François Langlois - Commissaire de la circonscription no. 8 à la C. s. des Chênes - NOS ORIGINES
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Dimanche 29 juin 2008

La saga des constantes

Dans ma recherche des origines du monde et par voie interposée, des origines de l'Humanité, j'ai fait la lecture récemment dans le livre "La symphonie des étoiles", écrit par Sylvie Vauclair, d'un passage que je souhaite vous partager, ne serait ce que pour réflexion. Elle fait allusion "au principe anthropique de Brandon Carter qui suppose que l'Univers ne peut exister que si ses caractéristiques permettent l'évolution de la complexité jusqu'à des observateurs conscients capables de l'observer. Autrement dit, l'existence même de l'observateur en son sein est nécessaire à l'existence même de l'Univers." Oh la la! Çà paraît compliqué, mais pas tant que çà. Cela se lit comme suit :


"Le paradoxe anthropique peut s’exprimer d’une manière explicite par une discussion sur l’ajustement extraordinaire des constantes de la physique. Nous appelons ainsi les constantes qui interviennent dans les interactions fondamentales de la physique et qui sont déterminées par l’expérience, comme la constante de la gravitation, ainsi que d’autres quantités fondamentales dont la valeur est mesurée, par exemple la masse de l’électron. À priori, dans le cadre actuel de la physique, nous ne savons pas d’ou viennent les valeurs de ces constantes, ni si ces valeurs, extrêmement différentes les unes des autres, ont entre elles un lien quelconque.


Ce que nous savons, en revanche, c’est que si ces constantes avaient des valeurs très légèrement différentes de celles que nous leur connaissons, nous n’aurions jamais pu exister. Il suffit, pour s’en convaincre, de se rappeler que nos fonctions biologiques reposent sur la chimie du carbone. Sans carbone, pas de vie. Le carbone ne suffit d’ailleurs pas à notre existence, nous le savons il nous faut aussi toutes les sortes d’éléments chimiques, y compris le calcium, le fer, etc. Il est donc nécessaire que l’Univers ait eu le temps de fabriquer ces éléments, avant qu’ils puissent s’assembler d’une manière complexe sur notre planète.


Nous savons que ces éléments ont été formés dans des étoiles, avant même que le Soleil et son cortège de planètes ne se condensent Il a donc fallu suffisamment de temps pour qu’au moins une première génération d’étoiles se forment, effectuent leur travail de transformation des éléments par réactions nucléaires, puis disparaissent en éjectant une grande partie de leur matière dans le gaz galactique. Cette première étape était absolument nécessaires dans l’évolution de l’Univers pour qu’ensuite le Soleil et la Terre (ainsi d’ailleurs que d’autres étoiles et planètes!) contiennent les éléments nécessaires à la vie.


Ensuite, il a fallu le temps que cette vie puisse apparaître sur Terre. Nous ne savons pas précisément, malgré plusieurs théories proposées, comment cette transformation s’est produite, mais nous savons qu’il a fallu beaucoup de temps, et que l’existence de l’homme se situe finalement à une époque correspondant à la moitié du temps de vie du Soleil.


Pour que tout cela ait pu se produire, il fallait d’une part que les étoiles puissent se condenser dans l’Univers, d’une manière relativement rapide, d’autre part que l’Univers leur laisse le temps d’évoluer pendant au moins plusieurs milliards d’années. C’est ainsi que nous pouvons revenir à cette constatation étonnante : si les constantes de la physique, à première vue indépendantes les unes des autres, avaient eu des valeurs très légèrement différentes, l’évolution de la complexité qui a donné naissance à la vie n’aurait jamais pu avoir lieu. Si, par exemple, la constante de la gravitation avait été un peu plus faible, les étoiles n’auraient pas pu se condenser. Si elle avait été un peu plus élevée, l’Univers se serait effondré sur lui-même trop vite pour laisser le temps aux étoiles de fabriquer les éléments de la vie.


Il faut donc nous rendre à l’évidence : l’Univers est «programmé» pour pouvoir accoucher des étoiles, et par là même de la vie ! Est-ce un hasard, ou une nécessité ?"

Nous savons maintenant pourquoi la naissance de l'Humanité n'apparaît que dans les dernières secondes de la journée lorsque nous transposons la création de l'univers sur une durée de 24 heures. 

Vous avez toute la vie pour y penser.


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Vendredi 7 décembre 2007

Une statuette mésopotamienne de 5000 ans vendue 57 millions$

 

Agence France-Presse     New York

Une statuette mésopotamienne de 8 centimètres de hauteur, vieille de 5000 ans, a été adjugée mercredi pour le montant record de 57,2 millions de dollars chez Sotheby's à New York, a annoncé un communiqué de la salle des ventes.

La «Lionne de Guennol», qui appartenait à un particulier, a été qualifiée de l'un des «chefs d'oeuvre majeurs de tous les temps», remontant à l'aube de la civilisation, par Richard Keresey et Florent Heintz, les deux experts chargés de la vente de mercredi.

La vente s'est faite dans une salle comble. «Juste avant, un connaisseur nous avait dit qu'il considérait qu'il s'agissait de la sculpture la plus fine qui ait jamais existé, et que le marché (de l'art) le comprendrait», ont souligné les deux commissaires-priseurs.

Cinq acheteurs potentiels ont enchéri, trois par téléphone et deux dans la salle. Le gagnant a été identifié comme un Britannique souhaitant conserver l'anonymat.

Cette vente bat le record de 28,6 millions de dollars payés en juin dernier pour une statuette ancienne de 2000 ans, «Artémis et le cerf».

La Lionne de Guennol, sculptée il y a 5000 ans en Mésopotamie, avait été achetée par Alastair Bradley Martin, un collectionneur privé, en 1948. Elle était depuis conservée dans un musée à Brooklyn (New York).

Selon Richard Keresey, il s'agit de l'une des «pièces les plus rares en provenance de l'antiquité».

«Cette combinaison extraordinaire d'une forme animale dans une pose humaine, a capté l'imagination des chercheurs et du public depuis qu'elle a été acquise par la famille Martin», a-t-il estimé.

La minuscule sculpture représente une lionne debout regardant par dessus son épaule gauche, les pattes serrées sur la poitrine.

D'après les experts, la figurine a sans doute joué un rôle dans un système mythologique en Mésopotamie, région constituant la majeure partie de l'actuel Irak.

Les recettes de la vente seront versés à une organisation caritative fondée par la famille Martin.

 


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Mardi 13 novembre 2007

Un fossile attesterait de l'existence d'une espèce jusqu'alors inconnue

Un des plus complets fossiles d'hominidés découvert en Afrique du Sud.

Agence France-Presse     Washington

Un fossile remontant à dix millions d'années, découvert récemment au Kenya, pourrait émaner d'une espèce jusqu'alors inconnue et très proche du dernier ancêtre commun des gorilles, des chimpanzés et des humains, selon une étude publiée lundi aux États-Unis.

La découverte de ce fossile - un fragment de mâchoire et onze dents - indique que le dernier ancêtre commun des grands singes africains et des humains a probablement évolué en Afrique et n'a jamais quitté ce continent, contrairement à ce qui était imaginé jusqu'à présent, selon cette recherche parue dans les Annales de l'académie nationale américaine des sciences (PNAS) datées du 12 novembre.

L'étude a été réalisée par une équipe de paléontologues japonais et français.

Très peu de fossiles d'hominidés de cette période cruciale pour comprendre les origines des grands singes africains et de l'homme (entre 11 et 5 millions d'années), avaient été retrouvés jusqu'ici en Afrique, rappelle un des auteurs, Yutaka Kunimatsu de l'institut de recherche des primates à Kyoto.

La nouvelle espèce, baptisée Nakalipithecus nakayamai, ressemble au candidat qu'on pensait être précédemment le plus proche ancêtre commun à savoir l'Ouranopithecus macedoniensis, dont des fossiles ont été mis au jour en Grèce.

Plusieurs détails de sa dentition révèlent un régime alimentaire moins spécifique que celui de l'Ouranopithecus et le classent comme nouvelle espèce. Ces paléontologues ont mis au jour ce fossile dans une coulée de boue volcanique dans la région de Nakali.

La dernière fois qu'un fossile d'hominoïde datant de cette période a été retrouvé au Kenya remonte à 1982, précisent ces chercheurs.

Selon de récentes analyses moléculaires, l'humain et le chimpanzé, notre plus proche cousin, ont divergé entre sept et cinq millions d'années; avec le gorille, cette séparation se serait produite entre neuf et huit millions d'années.


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Vendredi 6 juillet 2007

Le créationnisme

Le courant créationniste est essentiellement né aux Etats-Unis il y a une vingtaine d'années (du moins dans sa version moderne) lorsque des groupes d'inspiration religieuse ont entrepris de balayer l'argumentation scientifique issue des découvertes de Darwin pour expliquer l'histoire à la lumière exclusive des textes religieux et de la Genèse. Les plus durs d'entre eux affirment que le monde a été créé en six jours, et pas une seconde de plus ou de moins, tandis que d'autres acceptent un processus à plus long terme, mais toujours conduit par un "créateur". C'est l'intelligent design, dont les représentants se rencontrent aussi bien dans les milieux chrétiens que musulmans.

Mais aujourd'hui, ces thèses sans la moindre base scientifique se répandent progressivement en Europe, quelquefois en suivant des canaux pseudo-religieux.

C'est ainsi qu'en Pologne, le ministre de l'éducation Miroslaw Orzechowski (extrême-droite), qui avait déjà décidé de mettre à l'index des programmes scolaires certains auteurs comme Goethe, Kafka, Dostoïevski entre autres, a condamné publiquement le darwinisme à l'automne dernier, comparant la théorie scientifique à la trame d'un mauvais film de science-fiction.

En Italie, la ministre de l'éducation Letizia Moratti, sous le gouvernement Berlusconi, a déposé en 2004 une proposition de décret destiné à abolir l'enseignement de l'évolutionnisme dans le primaire et le secondaire. Mais grâce à une véritable mobilisation de scientifiques, c'est la proposition de décret qui a été finalement abolie… Et la ministre a remis sa démission.

Au Royaume-Uni, après l'approbation par Tony Blair en 2006 de l'enseignement créationniste dans certains établissements de la High Scholl et trois jours de rassemblements d'adeptes venus du monde entier, le plus important syndicat de professeurs du pays, le NUT (National Union of Teachers) a demandé que soit mise en place une barrière légale afin d'entraver la progression de ce que Guy Lengagne, mais il est loin d'être le seul, qualifie de "cancer mortel pour la pensée scientifique".

En Allemagne, des professeurs d'un lycée privé reconnu par l'Etat ont décidé d'enseigner que les différents types d'animaux sont l'œuvre directe d'un "créateur". Le tollé et les protestations des parents devant cette orientation qui se voulait antiscientifique n'ont réussi qu'à obtenir… l'approbation du gouvernement, sous le prétexte qu'aucune infraction aux programmes scolaires n'avait été constatée.

Atlas de la Création

Début 2007, un luxueux ouvrage apparemment scientifique, l'Atlas de la Création, était envoyé par la poste aux recteurs d'universités de France ou d'écoles supérieures, dont la plupart s'empressaient d'ailleurs de le mettre à la disposition des étudiants. On les comprend, car l'aspect de l'œuvre, dont le contenu et l'illustration évoquaient un contenu de très haut niveau, n'appelait aucune méfiance au premier abord. Mais une lecture plus attentive dévoilait les intentions de l'éditeur, un Turc nommé Harun Yahya, qui étaient de détruire la théorie évolutionniste de Darwin par de multiples exemples, notamment en démontrant, photos en couleurs à l'appui, que nos espèces contemporaines se rencontraient déjà abondamment dans les fossiles, et donc que l'évolution telle que décrite par les (vrais) chercheurs était fausse.

Las, un examen plus approfondi dévoilait de nombreux trucages. Certaines photos de fossiles ainsi mises en corrélation n'avaient aucun rapport entre elles, quelquefois même appartenaient à des espèces différentes, dont certains caractères étaient habilement mis en valeur au détriment d'autres.

Très rapidement, le livre a été retiré des rayonnages (mais quelquefois conservés à l'intention des étudiants effectuant des recherches sur les sectes religieuses, selon nos sources), tandis que le ministre de l'Education Nationale Gilles de Robien adressait un avertissement déclarant que "ce livre est dangereux et ne correspond pas aux programmes scolaires". Quelques mois plus tard, le même ouvrage débarquait en Belgique et en Suisse, où sa diffusion était aussitôt interdite dans les établissements scolaires.

Par Jean Etienne, Futura-Sciences

  http://www.futura-sciences.com/  


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Jeudi 17 mai 2007

Le plus vieil arbre de la planète a 385 millions d’années
Ces souches fossilisées, connues sous le nom d’Eospermatopteris, ont été découvertes à Gilboa, dans l’État de New York. (Photo Nature/Bloomberg News)
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Ces souches fossilisées, connues sous le nom d’Eospermatopteris, ont été découvertes à Gilboa, dans l’État de New York.
Photo Nature/Bloomberg News

Âgé de 385 millions d’années, c’est le plus vieil arbre que la science connaisse! Son histoire a commencé, en 1870, aux États-Unis lorsque des souches fossilisées, connues sous le nom d’Eospermatopteris, ont été découvertes à Gilboa, dans l’État de New York.

D’elles, on a longtemps su qu’une seule chose: elles représentaient les parties souterraines des premières forêts qui s’élevaient sur Terre il y a 350 à 390 millions d’années. Mais à quoi pouvaient bien ressembler les parties aériennes de ces arbres? Mystère et boule de gomme…

Ce suspense vient enfin de se conclure grâce à l’étude de l’équipe de William Stein publiée dans la revue Nature. Dans ce même État de New York, des paléontologues américains ont mis la main sur deux autres fossiles (un morceau de tronc, et la partie supérieure d’un arbre) qui permettent de reconstituer l’arbre complet. Alors à quoi ressemble-t-il cet arbre? En fait, pas tellement à ceux que l’on connaît aujourd’hui, mais plutôt à une sorte de grande fougère de plus 10 mètres croisée à un palmier!


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