Vendredi 28 novembre 2008
Publié
le 2008-11-28 01:36:14
par commissaire
Jeudi 27 novembre 2008
Publié
le 2008-11-27 00:39:05
par commissaire
Une étoile filante géante au-dessus du Canada
Associated Press Saskatoon
L'une des plus grosses étoiles filantes du Canada, pendant la dernière décennie, a illuminé dans la nuit de jeudi le centre de la province de Saskatchewan, à l'ouest du pays, a expliqué le chercheur en sciences planétaires Alan Hildebrand, de l'Université de Calgary, qui collabore à l'Agence spatiale canadienne.
La dislocation de la météorite dans le ciel a été aperçue à quelque 700km à la ronde, jusque dans le nord des Etats-Unis. Largement filmée, la boule de feu extrêmement rapide a suscité une avalanche de témoignages, a affirmé Alan Hildebrand. «Ce serait comme l'équivalent d'une ampoule d'un milliard de watts».«Surprendre une météorite est quasiment comme effectuer une mission spatiale entre Mars et Jupiter», a déclaré Martin Beech, professeur d'astronomie à l'Université de Regina. Les météorites permettent, selon lui, une connaissance précieuse de l'histoire du système solaire.
«L'étoile filante» est le nom donné à la partie visible d'une voie de météorites. Il s'agit du phénomène lumineux qui accompagne l'entrée dans l'atmosphère de la terre d'un corps extraterrestre (météore). Un météore qui atteint le sol s'appelle une météorite, soit un cas sur mille, a ajouté Rick Huziak, astronome amateur à Saskatchewan.
Les météorites les plus brillantes sont appelées bolides. Les météores sont de petites particules de débris du système solaire. La plus grande chute de météorites a eu lieu en 1960 au nord-est d'Edmonton, près de la ville de Bruderheim. Plus de 700 fragments, soit 300kg au total, avaient été récupérés.
http://www.youtube.com/watch?v=e_2aX-784sw
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Agence France-Presse Toronto |
Une météorite dont la chute avait illuminé le ciel des Prairies de l'ouest canadien la semaine dernière avait une masse de 10 tonnes et dégageait une énergie équivalente à 300 tonnes de TNT, ont indiqué mardi des scientifiques qui tentent de retrouver l'objet extraterrestre.
La météorite, qui avait été aperçue jeudi dernier dans un rayon de 700 km à la ronde, se serait écrasée au sud-est de la ville de Lloydminster, à proximité de la frontière entre les provinces de la Saskatchewan et de l'Alberta, selon un communiqué émis par deux astrophysiciens canadiens.Au moment de son entrée dans l'atmosphère, ce fragment d'astéroïde pesait approximativement 10 tonnes, a dit Peter Brown, chercheur à l'Université Western d'Ontario, se basant sur les enregistrements des infrasons dégagés lors de l'explosion.
«L'énergie enregistrée est d'approximativement le tiers d'une kilotonne de TNT», a-t-il ajouté.
Des centaines de morceaux de plus de 50 grammes pourraient s'être éparpillés dans la campagne canadienne, tant la vitesse de la météorite (14 km/s) était inférieure à la moyenne habituelle (20 km/s), a dit son collègue Alan Hildebrand, de l'Université de Calgary.
La forte illumination avait été filmée par plusieurs personnes. Depuis vendredi, les chercheurs parcourent les 24 kilomètres carrés où se serait écrasée la météorite, à la recherche des images.
«Plusieurs motels et stations à essence conservent les enregistrements de leurs caméras de surveillance pendant seulement une semaine, donc nous demandons à tout le monde de vérifier leurs systèmes pour voir s'ils n'auraient pas filmé la météorite ou l'ombre mouvante créée», a déclaré M. Hildebrand.
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| SCIENCE, ÉDUCATION
Lundi 24 novembre 2008
Publié
le 2008-11-24 23:51:12
par commissaire
Une esquisse de Lawren Harris excède les estimations

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La Presse Canadienne Toronto |
Une esquisse sur le thème de l'Arctique du peintre Lawren Harris, membre du Groupe des Sept, s'est vendue lundi 1,8 million $, un prix nettement supérieur à son estimation préalable de 300 000 $ à 500 000 $. En incluant les frais payés par l'acheteur, l'oeuvre, intitulée Nerke, Greenland, a atteint le prix total de 2 072 500 $ aux enchères de la maison Sotheby's Canada qui avaient lieu à Toronto.
Une autre oeuvre du même artiste, Northern Landscape No. 25, Northern Island II, a été adjugée à 925 000 $ avant la prime de l'acheteur. Dans ce cas, c'est inférieur à l'estimation de la pré-vente, qui était de 1,0 à 1,5 million $.
Une huile sur toile d'un autre membre du célèbre groupe de peintres canadiens, Frederick Varley, ne s'est pas vendue. Elle avait été estimée à entre 500 000 $ et 700 000 $. En revanche, un second Varley, Entering Pont Inlet, a trouvé un acheteur pour 110 000 $, soit bien au-dessus de son estimation de 15 000 $ à 25 000 $.
La vente de la maison Sotheby's, en association avec Ritchies, incluait aussi des oeuvres d'Emily Carr, Jean-Paul Riopelle, Tom Thomson et Alex Colville.
Les ventes d'oeuvres d'art qui ont eu lieu plus tôt au cours du mois aux États-Unis et à Londres ont été affectées par la chute de la demande d'oeuvres de premier plan. Mais la communauté artistique canadienne a été encouragée par les résultats de la vente de la maison Heffel, la semaine dernière. Les acheteurs ont acquis pour un total de 12,6 millions $ lors de cette grande vente d'art canadien.
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| SOCIÉTÉ, ART, ÉDUCATION
Samedi 22 novembre 2008
Publié
le 2008-11-22 12:01:25
par commissaire
Le football québécois à l'honneur
Jean-François Bégin La Presse
Grosse, grosse fin de semaine pour le football québécois: non seulement le Rouge et Or de l'Université Laval tente-t-il aujourd'hui de remporter la Coupe Vanier pour la cinquième fois en 10 ans, mais un nombre record de joueurs issus de la Belle Province participeront demain au match de la Coupe Grey.
Pas moins de neuf joueurs québécois seront en uniforme à l'occasion de la classique annuelle de la Ligue canadienne de football, cinq chez les Alouettes et quatre du côté des Stampeders.
L'ampleur du contingent québécois n'est pas le fruit du hasard. «Avec l'avènement des programmes de l'Université Laval, de l'Université de Montréal et de l'Université de Sherbrooke, il n'y a aucun doute que le niveau et la quantité d'athlètes ayant le potentiel de jouer dans les rangs professionnels a augmenté de manière assez élevée», estime l'adjoint au directeur général des Alouettes, Marcel Desjardins.
La force de la Ligue de football universitaire du Québec (LFUQ) a été éloquemment illustrée au cours des dernières semaines. Après avoir été poussé dans ses derniers retranchements par Concordia en finale québécoise, Laval a pulvérisé les pauvres Dinosaurs de l'Université de Calgary. Les champions de la conférence Canada West se sont inclinés 59-10. «Il est clair que la conférence québécoise est présentement la plus forte au niveau canadien», dit Jean-Charles Meffe, directeur général de Football Québec.
Plusieurs événements survenus au milieu des années 90 contribuent à expliquer les succès actuels des footballeurs québécois: la création en 1993 du programme d'excellence de Football Québec, auquel ont participé au fil des ans des entraîneurs de renom comme Jacques Dussault, Glen Constantin et Danny Maciocia; l'entrée en scène du Rouge et Or, en 1995; et bien sûr le retour des Alouettes à Montréal, en 1996.
«Les succès des Alouettes et de Laval ont fait monter la popularité du football. Il y a plus de jeunes qui pratiquent le sport et qui atteignent le niveau universitaire. Ça profite à tout le monde», dit Marcel Desjardins.
De fait, le membership de Football Québec est en pleine explosion. En 1993, la fédé comptait moins de 6000 adhérents en football contact. Cette année: pas loin de 30 000! «Quand je jouais, il y avait peut-être sept équipes civiles et huit équipes scolaires à Montréal, illustre le plaqueur des Stampeders, Randy Chevrier. Maintenant, il y a quelque chose comme deux divisions de 12 équipes midgets dans la région.»
Les progrès ne sont pas seulement quantitatifs. «Le football québécois est de plus en plus fort, dit le maraudeur des Alouettes (et ex-Rouge et Or), Matthieu Proulx. C'est pas des farces, j'ai l'impression que bientôt la majorité des joueurs canadiens dans la Ligue canadienne vont être des joueurs québécois. J'en suis convaincu. Le football a été une culture anglaise pendant des années, mais la base (québécoise) se développe et elle se développe vite.»
Autre signe de ce développement - à moins bien sûr qu'il ne s'avère un phénomène isolé: l'embauche par les Colts d'Indianapolis de l'ancien receveur de passes du Vert et Or de Sherbrooke, Samuel Giguère. «Avant, les Québécois qui atteignaient la NFL étaient surtout des spécialistes, comme Louis-Philippe Darche (longue remise), dit Jean-Charles Meffe. Samuel Giguère a réussi à passer à travers le camp d'entraînement des Colts avec le bagage qu'il a reçu au Québec. Pour nous, c'est important. Ça veut dire qu'il a touché ici à un calibre équivalent à ce qui se fait aux États-Unis.»
Évidemment, personne ne prétend que Laval ou l'UdeM sont à la veille de faire concurrence à Michigan, Notre-Dame ou Tennessee. «Le football, c'est gros ici, mais ce n'est même pas proche de l'envergure que ça a aux États-Unis», souligne le bloqueur à gauche du Rouge et Or, David Bouchard, qui a joué trois ans pour l'Université de Syracuse, en division I de la NCAA. «Là-bas, le football, c'est toute ta vie. La bourse qu'on te donne est aussi un argument pour te forcer à céder le contrôle sur les plus petits détails de ta vie. Ça peut devenir plus de football que ce que quelqu'un est prêt à endurer.»
Même si le nombre de footballeurs québécois expatriés aux États-Unis a diminué de plus de la moitié depuis une douzaine d'années, les matchs devant des foules de 100 000 personnes, les études payées à 100% et la possibilité de se mesurer aux meilleurs joueurs de la planète continueront évidemment d'attirer plusieurs joueurs d'ici. Étienne Boulay, qui a passé quatre ans à l'Université du New Hampshire, me disait cette semaine qu'il emprunterait le même chemin si c'était à refaire.
Mais le football universitaire québécois a de beaux lendemains devant lui. Avec l'arrivée dans le portrait de l'UdeM et de Sherbrooke, le nombre de joueurs d'origine québécoise dans la LFUQ a bondi de 122 en 1997 à 287 en 2004. Plus de joueurs d'ici se frottent à du fort calibre. À long terme, plusieurs de ces joueurs pourraient devenir entraîneurs dans les catégories inférieures, souligne Matthieu Proulx. «C'est un cycle, dit-il. Les connaissances doivent se transmettre. Ça va prendre une génération ou deux, mais je pense que dans 30 ans, les joueurs de football québécois seront vraiment très recherchés.»
QUÉBÉCOIS AU MATCH DE LA COUPE GREY
(JOUEUR, POSITION, UNIVERSITÉ)
Stampeders de Calgary
Marc Calixte, secondeur, Tennessee-Martin
Randy Chevrier, plaqueur défensif, McGill
Miguel Robédé, ailier défensif, Laval
Jabari Arthur, receveur, Akron
Note : Le botteur ontarien Burke Dales a joué à Concordia et le porteur de ballon Jonathan Lapointe (UdeM) joue sur l'équipe d'entraînement des Stampeders.
Alouettes de Montréal
Étienne Boulay, maraudeur, New Hampshire
Matthieu Proulx, maraudeur, Laval
Éric Deslauriers, receveur, Eastern Michigan
Danny Desriveaux, receveur, Richmond
Paul Lambert, garde, Western Michigan
Aussi, à visiter : http://coupegrey.lcf.ca/
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| ÉDUCATION, SOCIÉTÉ, SPORT
Lundi 17 novembre 2008
Publié
le 2008-11-17 14:45:49
par commissaire
Pauline Marois mise plutôt sur l'enseignement intensif de l'anglais à la fin du primaire.

René Magritte - Le chef d'oeuvre ou les mystères de l'horizon
Tommy Chouinard La Presse
"Toutes les analyses démontrent que ce n'est pas en enseignant une langue une heure par semaine qu'un élève apprend cette langue», a-t-elle expliqué en conférence de presse ce matin.Pauline Marois souhaite un enseignement «intensif» de l'anglais vers la fin du primaire. «Ça peut être de l'immersion, quelques jours dans une semaine consacrés à l'apprentissage de l'anglais à l'école», a-t-elle affirmé."
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| SOCIÉTÉ, ÉDUCATION
Dimanche 16 novembre 2008
Publié
le 2008-11-16 14:46:37
par commissaire
Cours d'éthique et culture religieuse: une mise en oeuvre à géométrie variable
Daphnée Dion-Viens
Québec) Les écoles et commissions scolaires n'accordent pas toutes la même importance au nouveau cours d'éthique et culture religieuse. Dans certaines écoles, les enseignants se sentent appuyés et le cours est enseigné par des spécialistes. Ailleurs, le cours est relayé au bas de la grille-matière et les profs se sentent laissés à eux-mêmes.
C'est le constat qu'on fait plus d'une soixantaine d'enseignants réunis jeudi dans le cadre du premier congrès de l'Association québécoise en éthique et culture religieuse, qui se termine aujourd'hui à Lévis. Lors d'une table ronde, ils étaient invités à faire le point sur la mise en oeuvre du programme, deux mois après le début de l'année scolaire. Le nouveau cours d'éthique et culture religieuse - qui a fait couler beaucoup d'encre - est enseigné dans toutes les écoles du Québec depuis septembre.Dans certaines régions, tout est au beau fixe. À la commission scolaire les Samares, dans le coin de Joliette, les enseignants sont en formation depuis deux ans et une conseillère pédagogique a développé du matériel et des exercices à faire en classe. «Ça nous aide beaucoup», lance l'enseignant Robert Clusiau.
Mais dans d'autres commissions scolaires, c'est plutôt le néant. Suzanne Bérubé, qui enseigne à la polyvalente des Baies à Baie-Comeau, n'a eu que quatre petites heures de formation et doit préparer tout elle-même. «Il faut tout faire par nous-mêmes. Le découpage de la matière, le matériel, concevoir les activités, l'évaluation... C'est très demandant», dit-elle.
À Québec
Dans la région de Québec, c'est à la commission scolaire des Découvreurs que les critiques sont les plus vives. Certaines écoles, comme le pavillon Laure-Gaudreault de l'École des Pionniers à Saint-Augustin, ne donnent qu'une période par cycle en première et deuxième secondaire, alors que le ministère recommande plutôt deux périodes.
Certaines directions d'école choisissent aussi d'offrir le cours à des enseignants de maths, de français ou d'histoire pour compléter leur tâche plutôt que d'embaucher des spécialistes, ce que déplorent plusieurs enseignants. Résultat : de jeunes profs nouvellement formés pour enseigner cette matière se retrouvent, paradoxalement, sans boulot.
Beaucoup se sont dis déçus que le cours ne soit pas pris au sérieux et souvent relégué au dernier plan, comme c'était le cas pour les cours de religion catholique ou de morale. «C'est vu comme du remplissage de grille-matière, comme un cours qui va finir par disparaître de toute façon, déplore Richard Martineau, enseignant à l'École secondaire de Rochebelle. Il reste encore beaucoup de travail à faire pour faire comprendre l'importance de ce cours. C'est une matière importante pour vivre en société.»
Lire aussi : https://www7.mels.gouv.qc.ca/DC/ECR/
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| SOCIÉTÉ, ÉDUCATION
Dimanche 16 novembre 2008
Publié
le 2008-11-16 14:38:17
par commissaire
Comment enseigner à des jeunes difficiles sans s'épuiser?
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Égide Royer propose des moyens d'intervention efficaces
Les jeunes en difficulté de comportement peuvent-ils réussir à l'école primaire et secondaire? En plus de faire oeuvre d'éducation avec eux, un enseignant peut-il ménager son énergie? Selon Égide Royer, professeur titulaire en adaptation scolaire à la Faculté des sciences de l'éducation, la réponse à ces deux questions est oui grâce à l'intervention proactive. "L'approche, dit-il, consiste à intervenir de manière préventive pour empêcher un problème de se développer." Ce message se situe au coeur du récent ouvrage du professeur Royer intitulé Comme un caméléon sur une jupe écossaise et sous-titré Comment enseigner à des jeunes difficiles sans s'épuiser (2007). Ce livre, écrit dans une langue simple et illustré de nombreux cas concrets du type récit anecdotique, vient de paraître aux éditions École et Comportement.
L'ouvrage réfère à des modèles d'intervention éprouvés. "Les trois principaux éléments de l'approche proactive consistent en la qualité du lien personnalisé qu'établit l'enseignant avec l'élève, la qualité de l'encadrement qu'il lui donne et sa capacité à conserver un bon sens de l'humour, explique Égide Royer. L'humour ne consiste pas à rire de l'élève, une chose à ne jamais faire. Il sert plutôt à dédramatiser la situation en allégeant l'atmosphère. Il permet à l'enseignant de prendre du recul et de réduire son stress." Mettre l'accent sur le côté positif des choses, garder son calme et blâmer l'élève seulement en privé sont d'autres formes de proactivité.
Un élève sur cinq Dans une classe donnée, environ 5 % des jeunes manifestent des problèmes graves et parfois chroniques de comportement. Il leur faut notamment un encadrement très prévisible, des interventions intenses et individualisées, et un suivi professionnel sur mesure. Un autre 15 % manifeste des comportements qui requièrent des interventions qui dépassent l'encadrement habituel de la classe et de l'école. "Le taux d'échecs et d'abandons est d'environ 80 % chez les jeunes qui manifestent des comportements difficiles à l'école, indique Égide Royer. Le résultat est un gaspillage éhonté du talent de ces jeunes. Pourtant, il existe des manières efficaces d'intervenir. Seulement, un fossé existe entre les connaissances des chercheurs et l'application de ces connaissances dans les écoles. Mon livre vise à combler ce fossé."
Les exemples de comportements difficiles abondent dans le livre d'Égide Royer. Un élève fait une crise de nerfs, ce qui a pour effet de semer la pagaille dans la classe. Un autre profère des insultes à l'enseignant sachant qu'il est ébranlé par un drame personnel. Ou bien, un autre menace l'enseignant de s'en prendre physiquement à lui à la sortie de l'école. Certains jeunes cherchent les luttes de pouvoir, d'autres agressent verbalement ou physiquement leurs pairs.
Dans les 15 dernières années, Égide Royer est intervenu auprès de plusieurs milliers d'enseignants sur le plan de la formation initiale et continue. Constat: les enseignants se plaignent en grand nombre d'être très mal préparés pour faire face aux comportements d'indiscipline et d'opposition en classe. Résultat: ils ont largement recours, pour résoudre un problème complexe comme l'est un comportement difficile, à une solution simple: la punition. Or, cette approche autoritaire a habituellement pour effet d'amplifier les comportements perturbateurs. D'autres techniques de gestion du comportement, qui sont également inefficaces, consistent à recourir à la force, à obliger l'élève à admettre ses mensonges et à crier.
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| ÉDUCATION, SOCIÉTÉ
Dimanche 16 novembre 2008
Publié
le 2008-11-16 14:20:04
par commissaire
Violence à l'école: tout se joue en première année
«Si on n'intervient pas dans la première année du primaire, il y a de très fortes chances qu'un jeune reste agressif jusqu'à la fin du primaire», soutient un spécialiste.
(Québec) Le petit Maxim n'a que six ans et déjà, il sort les poings lorsqu'il est contrarié. Dépassée, l'enseignante perd le contrôle et la cohue s'étend à toute la classe. Or le risque que Maxim devienne un élève encore plus violent au secondaire est 20 fois plus élevé que s'il était dans une classe où règnent l'ordre et la discipline. Bref, tout se joue en première année, selon le spécialiste Égide Royer.
Même si la situation décrite plus haute est fictive, il s'agit bel et bien d'une réalité pour plusieurs enseignants, affirme le codirecteur de l'Observatoire canadien pour la prévention de la violence à l'école. Quelques élèves agressifs qui perturbent toute une classe de maternelle ou de première année, c'est fréquent, rappelle M. Royer, qui participait hier à un colloque sur le sujet organisé à Québec.
La clé pour lutter efficacement contre la violence à l'école est d'agir le plus tôt possible, affirme ce professeur en adaptation scolaire à l'Université Laval : «Si on n'intervient pas dans la première année du primaire, il y a de très fortes chances qu'un jeune reste agressif jusqu'à la fin du primaire. Et arrivé au secondaire, il se fera entraîner par d'autres élèves dans une spirale qui va se refermer sur lui. La première année, c'est vraiment une année charnière.»
L'apprentissage de la lecture joue aussi un rôle-clé dans le parcours scolaire et les comportements des élèves, rappelle-t-il. Être cancre à l'école est souvent la source de bien des maux.
Les profs d'abord
C'est pourquoi la solution passe d'abord par les profs, estime M. Royer : «Si j'étais directeur d'école, j'affecterais aux classes de première année mes meilleurs enseignants, ceux qui font partie des ligues majeures et qui seront admissibles dans quelques années au "temple de la renommée de la pédagogie".»
La formation des professeurs doit aussi être améliorée, ajoute-t-il. Pour l'instant, le baccalauréat de quatre ans en enseignement renferme un seul cours consacré aux problèmes de comportement. Le plan de lutte contre la violence à l'école, dévoilé par le ministère de l'Éducation au printemps, prévoit toutefois une meilleure formation des futurs enseignants sur la violence à l'école.
Du six pour un
L'investissement en vaut la peine, ajoute le professeur. La recherche scientifique a démontré que chaque dollar investi en prévention permet d'économiser 6 $ en intervention. Il arrive trop souvent que des petits comme Maxim se retrouvent à 15 ans en centre jeunesse, rappelle Égide Royer. «Pour un jeune qui n'a pas eu une bonne première chance dans la vie, l'école peut être une excellence deuxième chance.»
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| SOCIÉTÉ, ÉDUCATION
Jeudi 13 novembre 2008
Publié
le 2008-11-13 09:56:54
par commissaire
Le cours de religion
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Je profite de l'occasion pour vous présenter mon mentor. Prenez connaissance de ce qu'il écrit, même si ce n'était que de savourer son écriture dans la manière d'amener son argumentation. Un petit bijou.
mentor: Guide, conseiller de quelqu'un.
Il faut dire que je ne suis pas toujours en accord avec ses propos. Dans ce cas-ci, je dois avouer que je n'avais pas vraiment réfléchi à cette façon de voir les choses. C'est pourtant une facette qui mérite qu'on s'y attarde.
Pierre Foglia La Presse |
Pas d'accord avec mes nombreux collègues qui ont planté Mario Dumont parce qu'il dénonçait le nouveau cours d'éthique et de culture religieuse.
Ce n'est pas parce que M. Dumont dit n'importe quoi avec son sapin de Noël que ce cours d'éthique et de culture religieuse est idéologiquement innocent. Si ce n'est pas une manière détournée d'imposer le multiculturalisme à la Trudeau, comme l'a très maladroitement exprimé M. Dumont, ce programme est clairement communautariste. Et le communautarisme aussi a son petit catéchisme.
Communautarisme: patchwork de communautés distinctes, surtout religieuses, sans le projet qu'elles en viennent à former une seule communauté (culturelle bien sûr).
Je veux bien que le nouveau cours d'éthique et de culture religieuse soit hautement pédagogique. Je ne doute pas de la qualité de son contenu et de la compétence de ses profs. Cela ne l'empêche pas d'être anti-laïque, sans que les laïcs ne s'en soient offusqués, ce qui m'énarve beaucoup d'ailleurs. Dormez-vous?
Sauf erreur, l'Église catholique (sauf les ultras comme le cardinal Ouellet et les parents qui mènent actuellement la mutinerie) était en faveur de ce cours d'éthique et de culture religieuse, elle (l'Église catholique) a participé à son élaboration et contribué à son instauration. On peut se demander pourquoi. Pour faire le choix moderne de l'éducation plutôt que du prosélytisme ( ndlr: Zèle qui pousse à faire des prosélytes (Adepte qui cherche à propager ses convictions), de nouveaux adeptes.)? Moi, parce que je connais bien les jésuites, je dis que c'était surtout pour sauver le cul du petit Jésus à l'école. Mieux valait partager le cours de religion avec les petits musulmans, les petits juifs et les petits born again haïtiens que pas de cours de religion du tout.
J'en parlais avec un ami il n'y a pas cinq minutes.
Qu'est-ce tu fais?
Ma chronique.
Sur quoi?
Je le lui dis. Alors lui: Je crois que t'es largement dans les patates. Et de me donner l'exemple de son fils de 11 ans: en quelques mois, ce cours-là en a déjà fait un parfait athée.
Tant mieux. Mais ça m'étonnerait fort que ce soit le cours lui-même. T'es sûr que c'est pas toi? Ou le prof? Anyway, je maintiens qu'il y a quelque part dans l'instauration de ce cours d'éthique et de culture religieuse le projet de préparer pour les communautés religieuses, très présentes dois-je vous le rappeler dans la cour de l'école, de préparer le terreau où elles pourront planter leurs petites croix.
Non, ça n'a strictement rien à voir avec les sapins de Noël. Mais ça a peut-être quelque chose à voir avec le voile à l'école, avec les lieux de prière que réclament certains. Un cours de religion à 11 ans? Come on. Un petit cours de géographie peut-être? Une dictée? Un peu d'anglais?
Nota bene: Si vous venez de lire que je défendais M. Dumont, c'est pas bien grave allez, j'ai l'habitude.
RE: http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/pierre-foglia/200811/13/01-800199-le-cours-de-religion.php
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| SOCIÉTÉ, ÉDUCATION
Mardi 11 novembre 2008
Publié
le 2008-11-11 11:17:28
par commissaire
Vous ennuyez-vous des cours de religion? (Le blog de l'édito, La Presse)
RE: http://blogues.cyberpresse.ca/edito/?p=838

Photo Robert Skinner, La Presse
André Pratte
Le chef de l’ADQ, Mario Dumont, juge que le remplacement des cours de religion et de morale par le cours Éthique et culture religieuse représente une «négation de l’identité québécoise». Enlevons des propos de M. Dumont les huit couches de démagogie qui les enrobent. Il reste que ce changement, compte tenu de notre histoire, n’est pas banal. Or, étonnamment, il s’est fait presque sans heurts.
Lorsque mes enfants sont arrivés au primaire, il y a une quinzaine d’années, nous étions presque les seuls parents à les inscrire en morale plutôt qu’en religion catholique. Les parents de notre voisinage n’allaient pas à la messe, même pas à la messe de Minuit, mais ils semblaient tenir beaucoup à ce que leurs enfants reçoivent le même enseignement religieux qu’eux.
Comment se fait-il que quelques années plus tard, le ministère de l’Éducation ait tassé le cours de religion sans que cela crée de controverse, sauf dans quelques milieux (et à l’ADQ)?
Certains estiment, les évêques catholiques notamment, qu’on devrait permettre aux parents de choisir entre le nouveau cours d’éthique et le cours de religion. Qu’en dites-vous? Vous êtes-vous intéressé au nouveau cours? Que pensez-vous de l’approche proposée?
Pour voir les commentaires:
http://blogues.cyberpresse.ca/edito/?p=838
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| ÉDUCATION, JEUX
Lundi 10 novembre 2008
Publié
le 2008-11-10 16:38:06
par commissaire
Décrochage scolaire: le modèle Alma
Dans la classe de français d'Élisabeth Couture, à l'école Jean-Gauthier, tous les élèves lisent 15 minutes, au début de chaque cours.
(Alma) À première vue, l'école Jean-Gauthier ressemble à toutes les autres écoles secondaires. Pourtant, son équipe peut se vanter d'avoir réalisé un tour de force : faire augmenter le nombre de garçons qui en ressortent avec un diplôme de près de... 20 %, depuis 2000. La recette de ce succès ? Le Soleil est allé y voir de plus près.
13h pile. La cloche sonne le début des cours à l'école Jean-Gauthier. Mais elle marque aussi, comme tous les jours, les 15 minutes de lecture obligatoire. Que les jeunes commencent un cours d'éducation physique ou d'arts plastiques, la règle est la même pour tous, y compris pour les enseignants. Même la secrétaire et le directeur d'école se prêtent au jeu!
Ce qu'ils lisent? «N'importe quoi», lance Sylvain Ouellet qui était jusqu'à tout récemment directeur d'école. Romans, revues de motocross ou de mode, peu importe. L'idée, c'est de développer l'habitude de lire.
Pour M. Ouellet, décrochage scolaire et lecture sont étroitement liés. «À l'école, on est tout le temps confronté à la lecture. En
math, en sciences, en histoire... Augmenter sa capacité de lecture, c'est augmenter ses chances de réussir.» Un jeune qui en arrache moins à l'école aura pas mal plus de chances d'en sortir avec un diplôme, ajoute-t-il.
À l'école Jean-Gauthier, qui compte environ 600 élèves, «on partait de loin», rappelle M. Ouellet. Une enquête réalisée il y a quelques années a révélé que 80 % des élèves lisaient moins de 15 minutes par jour. «Ici, quand les profs arrivaient à faire lire deux romans en secondaire cinq, c'était tout un exploit !»
Quelques années et des milliers de pages plus tard, les résultats sont au rendez-vous. L'an dernier, la moitié des garçons en difficulté en français avaient augmenté leur niveau de lecture. Et à entendre les jeunes, l'expérience n'est pas si douloureuse. «Avant d'arriver ici, je n’aimais pas lire», lance Sébastien, 14 ans. Maintenant, il dévore un roman fantastique de Will Ghündee en trois jours. «Je pense que ça m'aide à être meilleur en français», ajoute-t-il.
Le bon remède
Mais les séances de lecture quotidienne sont loin d'expliquer à elles seules les succès de l'école Jean-Gauthier. En 2001, avec la collaboration du CREPAS (Conseil régional de prévention de l'abandon scolaire du Saguenay ? Lac-Saint-Jean), une grande enquête a été lancée auprès des élèves et de leurs parents afin d'établir le bon diagnostic.
Dans le secteur nord d'Alma, le revenu familial moyen est de 26 000 $. Quand l'école fait trop rusher les ados, plusieurs pensent à tout laisser tomber pour aller travailler dans le bois, avec leur père. «Les parents eux-mêmes n'ont pas toujours eu une relation très rose avec l'école», lance M. Ouellet. La majorité des mères interrogées ont affirmé avoir de la difficulté à aider leurs enfants à faire leurs devoirs à partir de la deuxième année du primaire.
Une des premières actions a donc été de renforcer la communication avec les parents, en multipliant les lettres et les rencontres. Le téléphone reste la solution la plus pratique, mais le directeur se déplace au besoin pour rencontrer les parents. «Je leur dis que s'ils ne sont pas d'accord avec l'école, qu'ils nous le disent, mais pas devant leur enfant. Sinon, on part avec deux prises au bâton», illustre M. Ouellet.
En plus des parents, il faut aussi convaincre les jeunes qu'un diplôme, c'est beaucoup plus qu'un bout de papier. Un homme d'affaires travaillant dans le secteur forestier, aujourd'hui millionnaire, est par exemple venu raconter aux jeunes qu'avec une cinquième année, il est peut-être président d'entreprise mais il dépend des autres pour la gérer.
École à la carte
Par ailleurs, l'école Jean-Gauthier a pu compter sur 1,2 million $ pour mettre sur pied différentes mesures de soutien grâce au programme Agir autrement, qui a été créé en 2002 par Québec pour aider les écoles défavorisées. Le nombre d'élèves par classe a été réduit. Davantage de services sont disponibles pour les élèves en difficulté (l'école embauche quatre orthopédagogues) qui font l'objet d'un suivi serré. Autant que possible, les services sont personnalisés pour coller davantage aux besoins de l'élève.
Un exemple? Cette année, un enseignant a été envoyé chez un élève, qui ne venait plus à l'école, pour lui permettre de terminer son anglais de troisième secondaire. Il s'agit du seul cours qui lui manque pour faire une formation en foresterie, au secteur professionnel. Sans le financement de la stratégie Agir autrement, il aurait été impossible d'y arriver.
Mais il y a plus que l'argent. Les 255 autres écoles qui ont accès au même programme n'arrivent pas nécessairement aux mêmes résultats. Par son approche, le directeur tente aussi de responsabiliser les ados qui défilent dans son bureau. Et de leur faire prendre conscience de leurs choix. Il essaie autant que possible d'éviter de mettre un jeune à la porte. «Sinon, c'est l'école qui fabrique des décrocheurs», dit-il de sa voix calme et posée.
Pour arriver à ces résultats, il a aussi fallu choisir son camp. À l'école Jean-Gauthier, il n'y a pas de gala méritas. La persévérance passe bien avant la performance. «On n'est pas une boîte à miracle, lance M. Ouellet. Mais on a une équipe, et tout un milieu, qui travaille ensemble dans la même direction.» La clé du succès, ni plus ni moins...
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Lundi 10 novembre 2008
Publié
le 2008-11-10 01:19:03
par commissaire
Mot d'ordre aux employeurs: n'arrachez pas les jeunes des bancs d'école
Selon Jacques Ménard, président de BMO Groupe financier, les entreprises qui recrutent des jeunes en leur faisant miroiter un gros salaire leur rendent un bien mauvais service.
(Québec) «Faire décrocher un jeune pour accommoder les besoins d'une entreprise, c'est honteux.»
Le milieu de l'éducation a souvent martelé ce message. Mais cette fois-ci, le cri du coeur vient d'un homme d'affaires. Pour le banquier Jacques Ménard, les entreprises se tirent dans le pied en agissant ainsi.
Selon le président de BMO Groupe financier, sortir un jeune de l'école en lui faisant miroiter un gros salaire, c'est lui rendre un bien mauvais service. En Abitibi, par exemple, l'industrie minière séduit les jeunes à coup de chèque, de paye.
«C'est sûr que les mineurs vieillissent rapidement et qu'il y a un manque de main-d'oeuvre. Mais en incitant un jeune à lâcher l'école, on ruine sa vie même si on le fait travailler pour 50 000 $ ou 60 000 $. Ce n'est pas déshonorant d'être mineur, mais le jeune va travailler jusqu'à ce que le prix des denrées baissent et après, il va être mis à pied», a affirmé Jacques Ménard au Soleil hier, après avoir livré un vibrant plaidoyer à ce sujet lors de l'ouverture des Journées interrégionales sur la persévérance scolaire, dont il est le président d'honneur.
M. Ménard lance donc un appel aux employeurs en particulier, et à l'ensemble des citoyens en général, en leur rappelant qu'il est dans leur intérêt que leurs jeunes décrochent leur diplôme. «Il ne faut pas rater une occasion de faire comprendre à tout le monde combien ça coûte à chaque fois qu'un jeune abandonne ses études. En impôts, en taxes, en services de toutes sortes. Même notre niveau de vie risque de baisser. Chacun risque d'être frappé dans ce qui lui tient à cœur, son portefeuille. Si aujourd'hui on est indifférent face à l'avenir de nos jeunes, c'est tout le monde qui va en payer le prix demain.»
Avec la pénurie de main-d’œuvre, l'appel du marché du travail est plus fort que jamais, convient-il. Mais il existe des solutions. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, par exemple, des ententes ont été signées avec des employeurs dans le milieu de l'hôtellerie et de la restauration, afin que les patrons s'engagent à favoriser leur réussite à l'école. «Parfois, si un jeune est trop souvent disponible, il faut qu'un employeur dise non. Il a des responsabilités à l'égard des jeunes», lance M. Ménard.
En 2006, dans Chaudière-Appalaches, une trentaine d'entreprises s'étaient aussi engagées à n'embaucher que des employés possédant un diplôme, répondant ainsi à l'appel lancé par les quatre commissions scolaires de la région. Ces initiatives demeurent toutefois marginales à l'échelle provinciale.
D'où l'importance de répéter le message, estime M. Ménard, puisque manifestement, il n'a pas été assez entendu.
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Lundi 10 novembre 2008
Publié
le 2008-11-10 01:05:15
par commissaire
Décrochage scolaire : à chaque région sa stratégie
La bataille contre le décrochage scolaire ne passe pas par une stratégie nationale, ont conclu plus de 400 participants réunis au Mont Sainte-Anne pour discuter de la question pendant deux jours.
(Québec) Plus de 400 personnes réunies au Mont Sainte-Anne, hier, ont convenu de mener une offensive pour réduire le taux de décrochage scolaire, qui n'a pratiquement pas bougé depuis 15 ans au Québec. Rejetant les stratégies mur à mur, les participants sont repartis dans leurs régions respectives avec une idée en tête : le décrochage est un problème social, ce n'est pas seulement le problème de l'école. Le coup de barre tant espéré se réalisera-t-il?
Pendant deux jours, des représentants du milieu de l'éducation mais aussi des hommes d'affaires, des élus, des intervenants en santé et dans le secteur communautaire se sont réunis pour échanger leurs bons coups et ébaucher des stratégies d'action. Un constat : la bataille contre le décrochage scolaire ne passe pas par une stratégie nationale. Chaque région doit mettre sur pied sa propre recette, adaptée à son milieu. Un gage de succès, à condition que chacun y mette du sien.
C'est ce qui a permis au Saguenay-Lac-Saint-Jean d'afficher aujourd'hui le plus bas taux de décrochage de la province. Il y a une quinzaine d'années, grâce à la mobilisation de tous les acteurs du milieu, l'éducation est devenue la grande priorité de la région.
Selon Michel Perron, sociologue à l'Université du Québec à Chicoutimi et expert en matière de décrochage scolaire, les astres sont maintenant alignés pour que le modèle du Saguenay se reproduise ailleurs au Québec.
Déjà, d'autres régions y travaillent. Plusieurs initiatives voient le jour.
«Depuis 20 ans, il y a eu plusieurs plans d'action pour réduire le taux de décrochage qui ont connu des succès mitigés. Mais si les initiatives viennent des régions et qu'elles gardent leur couleur locale, on peut y arriver» dit M. Perron, qui est cofondateur du CRÉPAS, le Centre régional de prévention de l'abandon scolaire du Saguenay? Lac-Saint-Jean.
Pour que la recette soit un succès, cinq ingrédients sont nécessaires, poursuit-il. Il faut d'abord être patient et prendre le temps de développer une vision régionale commune, sans oublier de s'intéresser davantage à la réalité des jeunes et à ce qu'ils vivent.
Il importe aussi de changer nos façons de faire. Pour y arriver, la recherche est importante afin de mieux comprendre à quoi il faut s'attaquer et quels sont les meilleurs moyens pour le faire. Finalement, le leadership est primordial. Sinon, le décrochage devient le problème de tout le monde mais personne ne s'en occupe vraiment, indique M. Perron.
Seul l'avenir dira si ce premier grand chantier à l'échelle nationale permettra de marquer un virage dans la lutte contre le décrochage scolaire. Les participants rencontrés à la fin de la rencontre étaient très satisfaits. «Pour une fois qu'on peut parler ensemble de nos réalités et échanger sur nos bons coups, a lancé Lise Allaire, directrice générale de la commission scolaire de la Rivière-du-Nord, dans les Laurentides. Ça nous confirme qu'on est sur la bonne voie.» Comme le dit le proverbe africain, «il faut tout un village pour élever un enfant».
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Lundi 10 novembre 2008
Publié
le 2008-11-10 00:56:51
par commissaire
Dumont écorche le cours d'éthique et culture religieuse

Mario Dumont
Le controversé cours d'éthique et de culture religieuse est le résultat d'une société «qui n'est pas capable de se tenir debout», affirme Mario Dumont. De passage en Estrie, le chef de l'ADQ a promis d'imposer un moratoire sur cette formation, créée pour remplacer l'enseignement religieux et moral.
Dans son plus grand rassemblement depuis le début de la campagne, M. Dumont a tiré à boulets rouges sur le cours, qu'il qualifie de tentative «détournée» d'imposer le multiculturalisme à la Trudeau.«C'est la résultante de ce que j'appelle une dérive bureaucratique, a-t-il tonné pendant son discours. C'est ça la résultante d'une société qui n'est pas capable de se tenir debout, d'affirmer des principes simples, des principes de base.»
L'ADQ propose un moratoire sur le cours d'éthique et culture religieuse au primaire. Le parti souhaite le remplacer par un cours de français.
«Les gens qui ont pensé ce cours-là, c'est le même monde qui se battent par tous les moyens détournés pour qu'il n'y ait plus d'arbres de Noël dans les classes.»
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Mercredi 5 novembre 2008
Publié
le 2008-11-05 00:59:09
par commissaire
L'effet papillon et les élections américaines

Dorothy Counts braves taunts to become the first black student to attend Harding High School in Charlotte, North Carolina, September 4, 1957. Douglas Martin AP Photo

Martin Luther King Jr. gives his “I Have a Dream” speech before the Lincoln Memorial, August 28, 1963. Bettmann Corbis

http://photos.cyberpresse.ca/40-5399-133753/actualites/la-presidentielle-americaine/la-presidentielle-americaine/

Yes, we can...

En 1957, j'étais trop jeune pour savoir.
En 1963, j'étais bien jeune pour comprendre.
En 2008, je dois me pincer, car je suis encore assez jeune pour rêver.
Mais non, ce n'est pas un rêve. Oui, c'est bien vrai, les États-Unis d'Amérique ont eu le courage d'écrire cette page d'histoire en portant Monsieur Barack Obama, premier président afro-américain à la tête de leur nation.
J'emploi le qualificatif "afro-américain", car Monsieur Obama est le prochain président élu noir (mulâtre) états-uniens, de père Kényen et de mère américaine.
Est-possible qu'il ni aie plus rien d'impossible ?
Je salue votre courage et votre détermination, Madame Counts.
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Mercredi 5 novembre 2008
Publié
le 2008-11-05 00:59:09
par commissaire
L'effet papillon et les élections américaines

Dorothy Counts braves taunts to become the first black student to attend Harding High School in Charlotte, North Carolina, September 4, 1957. Douglas Martin AP Photo

Martin Luther King Jr. gives his “I Have a Dream” speech before the Lincoln Memorial, August 28, 1963. Bettmann Corbis

http://photos.cyberpresse.ca/40-5399-133753/actualites/la-presidentielle-americaine/la-presidentielle-americaine/

Yes, we can...

En 1957, j'étais trop jeune pour savoir.
En 1963, j'étais bien jeune pour comprendre.
En 2008, je dois me pincer, car je suis encore assez jeune pour rêver.
Mais non, ce n'est pas un rêve. Oui, c'est bien vrai, les États-Unis d'Amérique ont eu le courage d'écrire cette page d'histoire en portant Monsieur Barack Obama, premier président afro-américain à la tête de leur nation.
J'emploi le qualificatif "afro-américain", car Monsieur Obama est le prochain président élu noir (mulâtre) états-uniens, de père Kényen et de mère américaine.
Est-possible qu'il ni aie plus rien d'impossible ?
Je salue votre courage et votre détermination, Madame Counts.
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Mercredi 29 octobre 2008
Publié
le 2008-10-29 19:30:22
par commissaire
Le Canada 10e sur 17 pays au plan social

Le Canada est loin d'être le plus agréable pays du monde, si l'on se fie aux dernières données publiées par le Conference Board.
En fait, au plan social, le Canada arrive 10e sur 17 pays qui sont classés dans ce bilan que fait annuellement le Conference Board.
Le Canada reçoit la note B pour l'économie, l'éducation, la santé et la société, un C pour l'environnement et un D pour l'innovation.
La Suisse, la Suède, la Finlande et l'Irlande arrivent premiers sous plusieurs plans.
Parmi les aspects qui font moins bien paraître le Canada, on note les enfants qui vivent dans la pauvreté, la criminalité et l'itinérance.
Par exemple, un enfant sur sept vit dans la pauvreté au Canada, soit un taux de 13,6 pour cent. Le Canada reçoit donc la note C, la même qu'il avait durant les décennies de 1980 et de 1990.
Le Conference Board rappelle pourtant qu'en 1989, la Chambre des communes avait adopté à l'unanimité une résolution visant à éliminer la pauvreté chez les enfants d'ici l'an 2000.
Des pays comme le Danemark, la Finlande, la Norvège et la Suède ont les plus bas taux de pauvreté chez les enfants, avec des taux inférieurs à 5 pour cent.
Les Etats-Unis font encore plus piètre figure, avec la note D, soit le plus fort taux de pauvreté chez les enfants parmi les 17 pays évalués.
Le Conference Board souligne pourtant, dans son étude, que le Canada a connu d'importants progrès dans son combat contre la pauvreté chez les personnes âgées.
«Comme nous sommes un pays très bien nanti et que tout va pour le mieux pour nous, ce B est insuffisant», a commenté la présidente et chef de la direction du Conference Board, Anne Golden, par voie de communiqué.
«Il nous faut réagir d'urgence à des problèmes criants, comme l'itinérance et la pauvreté chez les enfants. Les progrès faits pour réduire la pauvreté chez les aînés prouvent que nous pouvons résoudre des problèmes sociaux si nous le voulons vraiment», a-t-elle ajouté.
Un des aspects sous lesquels le Canada se classe particulièrement bien est celui de l'acceptation de la diversité. Le Canada se classe deuxième parmi les 16 pays pour lesquels les données étaient disponibles. On a alors mesuré la proportion de citoyens qui affirmaient qu'ils n'aimeraient pas avoir quelqu'un d'une autre race comme voisin; soit seulement 3,4 pour cent au Canada.
L'Italie et la Belgique sont en queue de peloton à ce chapitre.
Le Conference Board a aussi évalué la confiance dans le Parlement. D'importantes variations existent entre les pays. Dans le cas de la Norvège, première à ce classement, 70 pour cent des gens ont déclaré avoir beaucoup ou assez confiance dans leur Parlement.
A l'autre bout du spectre, au Japon, seulement 22 pour cent des personnes interrogées ont répondu de même. Au Canada, ce sont 41 pour cent des citoyens interrogés qui ont ainsi déclaré un haut niveau de confiance dans leur Parlement. Le Canada reçoit ainsi la note C.
Le Conference Board déboulonne aussi quelques mythes, comme celui que le Canada a l'un des niveaux de vie les plus élevés au monde. Il conclut plutôt qu'il est passé du quatrième au neuvième rang depuis 1990.
Il s'attaque aussi au mythe voulant que le Canada ait une population hautement scolarisée. En fait, plus de 7 millions d'adultes, soit quatre sur dix, n'ont pas les habiletés en lecture nécessaires pour fonctionner dans notre mode de vie moderne.
Lia Lévesque La Presse Canadienne
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Mercredi 29 octobre 2008
Publié
le 2008-10-29 00:50:59
par commissaire
Dieu, l'école et les parents, opinions de Alain Crevier, Société Radio-Canada

27 octobre 2008
J'avais l'intention, cette semaine, d'aborder la question du dialogue interreligieux. Surtout que dans quelques jours, au Vatican, il y aura une rencontre singulière entre musulmans et catholiques. Une première, me dit-on. Mais on y reviendra dans quelques jours. Éthique et culture religieuse: retirer son enfant? La semaine dernière, vous avez été nombreux à participer à ce carnet. On voit bien comment la religion à l'école suscite débat et passions. Et j'ai le sentiment que le débat est loin d'être clos. Des parents ont demandé à retirer leurs enfants du cours Éthique et culture religieuse. Ce qui leur a été refusé. Et il serait étonnant que l'affaire n'aboutisse pas devant les tribunaux. Je suis curieux de voir quels arguments seront invoqués. D'un côté comme de l'autre. D'ailleurs, c'est une question intéressante. Est-ce que les parents devraient avoir le droit de retirer leurs enfants d'un cours qu'ils jugent contraire à leurs valeurs? Et si on répondait par l'affirmative, jusqu'où le principe devrait-il être appliqué? Pas si simple, l'affaire. Je pense notamment à la Science chrétienne (à ne pas confondre avec l'Église de scientologie). Des croyants qui rejettent la médecine moderne et qui misent sur la prière. Les parents devraient-ils pouvoir retirer leurs enfants des cours de science où il est question du domaine de la santé? Et puis, vous me voyez venir, l'exemple par excellence, brûlant d'actualité... le créationnisme. Darwin et Dieu, c'est un chaud débat, chez nos voisins du sud. Darwin, Dieu et l'école Aux États-Unis, certains exigent que la théorie de l'évolution de Charles Darwin soit présentée aux étudiants comme une hypothèse parmi d'autres... et rien d'autre qu'une hypothèse. Et que le créationnisme soit présenté non pas comme une autre possibilité (ou une fable), mais comme une hypothèse scientifique tout aussi valable. Et ce sont les tribunaux qui ont été le champ de bataille entre les deux camps, darwinisme et créationnisme. Alors... Chez nous, ceux qui croient, par exemple, au créationnisme devraient-ils pouvoir retirer leurs enfants des cours de science ou du moins de certains cours de science parce que ça va à l'encontre de leurs croyances sur les origines du monde? Conséquemment, le système d'éducation devrait-il accommoder toutes les religions? Toutes les croyances? Le ministère de l'Éducation devrait-il permettre aux parents (athées, croyants, antireligieux, peu importe) de retirer leurs enfants du cours Éthique et culture religieuse? Quelles seraient les conséquences? L'enfant serait-il isolé? Ou privé d'une connaissance utile? Certains m'ont fait remarquer que si aucun compromis n'est trouvé, il ne faudrait pas s'étonner de voir des parents retirer leurs enfants du... système scolaire. On pourrait assister à la création d'écoles qui feraient bande à part. D'ailleurs, est-ce qu'on n'a pas déjà vu ça, au Québec? Enfin..., je me suis demandé si tout ça n'était pas le reflet de divisions plus profondes qu'on ne le dit au sein de notre société laïque.
Pour lire les commentaires suite à cette opinion, voir : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/carnets/2008/10/27/107855.shtml?auteur=2278
20 octobre 2008
De la religion à l'école?
Un jour, un évêque québécois m'a confié quelque chose qui, à l'époque, m'a beaucoup surpris: il est temps que ça finisse! Il parlait des cours de religion à l'école. La qualité de l'enseignement (religieux), me disait-il, laissait tellement à désirer que ça ne pouvait que nuire aux objectifs de l'Église. On connaît la suite. Aujourd'hui, le système scolaire n'est plus confessionnel. Et pourtant, ce n'est pas parce qu'on ne parle plus de religion à l'école. Au contraire. Mais la manière d'aborder la religion a radicalement changé. Éthique et culture religieuse: controverse? En septembre dernier, commençait officiellement le cours Éthique et culture religieuse. Un cours obligatoire, au Québec, pour tous les élèves du primaire et du secondaire. Qu'ils soient dans une école publique ou une école privée. Beaucoup de choses ont été dites et écrites à propos du cours. Second Regard y a consacré plusieurs reportages depuis... cinq ans! C'est dire que la controverse, on la voyait venir. D'ailleurs, certains misaient sur l'idée qu'après tant d'années d'hésitation, de réflexion et de débat, le moment était venu de passer à l'action. Après tout, même l'Assemblée des évêques du Québec s'est ralliée. Donnons une chance au projet, disent-ils, mais demeurons vigilants. Certains parents ne décolèrent pas La fin de semaine dernière, nouvelle manifestation de parents mécontents. Ils étaient 1500 à dire qu'ils ne veulent rien savoir d'un cours comme celui-là. Certains vont jusqu'à dire que c'est ni plus ni moins comme si l'État décidait de la foi de leurs enfants. À peu de chose près. C'est un argument étonnant, quand même. Parce que précisément, le nouveau cours Éthique et culture religieuse aborde plusieurs grandes religions. En mettant l'accent sur la foi catholique et protestante. Il y a bien des choses qui dérangent et même bouleversent certains parents. Des parents, par exemple, craignent qu'en présentant plusieurs religions à leurs enfants, on en arrive à une forme de relativisme: toutes les religions se valent! Ou encore, que le cours d'éthique et culture religieuse sème la confusion dans l'esprit des jeunes. Et peut-être, ce qui dérange encore davantage, c'est que l'école ne cherche plus à faire de nos enfants de bons catholiques ou de bons protestants. Comme ça a été le cas jadis. En fait, jusqu'au milieu des années 80. Ça, certains ont du mal à l'accepter. Et là est tout le débat: est-ce la responsabilité et uniquement la responsabilité des parents de voir à la formation religieuse de leurs enfants? Pourquoi est-ce un si grand défi pour l'Église catholique de prendre la relève et de former elle-même ceux qui constitueront demain sa propre communauté chrétienne? Si les Québécois ne pratiquent plus, est-ce légitime de demander aux écoles de prendre la relève? Est-ce le rôle de l'école de voir à la bonne foi de nos enfants? Quarante ou 50 ans après la Révolution tranquille, serions-nous aujourd'hui à la croisée des chemins?
Pour lire les commentaires suite à cette opinion, voir : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/carnets/2008/10/20/107565.shtml?auteur=2278
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Mardi 28 octobre 2008
Publié
le 2008-10-28 11:15:31
par commissaire
Enfin, le Ministère dévoile ce que les élèves doivent apprendre

Huit ans après le début de la réforme, le ministère de l'Éducation indique enfin "«ce que les élèves doivent apprendre chaque année».
Un document détaillant les connaissances à acquérir en orthographe et en conjugaison au fil du primaire vient d'être publié. D'autres portant sur la ponctuation, la structure de la phrase, les fonctions et les accords seront dévoilés plus tard cette année. «On va le faire pour d'autres matières l'an prochain, mais on commence par le français», a dit lundi à La Presse Jean-Pascal Bernier, attaché de presse de la ministre de l'Éducation.Avec la réforme, les enfants devaient atteindre des compétences telles que «lire et écrire des textes variés» et «apprécier des oeuvres littéraires». Le document Progression des apprentissages en français précise qu'ils devront désormais orthographier correctement 3000 mots fréquents à la fin du primaire. Dès la fin de la 1re année, ils devront identifier les voyelles et les consonnes dans un mot, reconnaître les lettres de l'alphabet, en plus de les nommer dans l'ordre alphabétique. Un total de 28 connaissances à atteindre sont énumérées en orthographe et 45 en conjugaison.
Dans une lettre adressée aux enseignants, la ministre Michelle Courchesne dit que ce document «pourra (les) aider à mieux soutenir l'apprentissage de la langue française par les élèves». Il s'agit carrément d'une «réécriture des savoirs essentiels contenus dans le programme de français du primaire», lit-on dans la présentation.
Le Ministère propose des stratégies pour mémoriser et comprendre ces connaissances, telles que la copie de mots, le recours aux règles et la consultation de dictionnaires. Très classiques, ces moyens sont loin des «situations d'apprentissage» qui permettent à l'enfant d'apprendre par lui-même, selon l'esprit de la réforme.
«En deçà du programme de 1994», selon la FAE
«C'est une correction qui était nécessaire et qui est bienvenue, a commenté Arlette Pilote, présidente de l'Association québécoise des professeurs de français. La progression et la hiérarchisation des apprentissages, on peut dire que ça aurait déjà dû être plus apparent dans le programme.»
Mme Pilote aurait aimé que le document aille plus loin en précisant à quel moment il faut enseigner de façon systématique chacun des apprentissages, «mais ça n'entrait pas dans la logique du programme», a-t-elle dit. Le texte reste centré sur le point de vue de l'élève, décrit comme en cours d'apprentissage ou capable d'atteindre l'objectif seul.
«En mettant en évidence l'apprentissage systématique et explicite des connaissances, ce document est important et rejoint l'une de nos demandes», a indiqué Manon Bernard, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement.
«Il y a un certain ménage qui a été fait, a corroboré Pierre St-Germain, président de la Fédération autonome de l'enseignement. Mais on pense que ce document est en deçà du programme de 1994. Les temps composés comme le futur antérieur, le plus-que-parfait, le conditionnel passé n'ont pas à être mémorisés comme à l'époque, ils ont plutôt à être reconnus dans un texte. Vous comprendrez que ce n'est pas du tout la même chose.»
Reste aussi à savoir comment l'acquisition de ces connaissances se traduira dans les bulletins, toujours basés sur une liste de compétences à atteindre. «Nous souhaitons pouvoir évaluer ces connaissances-là, a indiqué M. St-Germain. On est en attente de précisions.»
Le langage des compétences est simplifié
Pour simplifier la réforme, le ministère de l'Éducation vient de publier la liste des compétences attendues des élèves traduites «en termes usuels». Déjà, la célèbre compétence «Actualiser son potentiel» avait été remplacée par «Faire des efforts» et «Mettre en oeuvre sa pensée créatrice» par le concis «Créer».
Primeurs cette année: les compétences de quatrième secondaire ont été revues. En science et environnement, la compétence «Chercher des réponses ou des solutions à des problèmes d'ordre scientifique» devient «Résoudre des problèmes». Les compétences du nouveau cours d'éthique et culture religieuse n'ont toutefois pas été changées, ce que déplore la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE). Il s'agit toujours de «Manifester une compréhension du phénomène religieux», de «Réfléchir sur des questions éthiques» et de «Pratiquer le dialogue». Et ce, dès le primaire.
«Pratiquer le dialogue, ce n'est pas évident pour les parents, ce que cela veut dire», a fait valoir Marie Rancourt, responsable des dossiers pédagogiques à la FSE.
Sur Internet:
> Pour consulter le document Progression des apprentissages en français - Enseignement primaire, consultez le lien suivant : http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/publications/index.asp?page=fiche&id=626
> Pour consulter le document Libellé des compétences en termes usuels, consultez le lien suivant : http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/programmeFormation/index.asp?page=libelles
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