François Langlois - Commissaire de la circonscription no. 8 à la C. s. des Chênes
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Publié le dimanche 10 mai 2009

Dimanche 10 mai 2009

Cours d'éthique et culture religieuse: une famille conteste en Cour

Maintenant que le gouvernement a obtenu ce qu'il voulait, soit la fin des Commissions scolaires basées sur la religion, lesquelles ont été changées pour des Commissions scolaires laïques, ce qui en résulta la disparition des cours de religions catholique et protestante à l'école, celui-ci devrait faire preuve d'ouverture face aux doléances des familles qui souhaitent la non ingérence du gouvernement dans l'éducation religieuse de leurs enfants.

Ainsi, il saurait faire preuve de magnanimité et de sagesse en rendant optionnels les cours d'Éthique et de culture religieuse au niveau du primaire et au premier cycle du secondaire, en laissant aux parents d'élèves cette responsabilité d'instruire leurs enfants de la façon qu'ils le jugent à propos. Ce cours ayant l'avantage d'être remplacé par un cours de civisme et de d'habileté sociale (bienséance) qui ne pourrait qu'être bénéfique dans le cadre des relations interpersonnelles et intergénérationnelles dans notre société.

Il est raisonnable de croire qu'à compter du deuxième cycle du secondaire, soit vers l'âge de quatorze ans, l'enfant aura atteint un degré d'autonomie émotionnelle et spirituelle, ainsi que la maturité nécessaire pour assimiler l'information générale relativement aux religions dans le monde tout en jugeant personnellement de ce qu'il croit être juste et bon pour son  développement personnel. Avant cela, il demeure indispensable que l'éducation spirituelle de l'enfant relève principalement de la responsabilité de ses parents. Le milieu social dans lequel il gravite, ne devant être là que pour seconder les parents dans cette tâche, et ne doit porter préjudice en aucune façon sur la voie personnelle que préconise ses parents pour le développement de leurs enfants.

Naturellement, en autant que cela demeure dans le cadre du respect des valeurs fondamentales de la société québécoise que l'on retrouve autant dans la charte québécoise que canadienne.


 

La Presse Canadienne
Drummondville

Une famille transporte le débat sur le controversé cours d'éthique et culture religieuse jusqu'en Cour supérieure du Québec, lundi à Drummondville.

Elle contestera l'obligation de suivre ce cours pour les élèves du niveau secondaire et primaire depuis septembre dernier.La famille, qui ne peut être identifiée, espère que le tribunal jugera inconstitutionnelle l'obligation de suivre le cours.

Depuis septembre, le cours fait l'objet de récriminations de la part de certains parents.

Un groupe d'opposants, la Coalition pour la liberté en éducation, a notamment tenu des manifestations au cours des dernières semaines.

 

Le porte-parole, Richard Décarie, affirme que 100 000 personnes appuient la démarche de la coalition qui souhaite que «le gouvernement respecte le droit fondamental de liberté de conscience» et permette aux élèves d'être exemptés du cours.

Ils demandent «un véritable choix en éducation et non pas l'imposition d'une religion relativiste».

Le cours d'éthique et culture religieuse se veut, notamment, un apprentissage des religions judéo-chrétiennes ainsi que des croyances autochtones, présentées comme «le patrimoine religieux québécois», dans une perspective plus culturelle que religieuse.

Le mois prochain, une école catholique privée pour garçons de Montréal, la Loyola High School, présentera également ses doléances devant la Cour.


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