Publié le mardi 7 avril 2009
Mardi 7 avril 2009
Publié
le 2009-04-07 14:38:09
par commissaire
Le missile nord-coréen visible sur une image satellite

RE: http://www.isisnucleariran.org/assets/pdf/Musudan_ri_Missile_Flight_6April2009.pdf
Un satellite commercial a capturé une image de la fusée balistique nord-coréenne lancée dimanche, selon l'Institut pour la science et la sécurité internationale (ISIS).
L'ISIS, un organisme à but non lucratif qui se présente comme luttant contre la prolifération nucléaire, a indiqué dans un communiqué avoir «obtenu une image d'un satellite commercial de DigitalGlobe prise le 5 avril en Corée du Nord qui semble montrer en vol le missile» lancé depuis la base de Musudan-ri, au nord-est du pays.
Pyongyang a décrit la fusée, un missile Taepodong-2 à trois étages d'une portée estimée à 6.700 km, comme un simple lanceur de satellite.
Selon l'institut, basé à Washington, «de la fumée dans le sillage de la fusée et la flamme provoquée par la combustion du propergol» sont visibles sur l'image satellitaire. «Le terrain visible sous le missile se trouve à quelques kilomètres seulement du pas de tir», poursuit l'ISIS.
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Mardi 7 avril 2009
Publié
le 2009-04-07 12:10:45
par commissaire
Kim Jong-Il a «éclaté en sanglots»

Sniff !!
(SOUPIR)

Le numéro un nord-coréen Kim Jong-Il a «éclaté en sanglots» en songeant que l'argent dépensé par son pays pour lancer un satellite n'avait pu servir à améliorer le niveau de vie de ses concitoyens, tout en se félicitant de cet événement «historique», selon Pyongyang.
«Même s'il a permis cette fière victoire, il a regretté de ne pas avoir été en mesure de dépenser davantage d'argent pour les moyens d'existence du peuple et a éclaté en sanglots», a écrit le journal du Parti communiste au pouvoir, Rodong Sinmun, dans son édition de mardi.
«Mais notre peuple comprendra», a-t-il ajouté citant Kim Jong-Il.
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Mardi 7 avril 2009
Publié
le 2009-04-07 00:39:36
par commissaire
Québec veut réduire le taux de décrochage de 11%

Tommy Chouinard La Presse
(Québec) Le gouvernement Charest s'engagera à faire passer le taux d'obtention du diplôme secondaire avant l'âge de 20 ans de 69% à 80% d'ici 2020 «ou un peu avant».
C'est ce qu'a indiqué ce midi la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, à la sortie d'une interpellation en Chambre sur le thème du décrochage scolaire. À l'heure actuelle, 31% des jeunes n'ont pas obtenu leur diplôme d'études secondaires avant l'âge de 20 ans. Pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir en 2003, le gouvernement Charest fixera une cible de réduction de ce taux de décrochage. Michelle Courchesne déposera son plan d'action en mai. Ce plan était pourtant attendu ce mois-ci. Québec «mettra en oeuvre» le rapport Ménard, rendu public le mois dernier, a précisé Mme Courchesne. La ministre reprendra l'objectif d'augmenter le taux de diplomation à 80% recommandé par le président de la Banque de Montréal, Jacques Ménard. Les 10 recommandations du rapport seront mises en application.
Selon M. Ménard, le coût de ses recommandations atteint de 35 à 65 millions de dollars pendant trois ans, puis de 140 à 240 millions par an par la suite. Québec investira-t-il plus d'argent que les 840 millions actuels dans la lutte contre le décrochage? Les «sommes requises» seront investies, s'est contenté de dire Mme Courchesne. Lors du dépôt du rapport, la ministre avait indiqué que Québec n'allongerait pas des millions supplémentaires.
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Mardi 7 avril 2009
Publié
le 2009-04-07 00:35:16
par commissaire
La violence en pleine salle de classe
Daphnée Dion-Viens Le Soleil
(Québec) Contrairement à ce qu'on pourrait croire, la violence ne se déroule pas nécessairement pendant l'heure du dîner ou entre deux rangées de casiers. C'est dans la salle de classe qu'elle devient réalité.
C'est du moins ce qu'ont répondu en majorité les élèves interrogés par Julie Beaulieu, professeure en sciences de l'éducation à l'Université du Québec à Rimouski. Lorsqu'on leur a demandé quel est le moment de la journée qui est le plus propice à la violence, la réponse qui arrive en tête de liste est «pendant les cours». Les endroits où les gestes violents s'insinuent le plus souvent sont la bibliothèque et la salle de classe, selon les ados interrogés.
«Peut-être que les jeunes ont davantage conscience de ces gestes lorsqu'ils se produisent pendant les cours», avance prudemment Mme Beaulieu.
Parmi les autres endroits où règne l'intimidation, mentionnons en ordre les toilettes, la cafétéria et le voisinage de l'école. Étonnamment, la cour d'école et les casiers arrivent en 10e et 11e position. Hormi les cours, la violence survient surtout le matin, avant le son de la cloche.
Par ailleurs, les agresseurs sont souvent des jeunes qui ont le même âge que les victimes, ou du moins qui sont du même niveau scolaire. Rien de bien étonnant alors, si tout se déroule souvent sous le nez de l'enseignant.
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Mardi 7 avril 2009
Publié
le 2009-04-07 00:31:15
par commissaire
Radiographie de la violence à l'école

Daphnée Dion-Viens Le Soleil
(Québec) Des menaces proférées dans le fond d'une classe. Un élève à qui on arrache son iPod pendant l'heure du dîner. Un adolescent qui se fait insulter dans l'autobus. La violence à l'école fait couler beaucoup d'encre, mais il reste difficile d'en faire un portrait très précis. C'est pourtant le tour de force réalisé par l'équipe de Julie Beaulieu, professeure en sciences de l'éducation à l'Université du Québec à Rimouski. Portrait d'une violence ordinaire.
«Au Québec, il n'y a pas beaucoup d'études qui ont permis de documenter précisément la violence qui est vécue dans les écoles, affirme Mme Beaulieu. Il y a plusieurs études qui ont été réalisées sur le sujet, mais la plupart ont été faites dans d'autres pays.»
L'enquête de Mme Beaulieu a été réalisée auprès de 820 élèves dans neuf écoles secondaires du Bas-Saint-Laurent, en 2007-2008. Les élèves, de la première à la troisième secondaire, viennent de parcours différents (régulier, adaptation scolaire et enrichi). Certains sont issus de milieux défavorisés, d'autres de familles mieux nanties.
L'étude décortique la violence et l'intimidation sous toutes ses formes, qu'il s'agisse de répandre de fausses rumeurs sur un élève, de rejeter un camarade de classe lors d'une activité, de bousculer un ado dans le corridor ou de crier des insultes. «Même si on parle de plus en plus de violence psychologique, les jeunes croient encore beaucoup que la violence est surtout physique», explique Mme Beaulieu. Dans le questionnaire qui a été distribué aux élèves, plusieurs exemples de violence verbale et indirecte ont été énumérés, afin de bien cerner le quotidien des élèves.
Voici les principales conclusions de cette étude.
Un élève sur trois est témoin ou victime de violence à l'école
La violence à l'école est une réalité pour environ un élève sur trois (33 %). Près de 25 % des ados interrogés ont répondu être souvent témoins ou victimes de gestes violents alors que 8 % côtoient cette réalité chaque jour. La majorité (62 %) ont rarement remarqué la présence de violence, alors que 5 % n'en ont jamais été témoins ou victimes. Ce sont les élèves de première secondaire qui sont le plus souvent exposés à cette réalité (34 %).
La violencela plus fréquente : les insultes et méchancetés
Plus de la majorité des élèves du secondaire (58 %) ont eu droit à des remarques méchantes, alors que près de la moitié ont récolté des insultes ou des injures, à différentes fréquences durant l'année scolaire. Environ 20 % ont été victimes de cyberintimidation (insultes ou fausses rumeurs répandues dans Internet), alors que 34 % ont déjà été poussés ou bousculés. Près de 14 % ont déjà été frappés, alors que 2 % ont été menacés avec un objet ou une arme à feu.
La violence ne diminue pas avec les années
Contrairement à ce que suggèrent d'autres études, la violence sur les bancs d'école ne diminue pas nécessairement avec les années. Même si ce sont les élèves de première secondaire qui remarquent plus souvent les gestes violents, ceux qui en sont vraiment victimes sont plus nombreux en troisième secondaire. «C'est un peu plus étonnant, il y a vraiment un sommet, affirme Mme Beaulieu. Est-ce que ça peut s'expliquer par le fait que les garçons arrivent en phase de puberté?» La violence physique est notamment plus forte chez les plus âgés. L'équipe de Mme Beaulieu a aussi interrogé des élèves de quatrième et cinquième secondaire, mais les résultats sont toujours en cours d'analyse.
Cyberviolence : les agresseurs sont des filles
Sur la Toile, ce sont les adolescentes qui jouent le rôle de bourreaux. Parmi les élèves qui ont été victimes de violence sur Internet, 59 % affirment que leurs agresseurs étaient des adolescentes. Le phénomène prend aussi de l'ampleur en troisième secondaire. Sans surprise, la violence physique est plus souvent le lot des garçons (85 %), qui ne donnent pas leur place non plus lorsqu'il est question d'insultes, d'injures et de menaces verbales. Ceux qui ont recours à la violence verbale sont plus souvent des garçons (47 %) que des filles (39 %).
L'école n'est pas au coeur des confidences
Lorsque vient le temps de se confier, les élèves en parlent généralement à des amis (68 %) ou à leurs parents (56 %). «On doit s'attendre à ça, dit Mme Beaulieu. C'est pourquoi il est important d'amener les jeunes à parler de ces confidences à un adulte.» Même scénario du côté des parents, qui n'en informent pas toujours l'école. Les élèves se confient aussi à leurs frères et soeurs. Les tuteurs de classe ou enseignants arrivent seulement en quatrième et cinquième position, suivis par la direction d'école. De plus, seulement 9 % des jeunes affirment qu'il ne parlerait pas de ces problèmes s'ils étaient victimes d'intimidation.
L'intimidation mène à la dépression
Parmi les jeunes interrogés, 17 % présentaient des symptômes laissant croire à une dépression modérée (16 %) à sévère (1 %). L'étude a aussi permis d'établir un «lien très significatif» entre la dépression et l'intimidation. «C'est très préoccupant, affirme Mme Beaulieu. On sait que les jeunes sont très fragiles à cet âge. La dépression majeure peut mener à des tentatives de suicide.» Il faut intervenir très tôt pour sensibiliser les jeunes aux problèmes de violence, ajoute Mme Beaulieu. «Ça doit commencer à la maternelle, et même à la garderie. Ce n'est pas seulement l'école qui doit en être responsable. Toute la société doit être concernée.»
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Mardi 7 avril 2009
Publié
le 2009-04-07 00:26:36
par commissaire
Pénurie de spécialistes dans les écoles
Daphnée Dion-Viens Le Soleil
(Québec) Caroline (nom fictif) se demandait ce qui pouvait bien expliquer les difficultés d'une de ses élèves. Pensant qu'il pouvait s'agir d'un trouble du langage, elle inscrit la petite sur une liste d'attente en début d'année scolaire, afin qu'elle rencontre l'orthophoniste et la psychologue pour un test de dépistage.
Les semaines passent. L'enfant est toujours en attente. Les spécialistes - qui desservent plusieurs écoles - sont débordés. Lors de la remise du premier bulletin l'automne dernier, Caroline rencontre ses parents. L'enseignante tente de les rassurer. Leur enfant fait beaucoup d'efforts, mais les résultats ne sont pas au rendez-vous. Il doit y avoir un problème. Mais il faut attendre le diagnostic.
Les mois passent. Une autre rencontre est prévue avec les parents cette semaine, pour la remise du deuxième bulletin. Rien n'a bougé.
Caroline est allée rencontrer la directrice de son école. «Qu'est-ce que je dis aux parents? Que leur enfant va couler et qu'on n'a rien fait pour l'aider?» Le verdict tombe rapidement. «Oublie ça, elle ne sera pas évaluée cette année, lui lance sa directrice. On est trop débordé.»
Même à la maternelle, où le dépistage devrait être une priorité, l'histoire se répète. En début d'année, une autre enseignante a identifié trois élèves qui devaient être évalués. Un seul a été rencontré, son cas étant jugé urgent. Les deux autres devront attendre à l'an prochain.
«C'est vraiment frustrant, on a l'impression de laisser tomber ces enfants-là, lance l'enseignante, qui préfère elle aussi garder l'anonymat. C'est lourd au quotidien. En plus, on bousille la collaboration avec les parents. Ils sont fâchés et on les comprend.»
La commission scolaire de la Capitale explique ces retards par la difficulté à recruter des spécialistes, notamment des psychologues. L'an dernier, un poste en orthophonie a été vacant pendant plusieurs mois, ce qui peut aussi avoir entraîné des retards, ajoute Marie-Élaine Dion.
À la commission scolaire des Premières-Seigneuries, le secrétaire général Jean-François Parent assure que les cas urgents sont évalués en deux semaines habituellement. Certains élèves peuvent toutefois attendre six mois avant d'être vus par un spécialiste, ajoute-t-il.
1700 embauches
Du côté du ministère de l'Éducation, on rappelle qu'une entente intervenue lors de la signature de la dernière convention collective des enseignants a permis de consacrer 90 millions $ supplémentaires sur trois ans à l'embauche de spécialistes afin de venir en aide aux élèves en difficulté. Jusqu'à maintenant, 1700 professionnels ont été embauchés sur les 2000 prévus, selon le ministère.
Malgré ces millions supplémentaires, les commissions scolaires peinent toujours à combler les besoins grandissants. Le nombre d'élèves en difficulté est en constante augmentation depuis quelques années. Ceux qui souffrent de troubles graves nécessitant un diagnostic ont augmenté de 20 % en cinq ans, pour un total de 30 300 élèves. Au secondaire, l'augmentation atteint même 30 %.
Si on tient compte de tous les élèves qui nécessitent des services particuliers, le nombre grimpe à 150 000, soit environ 15 % des élèves.
«La clientèle augmente mais les ressources ne suivent pas au même rythme», déplore Jean Falardeau, président de la Fédération des professionnels de l'éducation du Québec.
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Mardi 7 avril 2009
Publié
le 2009-04-07 00:12:17
par commissaire
Lutte contre le décrochage scolaire: tout commence à la maternelle

Daphnée Dion-Viens Le Soleil
(Québec) Comme toutes les deux semaines, une quinzaine d'enfants âgés de quatre ans franchissent joyeusement la porte de l'école primaire de Saint-Jean-Port-Joli. Pendant tout l'après-midi, en compagnie de leur éducatrice Gaétane Cloutier, ils s'initieront à la vie à l'école avant de rejoindre les grands de maternelle l'an prochain. Ils participent au programme Passe-Partout.
Dans la classe de Mme Cloutier, il y a les petits «+» et les petits «?». Ceux qui sont agités et demandent beaucoup d'attention et ceux qui sont très réservés et qui ouvrent rarement la bouche. Grâce à un nouvel outil de dépistage (voir autre texte), une attention toute particulière est portée à ces enfants afin de prévenir les troubles de comportement. On en trouve environ 30 % par groupe.
«Il est important d'intervenir tôt. Les études démontrent qu'après huit ans, il est déjà beaucoup plus difficile de régler un problème de comportement», affirme Natalie Breton, la conseillère pédagogique qui est à l'origine de cette initiative.
L'intervention prend la forme de gestes très simples. Cet après-midi-là, Mme Cloutier réunit les enfants vêtus de leurs sarraus colorés pour une activité de peinture. Alors qu'ils étaient tous sagement assis à la table, l'éducatrice fait distribuer les pinceaux par des enfants plus réservés, pour les encourager à prendre des initiatives. Les plus agités sont invités à attendre patiemment.
À l'occasion, Mme Cloutier se permet aussi de jouer des tours à certains d'entre eux. Lors d'une activité de bricolage par exemple, elle omet de remettre une paire de ciseaux à un gamin qui est particulièrement gêné. «L'idée est d'amener l'enfant à exprimer ses besoins. On ne veut pas qu'il reste seul dans son coin sans rien dire», explique Mme Breton. Quand un enfant vole un camion à un autre, on intervient aussi auprès de celui qui s'est fait enlever son jouet sans protester, pour l'amener à s'affirmer. De petites interventions qui font toute la différence. «En cours d'année, on voit rapidement la différence», lance Gaétane Cloutier.
À un point tel qu'en juin, au moins la moitié des enfants n'ont plus de problèmes de comportement, affirme Natalie Breton, qui a fait de ce programme son projet de maîtrise. «Parmi les enfants qui éprouvent encore des problèmes, il y a aussi eu de l'amélioration», ajoute-t-elle.
Une première commission au québec
Implanté d'abord sous la forme d'un projet-pilote il y a deux ans, ce programme d'intervention précoce a rapidement été étendu à tous les enfants du préscolaire de la commission scolaire de la Côte-du-Sud. Cette année, près de 500 gamins y participent. Les éducatrices reçoivent des formations pour les aider à interagir auprès des enfants, et une intervenante leur vient en aide, quelques fois par semaine. Selon Égide Royer, professeur en éducation spécialisée à l'Université Laval, il s'agit de la première commission scolaire au Québec qui implante un tel programme d'intervention au préscolaire. M. Royer, qui a supervisé les travaux de Natalie Breton, se réjouit de la participation de la commission scolaire dans ce projet.
Serge Mathurin, directeur des services de l'enseignement à la commission scolaire de la Côte-du-Sud, fonde beaucoup d'espoir dans ce projet. «Déjà, les retombées sont très intéressantes, dit-il. On espère qu'en bout de ligne, ce programme aura un impact sur le décrochage scolaire. Si l'enfant se sent bien à l'école, il y a plus de chances qu'il y reste.»
Mettre les parents dans le coup
Apprendre à un parent que son enfant a un problème de comportement n'est pas évident. «On a vu toutes les réactions», raconte Madeleine Gendron, responsable du programme Passe-Partout à la commission scolaire. «Il y a parfois des larmes, du déni... Mais il y a aussi des parents qui nous ont dit qu'ils étaient très effacés à l'école et ils ont souffert de ça. Ils sont contents qu'on aide leur enfant à s'affirmer.»
Une des clés du programme de dépistage (PDP) précoce est la participation des parents. Ils sont d'abord invités à évaluer leur enfant, dans le cadre du processus de dépistage. Ensuite, ils sont appelés à collaborer avec l'éducatrice.
Le lien avec les parents n'est pas toujours facile à établir. Certains parents sont intimidés par l'école. D'autres, au contraire, sont intimidants, raconte Mme Gendron. «Mais en bout de ligne, ils comprennent que c'est pour le bien de leur enfant.»
La participation des parents au PDP est d'ailleurs très bonne, souligne Éloïse Gamache, conseillère en éducation préscolaire. Sur une centaine d'enfants inscrits au programme Passe-Partout, seulement trois parents ont refusé d'y participer. «Ça fait toute une différence lorsque les parents participent», dit-elle.
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