François Langlois - Commissaire de la circonscription no. 8 à la C. s. des Chênes
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Publié le mercredi 22 avril 2009

Mercredi 22 avril 2009

De l'inutilité des commissaires à...(EN CONSTRUCTION)

Qu’est-ce que l’on reproche au réseau de l’éducation ? L’inutilité des commissaires ? Je veux bien, mais sait-on en quoi concernent leurs responsabilités ?

 

Pour vous donner une idée de ce à quoi un commissaire est appelé à se prononcer dans une année, je vais lister, ci-dessous, des dossiers auxquels il participe à prendre une décision pour la bonne marche de l’organisation. Ainsi, dans les derniers mois à la Commission scolaire des chênes, nous nous sommes prononcés sur les sujets suivants en atelier de travail, au Comité exécutif et au Conseil des Commissaires : 

  • Cheminement préparatoire à la formation professionnel-localisation;
  • Politique relative au maintien ou à la fermeture d’école;
  • Modification apportées aux actes d’établissements;
  • Plan triennal de répartition et de destinations des immeubles;
  • Services éducatifs offerts en 2008-2009;
  • Les Territoires pédagogiques 2008-2009;
  • Les Actes d’établissements 2008-2009;
  • Étude de la mise en place d’un CFER;
  • Le plan d’action 2007-2008-suivi;
  • Le maintien des bâtiments et résorption du déficit d’entretien-suivi-acceptation d’appels d’offre;
  • Planification stratégique 2008-2012;
  • Les services aux élèves HDAA et le soutien en milieu défavorisé;
  • Demande d’appui de la ville de Drummondville pour le développement du centre multisports;
  • États financiers 2007-2008-rapport du vérificateur externe;
  • État des taxes scolaires impayées relatif à la vente des immeubles pour défaut de paiement de taxes;
  • Adoption d’un régime d’emprunt à long terme;
  • Représentation à l’ACELF;
  • Révision de décision-classement d’un élève;
  • Suivi sur le projet de loi 88;
  • Modification à la structure administrative;
  • Rapport biaisé du palmarès des écoles et incidence sur le classement des écoles à notre C.S.;
  • Suivi sur la réalisation du nouveau Centre administratif, découlant de la réorganisation des clientèles et des services;
  • Suivi du procès ÉCR
  • Élection à l’exécutif;
  • Acceptation du Plan d’action 2008-2009;
  • La gouvernance et la modification des comités proposés par la loi 88;
  • Modification au code d’éthique;
  • Suivi de la négociation locale avec le personnel enseignant;
  • Détermination des frais chargés aux parents en rapport avec la reprographie, les programmes particuliers, et la surveillance du midi;
  • Formation de gestion pour le Conseil des Commissaires;
  • Formation sur le programme en Étique et culture religieuse;
  • La politique de remboursement des frais reliés à la fonction;
  • Entente sur la réussite éducative entre le MELS, Emploi-Québec, MDÉIE, du MAMR, du CRECQ … :
  • Entente avec la Ville de Drummondville sur la téléphonie IP;
  • Les intérêts sur l’arrérage des versements de taxes scolaires;
  • Évolution de la situation financière de la C.S;
  • Élaboration d’une politique relative à l’environnement et au développement durable;
  • Nomination du personnel administratif, enseignants, professionnels, de soutien, transport scolaire;
  • Entente spécifique en matière d’égalité entre les femmes et les hommes au Centre du Québec 2007-2010;
  • Délégation à l’AG de la FCSQ;
  • Demande de dérogation au nouveau programme d’ÉCR;
  • Approbation de la politique sur les saines habitudes de vie;
  • Approbation de la détermination de quel façon les ressources seront distribuées pour les services de la C.S. ainsi que pour ceux des écoles;
  • Adoption du budget 2008-2009;
  • Demande de révision de décision;
  • Délégation au directeur-général;
  • Processus d’évaluation du directeur-général;
  • Protocole Mondial des Cultures;
  • Entente local avec le personnel enseignant;
  • Politique de l’encadrement local en évaluation des apprentissages;
  • Servitude de la Ville de Drummondville-école St-Pierre;
  • Adoption des calendriers scolaires;
  • Modification aux actes d’établissements des écoles Carrousel et La Poudrière
  • Objectifs, principes et critères de répartition des ressources financières;
  • Tarification des programmes particuliers;
  • Mise aux normes des bâtisses;
  • Travaux de réaménagement des locaux de technologie et classes à l’école La Poudrière;
  • Comité d’un projet de fondation à la C.S.;
  • Révision de la politique EHDAA;
  • Affectation des directions d’établissement;
  • Adoption des plans d’effectifs du personnel enseignant, professionnel, carcéral et de soutien;
  • Demande de révision de décision-cours d’ÉCR;
  • Addenda au protocole d’entente municipal scolaire-Centre Écosport;
  • Surplus réservé (budget);
  • Avis sur l’éthique en loisir et en sport;
  • Adoption du Règlement code d’éthique et de déontologie applicable aux commissaires;
  • Loi 88-suivi;
  • Projets d’immobilisation;
  • Impact du projet de diminution du nombre d’élèves par classe sur la capacité d’accueil des écoles;
  • Formation professionnelle;
  • Nomination temporaire direction adjointe;
  • Modification au nombre de représentants au conseil d’établissement-école St-Pierre;
  • Reconnaissance arts-étude en musique;
  • Vente d’immeubles;
  • Critères d’inscription 2009-2010;
  • Consultation en vue de renouvellement de conventions collectives;
  • Représentation à l’AG de la GRICS;
  • Modification au Règlement de délégation de fonctions et pouvoirs aux diverses instances;
  • Dossiers variés en Comité et en atelier de travail;
  • Comité exécutif;
  • Comité de Gouvernance;
  • Comité des services éducatifs;
  • Comité des Services administratifs;
  • Comité EHDAA;
  • Comité de Transport;
  • Comité des officiers.

 

Si vous croyez toujours qu’une direction d’école, si pleine de bonne volonté soit-elle, et/ou un Conseil d’Établissement peuvent, en toute honnêteté s’acquitter de ces tâches additionnelles tout en conservant , ou mieux, en améliorant la qualité des services aux élèves, et bien travailler fort pour nous en persuader. S’il est démontré qu’une nouvelle structure sera plus efficiente, et que je ne sois plus dans la parade, je serai heureux de tirer ma révérence en sachant qu’un pas de plus aura été fait pour améliorer notre système public d’éducation pour le bénéfice des élèves. Car il en va de l’intérêt des élèves avant toutes choses. Par contre, ce serait grandement apprécié que vous nous expliquiez de quelles façons vous souhaitez modifier le partage des tâches afin que l’on sache à quoi s’attendre. Tout en prenant bien soin de mettre sur papier les coûts référant à ces changements afin que l’on puisse juger objectivement de l’efficacité, à tout le moins potentielle, de ces heureux changements souhaités.

On peut toujours argumenter que la structure administrative découlant de l'organigramme actuel est trop lourde et qu'il y a gaspillage d'argents, je n'ai vu personne, à ce jour, proposer une alternative efficace, qui tienne compte d'une proposition budgétaire réaliste , qui répondrait aux besoins de la nouvelle structure en place, tout en démontrant une plus grande efficacité. Tout ce qu'on entend, c'est une critique négative sur la structure des commissions scolaires en place, le dénigrement facile des dépenses injustifiées et improductives pour assurer la réussite éducative des élèves, qui ne pointent, s’il y a lieu, que les cas marginaux.

 

Ne vous limitez pas à dénigrer et détruire la structure déjà en place sans autres formes de procès, que des « à peu près » ou des « ce serait bien mieux ». Ce travail vaut la peine d’être fait, mais bien fait, si vous pensez réellement que la structure du Conseil des commissaires est révolue. Personnellement, je suis loin d’en être persuadé car étant au commande avec mes collègues commissaires depuis plus de 5 ans, incluant 3 ans comme commissaire-parent, j’ai eu le temps de prendre conscience du travail énorme abattu par notre équipe en partenariat très étroit avec la direction générale, appuyé, en cela, par notre formidable équipe éducative, administrative, en gestion immobilière, et en gestion de transport, dévouées à la cause des enfants et des élèves en général.

 

Mais, j’en conviens, lorsque j’ai dit cela, je n’ai rien dit…de convaincant et de raisonnable. Ce n’est qu’émotif. Et nos actions ne peuvent naturellement pas être guidées seulement par nos émotions. Alors, concrètement, qu’est-ce que la structure actuelle apporte de positif au système d’éducation au Québec ? En quoi, la gestion de ma Commission scolaire a-t-elle pu être profitable pour la réussite des élèves ?

 

En premier lieu, tel que le mentionnait M. André Caron lors de la présentation du rapport de l’étude de la FCSQ traçant le profil des commissaires élus, il apparaît que les commissaires sont très au fait des besoins des élèves et des parents et qu'ils s’impliquent pour améliorer le système d’éducation du Québec. Ce sont des hommes et des femmes qui démontrent un grand engagement à l’égard des jeunes et des adultes, se dévouent sans compter pour leur offrir une éducation de qualité et qui possèdent une expérience riche dont notre réseau public d’éducation tire un grand profit (http://www.fcsq.qc.ca/Presse/Communiques/voircommuniques.asp?ID_Communique=280).

Nous y dénotons, entre autres choses, que près de la moitié des commissaires élus sont des parents qui ont un ou des enfants de 5 à 18 ans qui fréquentent un établissement d’ordre préscolaire, primaire, secondaire ou de formation professionnelle. Si on ajoute les commissaires-parents qui siègent aux conseils des commissaires, ce sont 53,4 % des commissaires qui ont des enfants à l'école. De plus, il est mentionné qu’une forte majorité d’entre eux ont déjà œuvré au sein d’organismes où siègent des parents, tels que le conseil d’établissement (65 %) et le comité de parents. Sur le plan de la formation et de l'occupation professionnelle, 77 % des commissaires élus ont complété des études postsecondaires et près de la moitié occupent un emploi d’encadrement ou de niveau professionnel, alors que 25 % déclarent être au foyer ou à la retraite.

Le portait réalisé par la FCSQ nous apprend aussi que les deux principales raisons pour lesquelles la grande majorité des répondants se sont présentés comme commissaire sont : la continuité d’une implication au sein d’organismes où siègent des parents (49 %) et l’amélioration du système scolaire (46 %). Les commissaires ont également mentionné d’autres raisons telles que : soutenir les écoles publiques, assurer une surveillance citoyenne et une reddition de comptes, aider à conserver des écoles menacées de fermeture, participer au développement de la région, etc. Cela fait dire au président de la FCSQ que « Les motivations sociales et communautaires des commissaires constituent une richesse importante pour le développement du Québec et de ses régions.


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Mercredi 22 avril 2009

L'école des «raccrocheurs»

Lysiane Gagnon     La Presse

Saisissant, ce reportage que publiait hier La Presse sur l'école privée Saint-Joseph... qui est en train de faire la preuve que la meilleure façon de permettre aux élèves en difficulté de se «raccrocher» à l'école serait de revenir à l'organisation scolaire d'avant la Révolution tranquille!

Cette école de Saint-Hyacinthe a hérité de ses soeurs fondatrices la mission de récupérer les élèves qui n'arrivent pas à suivre, qui redoubleraient chaque année si c'était permis, et qui s'en vont tout droit vers le décrochage. Le tiers de ses élèves entrent dans cette catégorie. 

On leur offre deux programmes. «Un premier, explique notre collègue Marie Allard, leur permet de faire leurs deux premières années du secondaire en trois ans, les six premiers mois du programme étant presque entièrement consacré à rattraper les retards accumulés au primaire. Le second programme suit le rythme normal, mais en augmentant le nombre de cours dans des matières de base.»

On est revenu à l'époque d'avant le rapport Parent, le fameux rapport qui a créé les polyvalentes, ces grosses usines impersonnelles où vont se noyer les enfants fragiles. L'école Saint-Joseph, en effet, c'est l'antipolyvalente.

Au lieu de galoper d'un local à l'autre, les élèves restent toujours dans la même salle; ce sont les enseignants qui se déplacent. Chaque groupe a un professeur titulaire, premier responsable des enfants et interlocuteur des parents. Autant de détails qui créent un sentiment d'appartenance, qui fournissent un ancrage à des élèves désemparés.

Avec l'accord du syndicat, on a laissé tomber les horaires réguliers, particulièrement épuisants pour les élèves dont la capacité de concentration est faible: on a donc six périodes de 60 minutes par jour au lieu de quatre périodes de 75 minutes, ce qui permet d'ajouter, selon les besoins, des cours complémentaires.

Les élèves sont encadrés comme dans l'ancien temps: les deux parties du secondaire sont physiquement séparées, les «grands» occupant un pavillon distinct de celui des plus jeunes. Ces derniers n'ont pas le droit de sortir le midi, de même que les élèves du 2/3 (deux années en trois ans), qui ne pourront sortir le midi qu'une fois en troisième, et encore seulement deux jours par semaine.

Cette école va à contre-courant de tous les dogmes en vigueur. Ainsi, les élèves sont séparés en fonction de leurs capacités, l'école ayant également une section «internationale» pour les «forts» et un programme régulier pour les «moyens».

La constitution de classes homogènes s'inscrit en faux contre l'idée dominante qui veut que les élèves faibles sont plus stimulés s'ils sont intégrés à des classes régulières, et qu'ils risquent d'être stigmatisés s'ils sont «étiquetés» comme faibles.

À l'école Saint-Joseph, cette mauvaise étiquette est fortement compensée par le fait que ces élèves gagnent une meilleure estime d'eux-mêmes à mesure qu'ils font des progrès. Et ils en font! Les trois quarts des élèves du 2/3 s'intègrent sans difficulté à la troisième année du programme régulier, et malgré que le tiers des élèves soient moins doués, le taux de réussite général de l'école dépasse de 14 points la moyenne provinciale!

Les ados interviewés ne cachent pas leur satisfaction. Ils osent exprimer leurs difficultés de compréhension, alors qu'auparavant, on leur laissait sentir qu'ils «retardaient» la classe. Au chaud dans ces classes-incubateurs, à l'abri du regard des «bolés», ils peuvent maintenant poser des questions au prof sans risquer de faire rire d'eux ou de déclencher un mouvement d'impatience chez l'enseignant pressé de couvrir son programme...

Serait-ce dans ces recettes de grand-mère que se trouve une partie de la solution au problème du décrochage?


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