Publié le dimanche 17 mai 2009
Dimanche 17 mai 2009
Publié
le 2009-05-17 14:54:17
par commissaire
Dimanche 17 mai 2009
Publié
le 2009-05-17 14:46:11
par commissaire
Les parents choqués par le gouvernement (ÉCE 5)

Diane Gagné (à l'avant-plan) et Linda Foisy ont assisté toute la semaine au procès sur le cours d'ÉCR à Drummondville. Sur la photo, elles sont accompagnées de Pierre-Yves Lasnier, un autre opposant au cours.
photo Archives La Voix de l'Est
Cynthia St-Hilaire La Voix de l'Est
(Drummondville) Le gouvernement du Québec a agi en catimini pour implanter le cours d'éthique et culture religieuse (ÉCR). C'est du moins l'impression qu'ont les Granbyens qui ont assisté, cette semaine, au procès sur la légitimité de l'État d'imposer le cours d'ÉCR.
«On entend toutes les démarches que le gouvernement a faites pour mettre sur pied le programme, mentionne la Granbyenne Linda Foisy qui a été présente au palais de justice de Drummondville pour les quatre jours du procès. Les gens du gouvernement s'y sont pris par en-dessous.»
Diane Gagné, une autre Granbyenne, a rempli de notes deux cahiers Canada depuis le début du procès, lundi.
En février, Diane Gagné et Linda Foisy ont déposé une demande à la Cour supérieure pour faire cesser les sanctions qu'imposait l'école secondaire J.-H.-Leclerc à leurs enfants. L'école n'avait pas à suspendre leurs fils qui n'assistaient pas au cours d'ÉCR, prétendent-elles.
La Cour supérieure a finalement obligé la commission scolaire du Val-des-Cerfs à ne suspendre aucun élève jusqu'au 30 juin, le temps que la cause à Drummondville soit entendue. «On a la protection jusqu'au 30 juin et nous espérons l'avoir pour plus longtemps», souhaite Mme Foisy qui réclame que les parents aient le droit de choisir d'inscrire ou non leur enfant au cours d'ÉCR.
Commission Bouchard-Taylor
La Granbyenne Marie-Josée Croteau est persuadée qu'il y a un lien entre la commission Taylor-Bouchard et le cours d'éthique et de culture religieuse. «Il y a une collaboration étroite entre les deux. Jacques Pettigrew, le responsable du cours d'ÉCR au Ministère, a suivi la commission, souligne la présidente de la Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ). La commission recommande le cours d'ÉCR. C'est un drôle de hasard je trouve. Au Québec, nous avions un beau vivre ensemble. La commission nous a fait croire le contraire et ça été monté en épingle par les médias. J'ai l'impression que tout était organisé d'avance.»
Fernande Côté de Granby s'inquiète pour ses deux petits-enfants. «Ils veulent les mêler avec ce cours d'éthique et de culture religieuse», considère-t-elle. L'État n'a pas à s'immiscer dans le choix religieux des familles, selon elle. «L'État veut tout contrôler, déplore-t-elle. Les parents ont perdu l'autorité et l'État veut la prendre. Ça n'a aucun sens.»
Sylvain Lamontagne de Valcourt l'un des premiers à s'être opposé au cours d'ÉCR a été impressionné par les témoignages d'experts, cette semaine au procès. Le docteur en philosophie, David Mascré, qui témoignait en direct de la France, l'a particulièrement marqué. «Il dit que ce cours va être néfaste pour la société québécoise. C'est une boîte de Pandore d'après lui», affirme le Valcourtois.
M. Lamontagne a moins apprécié le témoignage de Georges Leroux, un philosophe ayant participé à l'élaboration du cours d'ÉCR. «À trois reprises pendant son témoignage il a répété que le cours d'ÉCR était un gros laboratoire. Désolé, mais je ne veux pas que mes enfants soient une expérience de laboratoire», clame-t-il.
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Dimanche 17 mai 2009
Publié
le 2009-05-17 14:43:37
par commissaire
Une mère soutient que le vocabulaire est «tendancieux» (ÉCR 4)

Jean-Pierre Boisvert La Tribune
(DRUMMONDVILLE) La table est mise devant le juge Jean-Guy Dubois de la Cour supérieure du Québec au procès sur le controversé cours d'éthique et culture religieuse (ECR), qui a débuté lundi au Palais de justice de Drummondville.
La partie demanderesse, représentée par les avocats Jean-Pierre Bélisle et Jean-Yves Côté, cherche à faire déclarer inconstitutionnelle l'obligation de suivre le cours. Elle a fait entendre d'entrée de jeu la mère de deux enfants, Suzanne Lavallée, de Drummondville, qui, à l'instar de quelque 2300 autres parents au Québec, s'est vue refuser le droit d'exemption (de suivre le cours ECR) par la Commission scolaire des Chênes.
«Je ne peux concevoir que mon enfant de 6 ans (première année) se fasse enseigner qu'il y a plusieurs dieux, que Jésus est sur le même pied que les autres, que sa naissance est une histoire qui se retrouve parmi d'autres contes et légendes, que le sens divin soit ainsi dénaturé. Je crois en un seul Dieu et c'est comme ça à la maison», a-t-elle fait valoir, essentiellement, en se basant sur deux documents officiels: le manuel utilisé en classe, qu'elle a emprunté d'un professeur, et la copie complète du programme tel qu'édicté par le ministère de l'Éducation, qu'elle a trouvé sur Internet.
Mme Lavallée, qui a évidemment pris soin de lire les deux documents, a fait ressortir des paragraphes montrant, selon elle, que le vocabulaire est «tendancieux, complexe et irrespectueux» et que les «récits sont invraisemblables».
Pour un cégépien
La partie défenderesse, représentée par deux procureurs du ministère de l'Éducation, dont Me Benoit Boucher, a cherché à faire admettre par le juge que la mère, n'étant pas une experte en psychologie, pouvait ne pas être crédible dans ce témoignage. Mais le juge Dubois a estimé qu'un parent «peut répondre pour son enfant sans que cela devienne une expertise».
«À la limite, c'est un cours pour un étudiant de cégep. Mon enfant n'est pas capable d'évoluer à travers d'autres valeurs ainsi racontées», a lancé Mme Lavallée, tantôt émotive, qui a évoqué les paroles de l'hymne national pour faire valoir son point: «...Et ta valeur, de foi trempée, protégera nos foyers et nos droits...»
Elle a de plus indiqué qu'elle ne savait pas qu'un DVD était disponible à l'école pour les parents qui voulaient en savoir davantage sur le contenu du programme ECR.
Le plus vieux des deux enfants (16 ans, 5e secondaire) de Mme Lavallée a eu un malaise en entrant dans le box des témoins et les avocats ont convenu de ne pas le faire témoigner.
En après-midi, des experts en théologie, assignés par la partie demanderesse, sont venus apporter un éclairage différent sur les raisons qui ont amené à remplacer le cours d'enseignement moral par le cours ECR, si tant est que c'était plus éclairant.
Guy Durand, 75 ans, retraité, théologien spécialisé en éthique (dans le domaine de la santé, ont précisé les procureurs) a essentiellement soumis que le programme ne respecte pas ses objectifs, «en ce sens qu'il amène le jeune à déconstruire son identité».
Louis O'Neil, ex-ministre de l'Éducation (1976) et expert en théologie, a parlé du principe de précaution qui affirme: «Au cas où il y aurait des conséquences graves, nous préférons que notre enfant s'abstienne». Il a de plus émis l'avis que le présent débat n'est qu'un volet de la réforme du système d'éducation au Québec.
Demain, le témoignage attendu est celui de Gérard Bouchard, de la célèbre commission.
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Dimanche 17 mai 2009
Publié
le 2009-05-17 14:41:26
par commissaire
Cours ECR: Gérard Bouchard donne des munitions aux deux parties (ÉCR 3)

Gérard Bouchard a témoigné par vidéo-conférence depuis l'université Harvard. Archives La Presse
Jean-Pierre Boisvert La Tribune
(DRUMMONDVILLE) Le témoignage de Gérard Bouchard, par vidéo-conférence en direct de l'université Harvard mardi après-midi, semble, à première vue, avoir donné des munitions aux deux parties qui s'affrontent au procès sur le cours d'éthique et culture religieuse (ECR), au palais de justice de Drummondville.
Assigné comme témoin par la défense, soit le procureur général du gouvernement du Québec, celui qui s'est surtout fait connaître pour avoir coprésidé la célèbre Commission Bouchard-Taylor a d'abord été invité à relater, devant le juge Jean-Guy Dubois de la Cour supérieure du Québec, les conditions «sociologiques» qui prévalaient au moment où ont été tenues les audiences de la commission.
«Le Québec est venu près d'un vrai dérapage alors que régnait, en 2005, un climat d'insécurité face aux tensions inter-ethniques», a expliqué M. Bouchard en réponse aux questions de Me Benoit Boucher, de la partie défenderesse.
«On sentait même une certaine agressivité due à l'incompréhension, à la méconnaissance de la diversité religieuse à cette époque. Nous, à la commission, nous nous sommes rendus compte que la religion était toujours au coeur de l'affaire. Certains craignaient même que les musulmans parviendraient à imposer leur religion... Le Québec n'était plus le même que celui qu'avaient connu nos grands-parents... Quand on ne connaît pas l'autre, on devient plus intolérant», a-t-il raconté en substance.
Selon lui, il était important de trouver des moyens préventifs pour maintenir une existence pacifique et c'est pourquoi l'une des recommandations du rapport Bouchard-Taylor consistait précisément «à faire la promotion de façon énergique du cours d'éthique et culture religieuse».
Contre-interrogé par Me Jean-Pierre Bélisle, qui représente les parents qui cherchent à faire déclarer inconstitutionnelle l'obligation de suivre le cours ECR, M. Bouchard a dû reconnaître qu'aucun suivi direct ou privé n'a été effectué de la part du ministère de l'Éducation après le dépôt du rapport le 22 mai 2008. «Ils ont sans doute considéré qu'il appartenait à d'autres de prendre en mains la suite des choses», a indiqué M. Bouchard.
Me Bélisle était d'accord avec M. Bouchard pour dire que le mot «promotion» signifiait une opération, à l'aide d'outils techniques comme des manuels ou DVD, pour faire connaître le contenu du programme ECR. Ce qui, aux yeux de Me Bélisle, n'a pas été fait.
«Le ministère voulait imposer ce cours à tous et se foutait bien des recommandations du rapport», a-t-il affirmé à la sortie de la salle d'audience.
D'expliquer Me Boucher à La Tribune: «Nous avons voulu, en faisant témoigner M. Bouchard, démontrer l'importance de l'état d'esprit qui régnait au moment de la commission et qu'il était devenu justifiable pour le ministère d'introduire le cours ECR».
En avant-midi, un expert français, David Mascré, docteur en philosophie et en mathématiques, s'est également fait entendre par vidéo-conférence. Témoin des demandeurs, M. Mascré s'est dit d'avis qu'enseigner un tel cours à un enfant de sept ans revenait à lui demander d'apprendre sept langues avant même d'avoir assimiler la sienne.
D'autres experts assignés par la défense seront entendus mercredi.
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Dimanche 17 mai 2009
Publié
le 2009-05-17 14:39:16
par commissaire
Controversé cours d'éthique et culture religieuse: le procès est commencé (ÉCR 2)

Jean-Pierre Boisvert
(DRUMMONDVILLE) La table est mise devant le juge Jean-Guy Dubois de la Cour supérieure du Québec au procès sur le controversé cours d'éthique et culture religieuse (ECR), qui a débuté lundi matin au Palais de justice de Drummondville.
La partie demanderesse, représentée par les avocats Jean-Pierre Bélisle et Jean-Yves Côté, cherche à faire déclarer inconstitutionnelle l'obligation de suivre le cours. Elle a fait entendre d'entrée de jeu la mère de deux enfants, Suzanne Lavallée, de Drummondville, qui, à l'instar de quelque 2300 autres parents au Québec, s'est vue refuser le droit d'exemption (de suivre le cours ECR) par la Commission scolaire des Chênes.«Je ne peux concevoir que mon enfant de 6 ans (première année) se fasse enseigner qu'il y a plusieurs dieux, que Jésus est sur le même pied que les autres, que sa naissance est une histoire qui se retrouve parmi d'autres contes et légendes, que le sens divin soit ainsi dénaturé. Je crois en un seul Dieu et c'est comme ça à la maison», a-t-elle fait valoir, essentiellement, en se basant sur deux documents officiels: le manuel utilisé en classe, qu'elle a emprunté d'un professeur, et la copie complète du programme tel qu'édicté par le ministère de l'Éducation, qu'elle a trouvé sur Internet.
Mme Lavallée, qui a évidemment pris soin de lire les deux documents, a fait ressortir des paragraphes montrant, selon elle, que le vocabulaire est «tendancieux, complexe et irrespectueux» et que les «récits sont invraisemblables».
La partie défenderesse, représentée par deux procureurs du ministère de l'Éducation, dont Me Benoit Boucher, a cherché à faire admettre par le juge que la mère, n'étant pas pour autant une experte en psychologie, pouvait ne pas être crédible dans ce témoignage. Mais le juge Dubois a estimé qu'un parent «peut répondre pour son enfant sans que cela devienne une expertise».
«À la limite, c'est un cours pour un étudiant de cégep. Mon enfant n'est pas capable d'évoluer à travers d'autres valeurs ainsi racontées», a lancé Mme Lavallée, tantôt émotive, qui a évoqué les paroles de l'hymne national pour faire valoir son point: «...Et ta valeur, de foi trempée, protégera nos foyers et nos droits...»
Elle a de plus indiqué qu'elle ne savait pas qu'un DVD était disponible à l'école pour les parents qui voulaient en savoir davantage sur le contenu du programme ECR.
Le plus vieux des deux enfants (16 ans, 5e secondaire) de Mme Lavallée a eu un malaise en entrant dans le box des témoins et les avocats ont convenu de ne pas le faire témoigner.
Plus de détails dans La Tribune de mardi.
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Dimanche 17 mai 2009
Publié
le 2009-05-17 14:36:25
par commissaire
Le débat se transporte en cour (ÉCR 1)

Le débat sur la pertinence du cours d'éthique et de culture religieuse (ECR) se transporte devant la Cour supérieure du Québec à Drummondville. Une famille conteste le caractère obligatoire du cours pour les élèves du niveau primaire et secondaire.
En matinée, la mère de famille qui est à l'origine de la requête a été appelée à témoigner. Celle-ci a fait valoir que le cours d'éthique et de culture religieuse risque de créer une confusion chez son enfant, qui est en première année au primaire, puisque l'élève n'est pas en mesure de faire la distinction entre les faits et ce qui relève du conte et de la légende. L'enfant, dit la mère, croit par exemple encore au Père Noël.
La requérante a également insisté sur le fait que le programme était rempli d'irrégularités. Selon elle, le manuel scolaire omet notamment de décrire le rôle des rois mages.
Pour l'avocat des plaignants, la formation en ECR devrait être optionnelle pour respecter le droit des parents d'éduquer leurs enfants conformément à leurs convictions religieuses ou philosophiques.
L'athéisme est une conviction philosophique parfaitement légitime. Un parent du Québec peut et doit avoir le droit d'élever son enfant dans cette conviction philosophique. Avec le nouveau programme d'ECR obligatoire, tout enfant du Québec, même l'enfant athée, est exposé à cette religion dès l'âge de six ans et pour toute la durée de sa scolarité primaire et secondaire. On ne se bat pas ici pour des catholiques ou des chrétiens, on se bat pour des citoyens qui veulent récupérer une liberté de choix, athées inclus.
— Me Jean-Yves Côté, avocat des parents
De son côté, le procureur de la Couronne estime que le cours d'éthique et de culture religieuse a sa raison d'être.
Ce que l'on tente de démontrer ici, c'est que le programme, tel qu'il a été écrit, poursuit des objectifs légitimes. [...] La poursuite du bien commun et le vivre ensemble sont ce que tout le monde devrait privilégier. C'est ce que nous tentons de démontrer.
— Me Benoît Boucher, procureur de la Couronne

Rappelons que des opposants regroupés au sein de la Coalition pour la liberté d'expression ont organisé des manifestations au cours des dernières semaines pour dénoncer le cours d'éthique et de culture religieuse.
Le porte-parole de la Coalition, Richard Décarie, affirme que quelque 100 000 personnes appuient la démarche de l'organisme.
Au Québec, 1200 parents ont demandé que leurs enfants soient exemptés du cours d'éthique et de culture religieuse.
Jurisprudence
La cause, qui a attiré un public nombreux lundi au palais de justice de Drummondville, est suivie avec grand intérêt, puisqu'elle pourrait faire jurisprudence, notamment à Granby.
Un juge qui doit se prononcer sur le cas de six élèves qui ont été suspendus temporairement de l'école J.H.-Leclerc parce qu'ils boycottaient le cours d'éthique et de culture religieuse a déjà indiqué qu'il attendait ce verdict avant de rendre sa décision.
Le procès devrait s'échelonner sur quatre jours.
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1 Commentaire :
Commentaire écrit le jeudi 28 mai 2009 à 17:15:00 (lien) Luc Zwingli Ce serait gentil de préciser que les 3/4 des parents sont pour la liberté de choix, même si le Ministre prétend que le cours doit satisfaire tout le monde (nous savons ce qui est bon pour vous et vos enfants, si vous êtes contre, c\'est que vous avez de problème de dialogue, des fanatiques, contre le Bien, etc.)
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