?; c'est pas à l'école que ça se passe. C'est pas une heure et quart de culture religieuse qui va changer quoi que ce soit.

Ils ne m'écouteraient pas. D'autant moins que l'expulsion de leurs enfants sert grandement leur démarche.

Et l'école, pas plus brillante de leur donner ce qu'ils cherchent?: de la visibilité médiatique, en appliquant aveuglément le règlement. Il fallait refuser les demandes d'exemption?; mais pour ce qui est des sanctions, était-ce bien nécessaire d'aller au front?? N'y avait-il pas moyen de créer un comité qui chargerait un sous-comité d'examiner la question des sanctions et de renvoi en renvoi pour cause de congés pédagogiques, de se rendre cahin-caha jusqu'au procès de Drummondville??

Vous savez ce qu'est la casuistique?? L'art très jésuite de faire complaisamment concorder principes et vie quotidienne. Depuis peu, on appelle cela aussi des accommodements raisonnables...

RE: http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/pierre-foglia/200812/17/01-811422-lexemption-religieuse.php


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Samedi 20 décembre 2008

...je vous souhaite un très Joyeux Noël

 

...On se revoit en 2009...ou presque.


Voici venu le temps des fêtes. Le temps des réjouissances, le temps des rapprochements. Le temps de se retrouver en famille et entre ami(e)s,  pour échanger nos vœux de bonheur souhaités pour tous nos proches. Depuis quelques années, je constate que mon enthousiasme diminue, probablement parce que je vois mon entourage changer. Sans doute aussi, parce que je change moi-même. Je vois le monde qui m’habite avec des yeux différents. Je le redécouvre en fonction de  mon vécu et de mon apprentissage au quotidien. Comme il arrive à tout le monde, quoi. Et à la lumière de ce que je redécouvre, je me questionne sur cette période de l’année où la nostalgie m’envahie au souvenir des joies de mon enfance passée, au souvenir de l’ingénuité de mes enfants émerveillés par les scénarios établis de génération en génération, prétexte à la magie de Noël. La naissance du petit Jésus, le Père Noël,  la traditionnelle messe de minuit, le sapin,  la bûche de Noël, les décorations multicolores, les guirlandes, les festivités sont autant, dans le rituel qui nous servent de repère depuis des lunes, pour nous donner l’envie de revivre année après année, cette période qui se veut un temps d’arrêt sur la lourdeur de la vie pour nombres de personnes. Qui se veut un moment de répit pour croire en l’espoir d’une vie renouvelée, et pourquoi pas plus heureuse pour chacune et chacun d'entre nous.

L’évolution de la société québécoise au sortir de la grande noirceur, période où l’Église catholique avait une emprise démesurée sur le vécu des hommes et des femmes, jusque dans les moindre recoins de leur vie, a fait en sorte que collectivement, et dans une certaine mesure plus nuancée, individuellement, le regard des gens a changé sur la place qu’occupe dorénavant la religion dans leur vie. Aussi, suite à la diversité importante de la provenance des nouveaux arrivants qui composent maintenant la trame de la société québécoise, cette transition aboutit à une refonte en profondeur de la vision que veut  projeter cette même société, face à la problématique que soulève le droit à la multiplicité des croyances religieuses  individuelles, gérée dans un cadre de gouvernance respectueuse des droits collectifs. Cela nous a amené à promouvoir que  la démonstration de notre foi individuelle, n’avait plus sa place dans la gestion des affaires publiques.  Et, comme nous sommes en période de transition, nous constatons à l’usage, tout l’inconfort que cela traduit pour plusieurs d’entre nous.  La Commission sur les accommodements raisonnables qui a déjà siégé il y a quelques temps, étant une étape parmi d’autres, que nous auront à apprivoiser avant de parvenir à un « modus vivendi » viable.

Nous pouvons  percevoir cet inconfort dans des actions aussi banales que la gêne qu’a pu créer chez certaines personnes l’appellation d’arbres de Noël dans un lieu public, que l’on s’est empressé de dénommer « arbre des fêtes » par complaisance, ou encore, dans la simple expression des vœux du temps des fêtes. Ainsi, un souhait de « Joyeux Noël et de Bonne année » se traduisant, plutôt pour  beaucoup d’entre nous, par un sécurisant « Joyeuses fêtes », respectueux des susceptibilités religieuses individuelles, croyant peut-être exorciser ainsi, cette coutume socio-religieuse qui n’a plus sa place en publique et que l’on doit dorénavant circonscrire à sa plus simple expression à l’intérieur de nos foyers.

Il demeure possible que les gens que je côtoie agissent de cette façon en fonction de l’éducation qu’on leur a transmise. La différence d’âge que j’ai avec certains d’entre eux, pouvant expliquer leur manière d’être, qu’ils expriment possiblement par conviction. Si c’était le cas, je comprendrais mieux ce changement dans ce comportement. Mais malheureusement, je ne suis pas certain que cela se traduise, pour tous ces gens,  par un confort dans la manière de s’exprimer. Je serais bien étonné que la formulation des vœux adressés dans leur famille à l’occasion de la fête de Noël, se traduisent par un « Joyeuses fêtes », plutôt qu’un « Joyeux Noël ». Je crois plutôt que l’on s’oblige en public à une retenue déplacée, où l’on voit bien que pour ne pas déplaire, on est prêt à faire abstraction de ses croyances les plus fondamentales. Bien sûr, je peux comprendre que pour plusieurs d’entre nous,  la fête de Noël  puisse se limiter à l’expression d’une festivité sociale au même titre que la fête de la St-Jean ou la fête du Jour de l’an. Mais lorsque je constate que nos chartes ont été fondées sur la base de la croyance en Dieu, ce qui démontre bien l’importance et la solennité que l’on y accorde comme peuple dans ses racines,  et que l’existence de Jésus a été démontrée historiquement, je saisis mal cette tendance à éluder le terme de « Noël », fête de la nativité du Christ,  dans l’expression de nos vœux traditionnels.

C’est banal, me direz-vous. Mais l’expérience de la vie m’apprend que derrière certaines banalités, trop souvent, se cache quelques fois un manque de courage morale ou intellectuelle dans notre attitude, qui autrement nous forcerait à se tenir debout pour affirmer ce que nous sommes, au lieu de faire abstraction de l’essence même de nos origines.

Alors à toutes celles et ceux qui se sentent concernés, je vous souhaite un très Joyeux Noël. Pour les autres, sachez profiter de cette période festive que notre tradition nous accorde, pour user de ce temps libre à bon escient. Profitons-en, tous, pour réfléchir aux valeurs humaines que nous lègue notre héritage et à ce qu’elles peuvent nous apporter pour grandir ensemble, en cette terre de liberté. Et à chacune et chacun d’entre vous, en cette occasion spéciale qu’est la période des fêtes, je vous offre mes meilleurs vœux de santé, de prospérité, de bonheur et de paix pour le nouvel an. Et surtout, je nous souhaite d’avoir le courage de ne jamais renoncer à nos valeurs fondamentales, respectueuses de notre Humanité.


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Vendredi 12 décembre 2008

Les adéquistes ont boudé les urnes ? Pas si certain...

Monsieur Marissal,

Je ne crois pas que cette analyse tienne la route. En effet, si dans Westmount-Saint-Louis: taux de participation de 36,7% contre 49,23% en 2007; dans Mont-Royal: taux de participation de 38,7% contre 54,45% en 2007; D'Arcy-McGee, taux de participation de 38,9% contre 53,10% en 2007; l'Acadie: 47,1% contre 62,03% en 2007..., nous voyons bien que 49 000 votes de plus pour le parti Libéral à travers la province par rapport à mars 2007 s'explique autrement que votre hypothèse dans la baisse du 700 000 votes perdu à l'ADQ.

Ainsi, les votes libéraux perdus en région de Montréal ont nécessairement du se retrouver en gain dans les régions, ce que vous nous dites d'ailleurs. Et il en est probablement de même pour le PQ. Ils restent ainsi autant de votes libéraux disponibles dans les grands centres (probablement plus spécifiquement à Montréal qui compte plus du tiers des électeurs) comme gains pour la prochaine élection. Et même si le gain des votes chez les vieux partis ne s’est que sensiblement amélioré, cela peut tout autant démontrer qu’il y a eu un pourcentage équivalent  de leurs supporteurs qui se sont abstenus de voter, au même titre que chez les électeurs supposés adéquistes.

Je crois plutôt que les électeurs qui ont voté ADQ en 2007, déçus par la performance de ce parti dans son rôle de parti d'opposition à l'Assemblée nationale, ont tout simplement voté pour un autre parti ou sont restés à la maison, comme bien d'autres libéraux ou péquistes, car désabusés de la politique pour différentes raisons, à ce moment -ci.

Il n'en reste pas moins, que ces mêmes électeurs qui ont votés ADQ en 2007, avaient tout de même voté pour les vieux partis en 2003. Où se dirigeront-ils en 2013 ? Cela reste à voir, ils sont maintenant au repêchage et ce sera le parti le plus perspicace ou opportuniste qui saura se les approprier. Qu'est-pensez-vous ?


Vincent Marissal     La Presse

Depuis lundi soir, on a beaucoup entendu dire que les «vieux» partis, le PLQ et le PQ, ont repris le terrain perdu en 2007.

C'est vrai, en nombre de sièges, mais une analyse plus poussée des chiffres de lundi démontre que libéraux et péquistes n'ont pas attiré plus d'électeurs. Ce sont les électeurs de l'ADQ qui sont restés à la maison.

Un autre phénomène frappe quand on scrute les résultats: la baisse du taux de participation à 57%, un plancher historique, est largement due à l'absentéisme des électeurs montréalais, en particulier dans les châteaux forts libéraux.

Cette impression voulant que le vote adéquiste ait systématiquement migré vers le PLQ et le PQ ne tient pas la route.

En fait, le Parti libéral n'a gagné que 49 000 votes à travers la province par rapport à mars 2007; le PQ, que 14 000 votes. Pourtant, cette mince augmentation de votes s'est traduite par une récolte supplémentaire de 18 sièges pour Jean Charest et de 15 sièges pour Pauline Marois. Si ces deux partis voient leur pourcentage de votes reçus passer, respectivement, de 33% à 42% et de 28% à 35%, c'est tout simplement parce que le nombre d'électeurs a diminué.

De combien? De 700 000. Et combien l'ADQ a-t-elle perdu de votes? Eh oui, 700 000.

Comme on calcule le pourcentage des partis sur le nombre de votes exprimés valides, le score des libéraux et des péquistes augmente, mais pas leurs appuis.

C'est tellement vrai que le PLQ a obtenu, en avril 2003, 400 000 votes de plus que lundi dernier et le PQ, 130 000 votes de plus.

En région, le PLQ et le PQ ont récupéré une portion du vote de l'ADQ (rarement plus de 1000 votes chacun), mais on remarque surtout que les électeurs qui ont choisi le parti de Mario Dumont en 2007 ont boudé les urnes.

Voilà qui explique largement la baisse marquée du taux de participation. Mario Dumont avait raison de dire qu'un faible taux de participation favoriserait Jean Charest.

Ce que le chef démissionnaire de l'ADQ n'a pas dit toutefois, c'est que, contrairement à 2007, il n'a pas réussi à mobiliser un électorat désabusé face aux «vieux» partis.

En 2007, Mario Dumont a profité d'un électorat fâché contre le gouvernement. Cette fois, il a souffert de la lassitude de l'électorat.

Quelques exemples

> Saint-Maurice, gain PQ: Robert Deschamps, de l'ADQ, a vu ses appuis chuter de 6600 voix, mais le candidat péquiste gagnant, Claude Pinard, lui, n'a pris que 270 votes par rapport aux dernières élections (les libéraux ont amélioré leur score de 1600).

> Lévis, gain libéral: le député sortant adéquiste, Christian Lévesque, a perdu 6200 votes. Le gagnant, le libéral Gilles Lehouillier, a amélioré le score de son parti de 2500, mais les appuis du PQ ont chuté de 2700. Les 6200 votes de l'ADQ se sont donc évaporés dans les brumes d'une élection morne.

> Marguerite-D'Youville, gain du PQ: le jeune député adéquiste Simon-Pierre Diamond a perdu 9000 des voix obtenues en 2007. Le PQ, gagnant, n'a récupéré que 1500 votes par rapport à 2007 alors que le PLQ a perdu 2500 voix. La différence, c'est que le taux de participation a chuté de 11%, passant de 82% à 71%.

Libéraux et péquistes, on le voit dans ces exemples, ont fait le minimum pour récupérer les 32 sièges perdus par l'ADQ.

Le mythe de la grosse machine libérale vient d'en prendre pour son rhume. Autre point important: pour une deuxième élection générale de suite, la fameuse «prime à l'urne» (phénomène jouant historiquement en faveur des libéraux le jour du vote) n'a pas joué en faveur du PLQ.

Quant au PQ, il est faux de dire que son score s'est grandement amélioré depuis 2003 et 2007. En sièges oui, c'est indéniable, mais sa récolte est due à l'effondrement du vote adéquiste, pas à une plus grande mobilisation des électeurs sympathiques au PQ.

Par ailleurs, le taux de participation pitoyable à Montréal a aussi contribué à la baisse de la moyenne provinciale. Surtout dans les forteresses libérales, qui ont connu, pour la plupart, des taux de participation sous la barre des 40%.

Dans Westmount-Saint-Louis: taux de participation de 36,7% contre 49,23% en 2007; dans Mont-Royal: taux de participation de 38,7% contre 54,45% en 2007; D'Arcy-McGee, taux de participation de 38,9% contre 53,10% en 2007; l'Acadie: 47,1% contre 62,03% en 2007...

Pas besoin de forcer trop quand on obtient des majorités de 10 000 voix et plus avec une si faible affluence aux bureaux de scrutin.

On s'offusque souvent du poids réel du vote des circonscriptions des régions éloignées, moins peuplées que les circonscriptions urbaines, mais les gens de Matane ou des Îles-de-la-Madeleine ont voté respectivement à 60% et 66% cette fois-ci. La légitimité d'un député urbain élu par 36% de ses électeurs est-elle plus grande que celle d'un collègue élu en région avec 66%? Poser la question, c'est y répondre.

Autre sujet de débat depuis lundi soir: comment stimuler l'intérêt électoral pour ramener le taux de participation à un niveau acceptable?

Une des solutions serait peut-être d'importer le système de financement adopté à Ottawa en 2004 (oui, oui, celui que Stephen Harper veut abolir), soit un montant (1,95$ au fédéral) de subvention aux partis pour chaque vote reçu.

En ce moment, au Québec, tous les partis se partagent un «pot» basé sur modèle suivant: le nombre d'électeurs inscrits (5,7 millions cette fois) X 50 cents = 2,85 millions divisés selon le pourcentage de votes obtenus.

La motivation est plus grande de «faire sortir» son vote quand on sait que chaque X de plus fait augmenter sa subvention.


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Mardi 9 décembre 2008

Le pire taux de participation de l'histoire

Photo: André Pichette, La Presse

Catherine Handfield      La Presse

(Montréal)  Le Québec a enregistré le pire taux de participation de son histoire.

Seulement 56% des électeurs se sont prévalus de leur droit de vote aujourd'hui et pendant les journées du vote par anticipation. Les élections générales de 2003 détenaient jusque-là le record de la plus faible participation (70,4%).

Il faut remonter à 1927 pour trouver un taux de participation aussi bas. Mais à l'époque, les données n'étaient pas comparables, puisqu'on comptabilisait les votes dans les circonscriptions où les députés étaient élus par acclamation.

François-Pierre Gingras, professeur à l'École d'études politiques de l'Université d'Ottawa, y voit pour sa part deux explications. D'abord, le taux de participation décline de manière générale, en Occident, en raison du désintérêt des jeunes et du sentiment d'impuissance des électeurs. Ensuite, la conjoncture au Québec n'est pas favorable à une forte participation, ajoute le professeur. «Au départ, les Québécois étaient défavorables au déclenchement des élections, rappelle François-Pierre Gingras.

 

Denis Lessard     La Presse 

C'est de justesse que Jean Charest a gagné son pari. Le Parti libéral l'a emporté hier et a décroché, à l'arraché, le mandat majoritaire qui lui avait échappé il y a 18 mois.

Une troisième victoire consécutive, c'est une première au Québec depuis Maurice Duplessis, en 1952. Mais c'est une bien courte majorité pour Jean Charest, qui a dû composer avec la performance surprenante du Parti québécois. M. Charest avait besoin de 63 sièges pour être majoritaire?; il en a obtenu 66. Cette récolte, bien maigre par rapport aux prédictions, est une véritable douche froide pour les stratèges libéraux, qui misaient sur plus de 70 circonscriptions. Le PLQ n'a recueilli que 42?% des suffrages, moins que ce que prédisaient les sondages. Le PQ a obtenu de bien meilleurs résultats que prévu avec 51 sièges et 35?% des voix, sept points de mieux qu'en 2007. Pour l'ADQ, qui doit se contenter de sept députés, c'est une descente en vrille, de 31 à 17?% des votes. Son chef Mario Dumont a d'ailleurs annoncé hier soir sa démission comme chef du parti qu'il a fondé.

Autre première, Québec solidaire fait finalement son entrée à l'Assemblée nationale. À sa deuxième tentative, Amir Khadir a défait le péquiste Daniel Turp dans Mercier, huit ans après la fondation du parti de gauche par Françoise David.
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Samedi 6 décembre 2008

Les trois partis d'opposition s'adressent aux Canadiens (suite...)

 

Tel que promis, voici la vidéo en français (qui me semble partielle) de l'adresse à la nation, présentée par Stéphane Dion, chef de l'opposition à la Chambre des Communes, auprès de la nation canadienne (et au monde entier par le truchement de "Youtube") ainsi que les commentaires qu'il a suscités à LCN, à la suite de sa parution.

http://www.youtube.com/watch?v=LaT3kAoRlug

Si une image vaut milles mots, que dire d'une vidéo...


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Jeudi 4 décembre 2008

Inde: les aéroports en alerte face à des risques d'attaques

Agence France-Presse     New Delhi

L'Inde a placé jeudi ses principaux aéroports en état d'alerte après avoir reçu des avertissements sur de possibles attentats utilisant des avions détournés, ont annoncé des responsables de la sécurité aérienne.

Des centaines d'hommes des troupes paramilitaires étaient par ailleurs déployés à l'aéroport de Chennai (ex-Madras), dans le sud de l'Inde, dont les entrées étaient protégées par des mitrailleuses.

RE: http://www.cyberpresse.ca/international/asie-oceanie/200812/04/01-807201-inde-les-aeroports-en-alerte-face-a-des-risques-dattaques.php


Çà me questionne beaucoup, cette manie qu'ont certaines personnes de se voiler le visage pour défendre nos démocraties. Ces gens qui veulent notre bien me laissent plus l'impression qu'ils veulent s'en accaparer, que de chercher à le protéger.

Lorsqu'il n'est pas nécessaire de se protéger des rigueurs de la nature et que nous éprouvons le besoin de se cacher derrière un foulard dans une société dite libre et démocratique, pour en assurer la protection, cela me laisse bien songeur. Pas vous ?


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Jeudi 4 décembre 2008

Recherche des plus hauts intérêts du peuple canadien ou performance théâtrale.

Voici la version anglaise qu'on peut retrouver sur Youtube, de l'adresse à la nation du Très Honorable Stepen Harper, Premier ministre canadien et de l'Honorable Stéphane Dion, chef de l'opposition, aspirant à ce même poste.

RE: http://www.youtube.com/watch?v=nZdVO1PEVag&feature=channel

La version française suivra aussitôt disponible. Mais je peux tout de suite préciser, qu'après avoir apprécié sa "qualité technique" digne d'un vaudeville, il faut bien le dire, j'en connais qui vont être reposé demain matin, tandis que d'autres vont rentrer à l'ouvrage les yeux cernés.

Je le savais qu'il n'y en aurait pas de facile.


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Mardi 2 décembre 2008

Les trois partis d'opposition s'adressent aux Canadiens

Les chefs des trois partis d'opposition ont signé un accord, lundi, en vue de former une coalition qui pourrait remplacer le gouvernement conservateur de Stephen Harper à la tête du Canada.

Le chef du Parti libéral du Canada, Stéphane Dion, le chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, et le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, ont rendu public les détails de cet accord en plus d'une lettre ouverte qu'ils adressent aux Canadiens. Voici le texte de cette lettre:

Chers concitoyennes et concitoyens,

Le Canada fait face à une crise économique mondiale. Depuis les récentes élections fédérales, il est devenu clair que le gouvernement dirigé par Stephen Harper n'a aucun plan, aucune compétence ni aucune volonté pour répondre de manière efficace à cette crise.

C'est pourquoi la majorité du Parlement a perdu confiance envers le gouvernement Harper et estime que la formation d'un nouveau gouvernement qui réagira efficacement, prudemment, rapidement et adéquatement à cette crise économique est nécessaire.

Le contraste entre l'inaction du gouvernement Harper et les mesures communes prises par toutes les autres démocraties occidentales est frappant. Nous ne pouvons accepter cela.

Une majorité de Canadiens et de Québécois ont voté pour nos partis le 14 octobre 2008. Nos députés fédéraux composent 55 pourcent de la Chambre des communes.

À la lumière de la situation critique à laquelle sont confrontés nos concitoyens, et du manque de volonté du gouvernement Harper à réagir à cette crise, et à son incapacité à le faire, nous sommes déterminés à soutenir un nouveau gouvernement qui veillera aux intérêts de la population.

Aujourd'hui, nous informons respectueusement la gouverneure générale qu'elle devrait, à la première occasion, demander au chef de l'opposition officielle de former un nouveau gouvernement qui sera appuyé par nos trois partis, comme le confirment les accords ci-joints.

Veuillez agréer l'expression de nos sincères salutations.


Plan de support à l'économie canadienne dans un contexte de crise planétaire: Harper persiste à ne rien faire, et même pire si l'on en croit M. Dubuc, collaborateur du journal La presse.

Abolition d'un programme d'assistance juridique qui a aidé des groupes minoritaires à remporter une série de victoires historiques devant les tribunaux en rapport avec l'équité salariale: Harper s'entête.

Abolition du droit de grève aux fonctionnaires fédéraux jusqu'en 2011: Harper recule.

Financement des partis: Harper recule.

 

"M. Harper risque ainsi de plonger le pays dans une impasse politique que seul un scrutin ou une intervention de la gouverneure générale pourra dénouer. Il s'agit d'un des gestes les plus irresponsables de l'histoire politique canadienne."

André Pratte, La Presse

"Le Canada se retrouve ainsi à être le seul pays industrialisé majeur qui a choisi de ne rien faire (ndlr: face à la crise mondiale). De deux choses l'une?: ou bien le gouvernement Harper, visionnaire, est le seul à avoir le pas, ce qui lui permettra, comme le souhaite le ministre, de rester «un modèle à suivre pour le reste du monde en cette période d'incertitude»?; ou bien le Canada est dirigé par le gouvernement le plus inapte et le plus inepte du monde industrialisé. La réserve journalistique m'interdit de préciser de quel côté je penche.

Cette absence de plan de relance est incompréhensible et inacceptable. Mais ça n'arrête pas là. Non seulement le gouvernement Harper ne stimule pas l'économie, il risque de la ralentir encore plus. L'élément central de l'énoncé est un vaste plan d'austérité qui permettrait de réduire les dépenses de 15 milliards en cinq ans. C'est la pire chose à faire en période de ralentissement."

Alain Dubuc, La Presse


Voyez ce que s'apprêtait à faire Stephen Harper, premier ministre canadien, actuellement à la tête d'un gouvernement minoritaire. Imaginez s'il avait été élu majoritaire. Ouf ! Échappé belle, Alléluia...comme disait Beau Dommage.

Nous sommes loin du parti Progressiste-Conservateur qui me rejoignait lorsque dirigé par Brian Mulronney, dans le temps du "beau risque". On voit que le Reform Party a fait son oeuvre en douce.


Cette photo parle beaucoup, ne trouvez-vous pas ?...

 Comme il est d'usage de le dire: "Y en aura pas de facile".


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Vendredi 28 novembre 2008

Élections québécoises 2008

 

 

Çà devrait intéresser les électeurs du Québec.

 

 

http://www.quebecpolitique.com/2008/11/

 

http://www.quebecpolitique.com/2008/11/sondage-crop-de-novembre-2008-2/

 

26 novembre 2008

 

 

Çà devrait intéresser les électeurs de la circonscription de Drummond

Pour quel parti politique voterez-vous lors de l'élection générale du 8 décembre prochain?

http://www.quebecpolitique.com/elections-et-referendums/circonscriptions/elections-dans-drummond/


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Lundi 24 novembre 2008

Une esquisse de Lawren Harris excède les estimations

 

 

La Presse Canadienne      Toronto

Une esquisse sur le thème de l'Arctique du peintre Lawren Harris, membre du Groupe des Sept, s'est vendue lundi 1,8 million $, un prix nettement supérieur à son estimation préalable de 300 000 $ à 500 000 $. En incluant les frais payés par l'acheteur, l'oeuvre, intitulée Nerke, Greenland, a atteint le prix total de 2 072 500 $ aux enchères de la maison Sotheby's Canada qui avaient lieu à Toronto.

Une autre oeuvre du même artiste, Northern Landscape No. 25, Northern Island II, a été adjugée à 925 000 $ avant la prime de l'acheteur. Dans ce cas, c'est inférieur à l'estimation de la pré-vente, qui était de 1,0 à 1,5 million $.

Une huile sur toile d'un autre membre du célèbre groupe de peintres canadiens, Frederick Varley, ne s'est pas vendue. Elle avait été estimée à entre 500 000 $ et 700 000 $. En revanche, un second Varley, Entering Pont Inlet, a trouvé un acheteur pour 110 000 $, soit bien au-dessus de son estimation de 15 000 $ à 25 000 $.

La vente de la maison Sotheby's, en association avec Ritchies, incluait aussi des oeuvres d'Emily Carr, Jean-Paul Riopelle, Tom Thomson et Alex Colville.

Les ventes d'oeuvres d'art qui ont eu lieu plus tôt au cours du mois aux États-Unis et à Londres ont été affectées par la chute de la demande d'oeuvres de premier plan. Mais la communauté artistique canadienne a été encouragée par les résultats de la vente de la maison Heffel, la semaine dernière. Les acheteurs ont acquis pour un total de 12,6 millions $ lors de cette grande vente d'art canadien.


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Dimanche 23 novembre 2008

«C'était censé être une fin digne d'un roman»...

...mais dans la vrai vie, c'est malheureusement trop souvent pour une prochaine fois.


Ce n'était pas la fête sur le banc des Alouettes après le match. Sur la photo : Jermaine McElveen, T,J. Hill, Walter Spencer et John Bowman.

Photo: Bernard Brault, La Presse

Jean-François Bégin     La Presse

Six Coupes Grey en neuf ans, une seule victoire. Le temps passe, mais la défaite ne devient pas plus facile pour les vétérans des Alouettes.

Le centre Bryan Chiu, qui a fait ses débuts chez les Alouettes en 1997 peinait à réprimer ses sanglots après la défaite des Alouettes. «C'était censé être une fin digne d'un roman», a-t-il dit, les yeux humides, dans le vestiaire des perdants.

«Pour un athlète, gagner la Coupe Grey dans ta ville, c'est le pinacle. Tu ne peux pas battre ça. Mais ce n'était pas dans les cartes. Il faut oublier cette défaite et espérer que les jeunes vont apprendre et revenir encore plus affamés. Moi, j'ai encore faim. Je ne suis pas prêt à finir ma carrière comme ça.»

Devant son casier, Anthony Calvillo était calme, mais semblait un peu sous le choc. «On joue pour gagner. Et notre fiche en finale de la Coupe Grey n'est pas bonne. Nous avons eu plusieurs belles occasions avec de grandes équipes, mais pour une raison ou une autre, nous n'avons pas réussi à gagner. Ce n'est jamais agréable de perdre un mach de championnat. La saison morte va être longue», a dit le quart-arrière, qui attendra à décembre ou janvier pour décider de son avenir.

Le vieux complice de Calvillo, Ben Cahoon, n'a pas voulu non plus s'avancer sur un éventuel retour. «Ce n'est pas le temps de discuter de ça», a-t-il dit. «Les défaites (en finale) sont toutes difficiles à avaler. Celle-ci aussi. Nos fans étaient extraordinaires. C'était agréable sur le terrain... pendant un moment. C'est une occasion ratée.»


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Samedi 22 novembre 2008

Le football québécois à l'honneur

Jean-François Bégin     La Presse

Grosse, grosse fin de semaine pour le football québécois: non seulement le Rouge et Or de l'Université Laval tente-t-il aujourd'hui de remporter la Coupe Vanier pour la cinquième fois en 10 ans, mais un nombre record de joueurs issus de la Belle Province participeront demain au match de la Coupe Grey.

Pas moins de neuf joueurs québécois seront en uniforme à l'occasion de la classique annuelle de la Ligue canadienne de football, cinq chez les Alouettes et quatre du côté des Stampeders.

L'ampleur du contingent québécois n'est pas le fruit du hasard. «Avec l'avènement des programmes de l'Université Laval, de l'Université de Montréal et de l'Université de Sherbrooke, il n'y a aucun doute que le niveau et la quantité d'athlètes ayant le potentiel de jouer dans les rangs professionnels a augmenté de manière assez élevée», estime l'adjoint au directeur général des Alouettes, Marcel Desjardins.

La force de la Ligue de football universitaire du Québec (LFUQ) a été éloquemment illustrée au cours des dernières semaines. Après avoir été poussé dans ses derniers retranchements par Concordia en finale québécoise, Laval a pulvérisé les pauvres Dinosaurs de l'Université de Calgary. Les champions de la conférence Canada West se sont inclinés 59-10. «Il est clair que la conférence québécoise est présentement la plus forte au niveau canadien», dit Jean-Charles Meffe, directeur général de Football Québec.

Plusieurs événements survenus au milieu des années 90 contribuent à expliquer les succès actuels des footballeurs québécois: la création en 1993 du programme d'excellence de Football Québec, auquel ont participé au fil des ans des entraîneurs de renom comme Jacques Dussault, Glen Constantin et Danny Maciocia; l'entrée en scène du Rouge et Or, en 1995; et bien sûr le retour des Alouettes à Montréal, en 1996.

«Les succès des Alouettes et de Laval ont fait monter la popularité du football. Il y a plus de jeunes qui pratiquent le sport et qui atteignent le niveau universitaire. Ça profite à tout le monde», dit Marcel Desjardins.

De fait, le membership de Football Québec est en pleine explosion. En 1993, la fédé comptait moins de 6000 adhérents en football contact. Cette année: pas loin de 30 000! «Quand je jouais, il y avait peut-être sept équipes civiles et huit équipes scolaires à Montréal, illustre le plaqueur des Stampeders, Randy Chevrier. Maintenant, il y a quelque chose comme deux divisions de 12 équipes midgets dans la région.»

Les progrès ne sont pas seulement quantitatifs. «Le football québécois est de plus en plus fort, dit le maraudeur des Alouettes (et ex-Rouge et Or), Matthieu Proulx. C'est pas des farces, j'ai l'impression que bientôt la majorité des joueurs canadiens dans la Ligue canadienne vont être des joueurs québécois. J'en suis convaincu. Le football a été une culture anglaise pendant des années, mais la base (québécoise) se développe et elle se développe vite.»

Autre signe de ce développement - à moins bien sûr qu'il ne s'avère un phénomène isolé: l'embauche par les Colts d'Indianapolis de l'ancien receveur de passes du Vert et Or de Sherbrooke, Samuel Giguère. «Avant, les Québécois qui atteignaient la NFL étaient surtout des spécialistes, comme Louis-Philippe Darche (longue remise), dit Jean-Charles Meffe. Samuel Giguère a réussi à passer à travers le camp d'entraînement des Colts avec le bagage qu'il a reçu au Québec. Pour nous, c'est important. Ça veut dire qu'il a touché ici à un calibre équivalent à ce qui se fait aux États-Unis.»

Évidemment, personne ne prétend que Laval ou l'UdeM sont à la veille de faire concurrence à Michigan, Notre-Dame ou Tennessee. «Le football, c'est gros ici, mais ce n'est même pas proche de l'envergure que ça a aux États-Unis», souligne le bloqueur à gauche du Rouge et Or, David Bouchard, qui a joué trois ans pour l'Université de Syracuse, en division I de la NCAA. «Là-bas, le football, c'est toute ta vie. La bourse qu'on te donne est aussi un argument pour te forcer à céder le contrôle sur les plus petits détails de ta vie. Ça peut devenir plus de football que ce que quelqu'un est prêt à endurer.»

Même si le nombre de footballeurs québécois expatriés aux États-Unis a diminué de plus de la moitié depuis une douzaine d'années, les matchs devant des foules de 100 000 personnes, les études payées à 100% et la possibilité de se mesurer aux meilleurs joueurs de la planète continueront évidemment d'attirer plusieurs joueurs d'ici. Étienne Boulay, qui a passé quatre ans à l'Université du New Hampshire, me disait cette semaine qu'il emprunterait le même chemin si c'était à refaire.

Mais le football universitaire québécois a de beaux lendemains devant lui. Avec l'arrivée dans le portrait de l'UdeM et de Sherbrooke, le nombre de joueurs d'origine québécoise dans la LFUQ a bondi de 122 en 1997 à 287 en 2004. Plus de joueurs d'ici se frottent à du fort calibre. À long terme, plusieurs de ces joueurs pourraient devenir entraîneurs dans les catégories inférieures, souligne Matthieu Proulx. «C'est un cycle, dit-il. Les connaissances doivent se transmettre. Ça va prendre une génération ou deux, mais je pense que dans 30 ans, les joueurs de football québécois seront vraiment très recherchés.»

 

QUÉBÉCOIS AU MATCH DE LA COUPE GREY

(JOUEUR, POSITION, UNIVERSITÉ)

Stampeders de Calgary

Marc Calixte, secondeur, Tennessee-Martin

Randy Chevrier, plaqueur défensif, McGill

Miguel Robédé, ailier défensif, Laval

Jabari Arthur, receveur, Akron

Note : Le botteur ontarien Burke Dales a joué à Concordia et le porteur de ballon Jonathan Lapointe (UdeM) joue sur l'équipe d'entraînement des Stampeders.

Alouettes de Montréal

Étienne Boulay, maraudeur, New Hampshire

Matthieu Proulx, maraudeur, Laval

Éric Deslauriers, receveur, Eastern Michigan

Danny Desriveaux, receveur, Richmond

Paul Lambert, garde, Western Michigan


Aussi, à visiter : http://coupegrey.lcf.ca/


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Mardi 18 novembre 2008

Qu'arrive-t-il avec le Missouri?

Missouri, l’état-baromètre par excellence aux États-Unis.

(voir blogue 5 février 2008)

Près de deux semaines après le jour de l'élection américaine, les voteurs du Missouri ne savent toujours pas qui leur État a préféré entre les deux candidats.

Avec John McCain en avance sur Barack Obama de moins de 5000 votes et des milliers de votes provisoires non comptabilisés, il faudra encore des jours avant que les résultats finaux soient enfin connus.

Avec 11 grands électeurs, il en va de la réputation de l'État qui sert habituellement d'indicateur national - les Missouriens ont toujours voté en faveur du président des Etats-Unis depuis 1904, à un exception près : 1956.


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Lundi 17 novembre 2008

Hydro-Québec croit en la voiture électrique rechargeable

 

Lia Lévesque

 

La voiture électrique rechargeable s'en vient, et vite, assure le président et chef de la direction d'Hydro-Québec, Thierry Vandal.

Grâce à ce qu'il a qualifié de percées majeures dans les technologies des matériaux des batteries, la voiture électrique est la solution pour un proche avenir. M. Vandal s'est adressé, lundi, aux participants au 4e sommet Québec-New York qui se tenait à Montréal toute la journée.

Il y a bien sur parlé des divers projets hydroélectriques, mais en s'attardant aux véhicules électriques.

Il a ainsi souligné que si toutes les voitures en Amérique du Nord étaient électriques, la demande de pétrole importé y diminuerait de 70 pour cent.

Et, de l'autre côté, la demande d'électricité ne croîtrait, elle, que de 15 pour cent.


Tiens, tiens, regardes donc çà ! J'ai l'impression qu' à partir de maintenant, çà va débouler...

Voir : http://monvolant.cyberpresse.ca/dossiers/auto-ecolo/200811/18/01-801795-lauto-electrique-arrive.php


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Lundi 17 novembre 2008

Pauline Marois mise plutôt sur l'enseignement intensif de l'anglais à la fin du primaire.

René Magritte - Le chef d'oeuvre ou les mystères de l'horizon

 

Tommy Chouinard     La Presse

"Toutes les analyses démontrent que ce n'est pas en enseignant une langue une heure par semaine qu'un élève apprend cette langue», a-t-elle expliqué en conférence de presse ce matin.Pauline Marois souhaite un enseignement «intensif» de l'anglais vers la fin du primaire. «Ça peut être de l'immersion, quelques jours dans une semaine consacrés à l'apprentissage de l'anglais à l'école», a-t-elle affirmé."


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Lundi 17 novembre 2008

Le rêve, miroir de nos états d'âme

Frankenstein

 

 

Mathieu Perreault     La Presse

Quand il était au cégep, Antonio Zadra a fait un rêve qui l'a marqué.

«C'était extrêmement vif, j'éprouvais de la douleur, je sentais la froideur de la neige», se remémore le professeur de psychologie de l'Université de Montréal. «J'avais aussi pris conscience que j'étais en train de rêver. Des personnages me disaient: «Vous savez, vous ne nous expliquez pas vraiment pourquoi nous sommes dans un rêve. Nous aussi nous rêvons la nuit, et nous ne te disons pas que tu es irréel.» Je criais très fort et pourtant je savais que j'étais sur mon lit tranquille. C'était hyperréaliste.»

Une vingtaine d'années plus tard, M. Zadra a fait des rêves son métier. «Ça a l'air bizarre comme ça, mais c'est vraiment ce rêve que j'ai fait au cégep qui m'a poussé à m'intéresser aux rêves. Avant, je n'avais aucun intérêt pour cela, comme bien des gens. Enfant, j'avais fait des rêves de vol qui m'avaient marqué. Mais après ce fameux rêve au cégep, j'ai commencé à lire sur la question et j'ai réalisé que je pouvais travailler uniquement sur ce sujet passionnant.»

 

Sa passion a permis à M. Zadra de se hisser au sommet des recherches mondiales sur le rêve. Il a notamment démontré que ceux-ci sont des indicateurs du bien-être psychologique, notamment du stress. Grâce à une vaste étude - du moins dans ce champ négligé de la psychologie - au cours de laquelle 28 personnes ont été suivies sur une période de 6 à 10 ans, M. Zadra a pu établir que plus nos rêves ont des interactions agressives, plus nous sommes stressés. «Il y avait aussi plus d'échecs et de malchances dans les rêves quand les participants se sentaient moins bien sur le plan psychologique.»

Il ne s'agissait pas de troubles psychiatriques proprement dits, mais d'une évaluation du niveau de bien-être psychologique tenant compte de l'anxiété et de la dépression, notamment.

«Les rêves ont tendance à refléter nos préoccupation diurnes, dit le chercheur. Les deux choses qui sont le plus souvent reflétées sont notre état affectif et notre souci par rapport à nos relations interpersonnelles avec nos collègues et parents. On voit tout de suite que ce sont deux variables importantes de notre bien-être psychologique.»

Les participants aux travaux de recherche du psychologue sont des volontaires qui ont répondu à des annonces dans les journaux. Ce sont donc des gens qui s'intéressent à leurs rêves. Les résultats s'appliquent-ils malgré tout à la population en général, y compris aux personnes qui sont indifférentes à leurs rêves ou ne s'en souviennent pas?

«Le rêve est une expérience universelle, affirme M. Zadra. On ne pense pas qu'il existe des gens qui ne rêvent pas. Ce qui varie, c'est le rappel. Si le rêve a une fonction, elle doit être la même pour tout le monde. Si on trouve des associations robustes chez les gens qui s'intéressent à leurs rêves, ça doit avoir une transposition chez la population en général. L'avantage de travailler avec un tel échantillon, c'est qu'on a beaucoup de rêves. C'est difficile de faire des analyses sur une dizaine de rêves, c'est plus solide statistiquement sur des milliers de rêves.»

Les femmes se souviennent deux fois plus souvent de leurs rêves que les hommes, trois par semaine en moyenne. Selon M. Zadra, cela est dû à un intérêt plus marqué des femmes pour les rêves, et leur propension à tenir un journal intime, plutôt qu'à une physiologie différente.

De plus, «on se souvient davantage des rêves quand on se réveille souvent, explique le chercheur. C'est pour cela qu'on a l'impression de rêver davantage quand on mange beaucoup le soir, ou très épicé. L'indigestion nous fait nous réveiller davantage, et on se souvient de différents rêves».

Parmi les autres mythes entourant le rêve, il y a celui qu'il sont en général abracadabrants. «C'est simplement parce qu'on ne raconte pas un rêve banal, un rêve où on va au bureau, par exemple, dit M. Zadra. Ce sont pourtant les rêves les plus fréquents.»

Cela ne signifie pas que rêver est facile. «On sous-estime la difficulté cognitive du rêve. Même si on ne fait qu'ouvrir la porte pour sortir dehors, il faut que le cerveau génère une impression réaliste de la température sur la peau, de la nature, du ciel. Il y a une foule de petits détails à recréer. D'ailleurs, le rêve évolue avec le développement de l'enfant. Avant 5 ans, il ne comprend pas trop ce qu'est un rêve, il va dire que ce sont des images devant ses yeux, ou carrément considérer que c'est une réalité externe, un monstre qui est réellement sous son lit. À partir de 7 ans, les autres personnages ont des émotions: papa n'est plus seulement là, il est fâché. Au début, les rêves mettent davantage en scène des animaux que des personnes, ou portent carrément sur des actions statiques, la faim, le sommeil.»

Il reste que l'étude des rêves est encore une discipline peu développée. Pourquoi si peu d'études sur ce sujet? La mauvaise réputation de la psychanalyse chez plusieurs psychologues y est sans doute pour quelque chose. «Pour beaucoup, porter intérêt aux rêves implique forcément une perspective psychanalytique, admet M. Zadra. Plusieurs chercheurs pensent qu'il n'est pas possible de les étudier scientifiquement. Mais on n'a pas besoin de considérer, comme dans une position strictement analytique, que tous les personnages des rêves sont des projections du rêveur, pour s'y intéresser.»

Ainsi, il n'y a aucune recherche sur la fréquence des transpositions de personnages - des rêves où les personnages distincts du rêveur se révèlent après examen être des miroirs de ce dernier, des miroirs particulièrement révélateurs. «On sait que dans de rares cas, des rêveurs ne sont pas eux-mêmes. Par exemple, des hommes rêvent qu'ils sont une femme ou l'inverse, dit M. Zadra. Mais c'est tout.»

(Les personnes intéressées à participer aux recherches de M. Zadra peuvent le contacter au 514-343-6111, poste 1-4788, ou par courriel laboreves@gmail.com)

Des trucs pour se souvenir de ses rêves

Voici deux exercices simples qui permettent de doubler le nombre de rêves dont on se souvient en quelques semaines, selon Antonio Zadra.

Le souvenir onirique est très fragile. Si on se lève dès que sonne le cadran, les stimuli les effacent facilement. Rester coucher quelques minutes sans bouger, les yeux fermés, aide à se remémorer certains passages de nos rêves.

Écrire. Immédiatement. Certes, on n'a pas nécessairement le temps quand il faut préparer le déjeuner des enfants et les pousser à s'habiller. Et on peut être gêné de donner autant d'importance à nos rêves. Mais comme tout étudiant le sait, écrire quelque chose en cristallise le souvenir. 

 

La sexualité des rêves:

- 45% des hommes et 41% des femmes font des rêves érotiques.