François Langlois - Commissaire de la circonscription no. 8 à la C. s. des Chênes
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Publié le jeudi 25 juin 2009

Jeudi 25 juin 2009

PPP: Charest confirme le changement de cap

Le premier ministre du Québec, Jean Charest     La Presse Canadienne

(Québec) Le contexte économique a changé du tout au tout au cours de la dernière année, c'est pourquoi le gouvernement du Québec est à revoir sa stratégie quant aux «partenariats publics privés» a fait savoir mardi le premier ministre Jean Charest, confirmant le repositionnement du gouvernement quant aux PPP.

«Ce n'est pas la première fois qu'on dit que les PPP ce n'est pas une religion. Sauf que lorsqu'on l'affirme dans un contexte qui a changé... on peut comprendre que ce soit interprété différemment», a soutenu M. Charest. Sur l'avenir du CHUM ou de l'échangeur Turcot en PPP, M. Charest a une seule réponse: «chaque projet sera évalué au mérite».

Au passage il laisse entendre que cette formule que privilégiait clairement son gouvernement depuis son élection en 2003, était mieux adaptée aux «infrastructures» c'est à dire aux ponts et aux routes.

«Dans un contexte économique bouleversé les questions de financement se posent différemment qu'il y a six ans» a soutenu M. Charest. Il confirme la nouvelle de La Presse, mardi: celui qui présidait depuis quatre ans l'Agence des PPP, Pierre Lefebvre, sera affecté à d'autres fonctions, au Conseil du Trésor. Ce changement se produira dans le cadre d'une très large chaise musicale des sous-ministres.

Le financement énorme qui est nécessaire pour des projets comme le CHUM est beaucoup plus difficile à obtenir pour les entreprises qu'il ne l'était l'an dernier. La situation s'est un peu améliorée depuis le début de 2009, explique-t-on par ailleurs, mais beaucoup de gouvernements à l'étranger, intéressés par la formule des partenariats doivent eux même assumer le financement des travaux.

Mardi M. Charest a insisté: il n'y a pas de changement de politique, «nous allons continuer dans cette politique, mais en évaluant chaque projet à son mérite».

Curieusement, interrogé sur l'avenir du PPP au CHUM, M. Charest a répondu que ces partenariats publics privés étaient une formule adéquate «pour les infrastructures,» dont les coûts d'entretien devenaient ainsi prévisibles.

Les PPP ont déjà été choisis, de façon irréversible, dans quelques projets: le prolongement de la 25, la 30, la voie de contournement au Sud de Montréal, ainsi que la nouvelle salle de l'Orchestre symphonique de Montréal.


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Jeudi 25 juin 2009

Des flûtes révèlent l'existence d'une tradition musicale vieille de 35 000 ans

L'instrument est taillé dans un radius de vautour fauve (Gyps fulvus), un animal d'une envergure comprise entre 230 et 265 cm «dont les os conviennent parfaitement pour de grandes flûtes», relèvent Nicholas Conard.

Agence France-Presse     Paris

Des flûtes en ivoire vieilles de plus de 35 000 ans mises à jour dans le sud-ouest de l'Allemagne sont les plus vieux instruments de musique connus et révèlent l'existence d'une tradition musicale au Paléolithique supérieur, selon une étude parue mercredi dans Nature.

 

Douze morceaux d'une flûte en os, de 21,8 cm de long et de 8 mm environ de diamètre, ont été retrouvés en septembre 2008 dans la grotte de Hohle Fels de la vallée de l'Ach, à la base de dépôts datant de l'Aurignacien (de 37 000 à 29 000 ans). L'instrument est taillé dans un radius de vautour fauve (Gyps fulvus), un animal d'une envergure comprise entre 230 et 265 cm «dont les os conviennent parfaitement pour de grandes flûtes», relèvent Nicholas Conard et Susanne M-nzel de l'université de T-bingen, ainsi que Maria Malina, de l'Académie des sciences de Heidelberg.

«Les surfaces et la structure de la flûte sont en excellente état et révèlent de nombreux détails sur sa fabrication», ont-ils constaté.

L'instrument comptait cinq trous et quatre traits fins qui étaient «probablement des marqueurs pour indiquer les endroits précis où les trous devaient être percés» à l'aide de pierres grossièrement taillées, précisent les auteurs.

La flûte compte également deux profondes entailles en V à l'une de ses extrémités. Les archéologues, qui n'ont pas encore fabriqué de réplique de l'instrument, pensent que ces entailles faisaient office de bec.

Les fouilles à Hohle Fels ont également livré 2 petits fragments de flûtes en ivoire de dimensions inégales appartenant à deux instruments distincts. Un autre fragment de flûte en ivoire a été retrouvé dans la vallée de Lone, à plusieurs dizaines de kilomètres de Hohle Fels.

«La technique de confection d'une flûte à partir d'ivoire est autrement plus complexe que celle à partir d'un os d'oiseau», souligne dans un communiqué l'Université de T-bingen, qui précise que «compte tenu de la fragilité de l'ivoire, il est fréquent de retrouver des pièces isolées de tels objets».

La datation au carbone 14 de la couche géologique dans laquelle ont été retrouvés ces instruments de musique donne un âge compris entre 40 000 et 31 000 ans, mais d'autres méthodes, comme la thermoluminescence, ont permis de préciser que ces objets étaient vieux d'environ 36 000 ans.

C'est également sur le site de Hohle Fels que l'équipe de Nicholas Conard a découvert, également en septembre 2008, une statuette datée d'environ 35 000 ans, la plus vieille représentation connue du corps féminin, qui a déjà fait l'objet d'une publication dans Nature le mois dernier.

La localisation de la flûte en os à seulement 70 cm de la figurine féminine du même âge «pourrait suggérer l'existence d'un possible lien contextuel entre ces deux vestiges», selon le communiqué de l'université.

Les découvertes des instruments de musique «démontrent qu'une tradition musicale existait dans le répertoire culturel de l'Aurignacien», affirment les archéologues.

Ils ajoutent qu'«en dehors de ceux trouvés dans le Jura souabe, il n'y a pas de preuve convaincante de l'existence d'instruments de musique vieux de plus de 30 000 ans».

Des flûtes en os d'oiseaux datant du Paléolithique supérieur, et peut-être de l'Aurignacien, avaient été exhumées au début du 20ème siècle sur le site d'Izturitz dans les Pyrénées françaises, mais ces fouilles sont mal documentées et les objets ne peuvent donc pas être datés avec précision.


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Jeudi 25 juin 2009

Charest enterre les PPP

Le départ du président de l'Agence des partenariats public-privé, Pierre Lefebvre, doit être annoncé mardi, après la réunion du Conseil des ministres.

Photo: Martin Chamberland, archives La Presse

(Québec) Le gouvernement Charest va habiller l'opération comme une profonde «réflexion» sur l'avenir de la formule des partenariats public-privé. Mais à Québec tout le monde a compris qu'il s'agissait d'un enterrement de première classe, surtout le président de l'Agence des PPP, Pierre Lefebvre.

Le départ de ce haut fonctionnaire doit être annoncé aujourd'hui, après la réunion du conseil des ministres, a appris La Presse. Le protégé de Monique Jérôme-Forget était dans la ligne de mire de bien des membres du gouvernement depuis le départ de la Dame de fer, début avril.

Joint lundi, il a refusé de commenter. Cette démission, prédit-on déjà, ouvrira la voie au retour au mode conventionnel pour la construction du CHUM, l'hôpital universitaire de Montréal. Ce changement de cap signifierait un an de retard supplémentaire - il faudra faire travailler des professionnels avant d'aller en appel d'offres général et donner tout le temps nécessaire aux entrepreneurs d'y répondre.

Tout récemment le ministre de la Santé, Yves Bolduc, soulignait que le gouvernement reconsidérait le choix de la formule PPP pour le CHUM. «Si le gouvernement ne s'était pas peinturé il y a quelques semaines en faveur du projet en PPP, (il voulait désamorcer un rapport embarrassant du Vérificateur général), on serait déjà revenu en conventionnel», confie une source au centre de toutes ces tractations.

«Pour les médecins spécialistes, il est évident que si on abandonne le PPP pour le CHUM c'est une excellente nouvelle», de renchérir de son côté le Dr Gaétan Barrette, le président des 8000 spécialistes.

La présidente du Conseil du Trésor, Monique Gagnon-Tremblay, avait aussi des réticences et insiste depuis des semaines sur le fait qu'elle n'a jamais trouvé que les PPP étaient une panacée. Et, en coulisse, Julie Boulet et tout le ministère des Transports travaillent à ce que la réfection de l'échangeur Turcot revienne en mode conventionnel. Même le maire de Montréal, Gérald Tremblay, s'est mis de la partie pour demander que Turcot revienne en construction conventionnelle.

Pierre Lefebvre, indique-t-on, voyait clairement dans ces sorties publiques convergentes la mort annoncée du processus de PPP.

Depuis les dernières semaines, les associations de professionnels, les ingénieurs, les architectes et les entrepreneurs généraux ont enclenché une campagne publique pour que ces deux immenses projets ne soient plus réalisés en partenariat public-privé.

Moins médiatisés, beaucoup d'autres projets, le CHUQ (l'hôpital universitaire de Québec), et des constructions de prisons provinciales, sont aussi «pris dans la mélasse».

De sources sûres, on a appris que Pierre Lefebvre restera employé au Trésor pour la transition, et deviendrait, à compter de l'automne prochain, secrétaire associé au Conseil du Trésor, une étape avant son départ de la fonction publique - son contrat arrivait à échéance au printemps prochain.

Avec un remaniement mineur, le gouvernement Charest doit annoncer ce matin un jeu de chaise musicale plus imposant du côté de la haute fonction publique - même en fin de semaine, on s'affairait à ce sujet au Conseil exécutif, le ministère du premier ministre.

«Québec traîne les pieds»

Le gouvernement annoncera le remplacement, par intérim, de M. Lefebvre par un haut fonctionnaire. Depuis des semaines, Québec coupait l'oxygène à l'organisme chargé de préparer les partenariats. L'indécision du gouvernement se manifeste de bien des manières. La moitié du conseil d'administration est parti sans être remplacé - le président du conseil, Claude Garcia, est parti depuis mars -, le sous-ministre des Transports, Denis Jean, assume l'intérim depuis.

Pour l'économiste de CIRANO, Marcel Boyer, membre du conseil de l'agence, «le gouvernement traîne les pieds dans ces dossiers. Il y a beaucoup de rumeurs... je pourrai commenter dans quelques jours». «Je suis déçu. Les PPP ont leur place même s'il y a une forte opposition au Québec, ce sont des arguments qui ne tiennent pas la route. L'opposition aux PPP vient en général de gens dont la compétence n'est pas étincelante. Ce n'est pas parce qu'on dit quatre fois la même chose que cela devient vrai pour autant», de conclure l'économiste.

Aussi, des postes de cadres à l'Agence ont été annoncés, mais n'ont jamais eu le feu vert pour être comblés.


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Jeudi 25 juin 2009

Plan de lutte au décrochage reporté: Jacques Ménard inquiet

Jacques Ménard, président de BMO Groupe financier Québec, a initié le groupe d'intervention contre le décrochage scolaire.

Jocelyne Richer     La Presse Canadienne

Le fait que Québec reporte à l'automne son plan d'action contre le décrochage scolaire pourrait avoir un impact démobilisateur sur le terrain, craint Jacques Ménard.

Ainsi, divers projets pilotes de lutte au décrochage prévus en régions pourraient être reportés d'une session, voire d'une année, selon le président pour le Québec de la Banque de Montréal et président du groupe de travail sur le décrochage qui a remis son rapport en mars.

Son inquiétude tient au fait que la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, n'a pas respecté son engagement de rendre public avant la fin de la session parlementaire son plan d'action national de lutte au décrochage scolaire.

Elle a choisi, cette semaine, de reporter l'échéance à l'automne, ce qui fait craindre à plusieurs que les mesures du plan d'action arriveront trop tard pour être implantées dès la prochaine année scolaire.

Avec son plan d'action national, la ministre doit notamment donner suite aux 10 recommandations du rapport Ménard.

Vérification faite jeudi à son cabinet, la ministre Courchesne refuse de s'engager à mettre en vigueur l'ensemble des recommandations au cours du présent mandat.

Jeudi, dernier jour de session à l'Assemblée nationale, la ministre s'est fait haranguer une fois de plus par le député péquiste de Borduas, Pierre Curzi, qu'il l'a accusée de manquer de leadership et de laisser à Jacques Ménard le soin d'assumer ses responsabilités.


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