François Langlois - Commissaire de la circonscription no. 8 à la C. s. des Chênes
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Publié le lundi 30 mars 2009

Lundi 30 mars 2009

Qu'est-ce qui vous inquiète le plus?

 

Révélateur encore une fois, l'importance qu'accorde la société québécoise au secteur de l'éducation. Pourtant, n'est-ce pas logique de penser que de miser sur un peuple plus instruit, nous travaillerons par le fait même sur une prise de conscience accrue de notre environnement et à une ouverture plus grande au marché de l'emploi. Finalement, un peuple mieux éduqué, est un gage d'antidote à la misère et la maladie, nous assurant ainsi une meilleure santé mentale et physique.

Lorsque nous aurons compris cela, nous nous engagerons à coup sûr, sur le chemin de la prospérité, de la liberté et ...de l'éducation pour notre société.

Question du 2009-03-28

Cyberpresse

Qu'est-ce qui vous inquiète le plus?

http://quiz.cyberpresse.ca/Questionjour/archivequestionjour.php?categorie=1

 

 


 


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Lundi 30 mars 2009

Savoir pour pouvoir - Rapport du Groupe d'action sur la persévérance et la réussite scolaires au Qué

RE: http://www.perseverancescolaire.com/index.php

Le Groupe d'action sur la persévérance et la réussite scolaires au Québec a été mis sur pied par monsieur L. Jacques Ménard, o.c., avec la collaboration de la firme McKinsey et de plusieurs partenaires concernés par la persévérance scolaire au Québec. Le Groupe d'action, dont deux représentantes des Instances régionales de concertation (IRC) étaient membres, en est arrivé à un plan d'action qui interpelle toute la société québécoise. Ce rapport contribuera, sans aucun doute, de façon fort pertinente à nos réflexions régionales et interrégionales. Il nous fait ainsi plaisir de diffuser le rapport Savoir pour pouvoir : entreprendre un chantier national pour la persévérance scolaire du Groupe d'action sur la persévérance et la réussite scolaires au Québec. Vous pouvez télécharger le rapport en cliquant ici.

Vous pouvez télécharger le rapport en cliquant sur le lien ci-dessous.

Document(s) à télécharger
 
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Les actions proposées sont ainsi :

1. Élargir à l’ensemble de la société québécoise le consensus sur la nécessité de valoriser l’éducation et la persévérance scolaire. La transformation des attitudes et des comportements face à l’éducation est une condition indispensable à l’amélioration considérable et durable de la persévérance scolaire au Québec. Pour faire valoir l’importance de cet enjeu, il faut mener une campagne de mobilisation aux plans national, régional et local. Dans la même foulée, la société civile et le milieu des affaires devront lancer des initiatives de promotion de la persévérance scolaire, par exemple un programme de certification des entreprises respectant certains principes de conciliation travail-études.
 
2. Renforcer la mobilisation régionale en matière de persévérance scolaire. Le renforcement des interlocuteurs régionaux actuels et futurs leur permettra d’offrir un soutien tangible et intégré aux initiatives locales ainsi qu’aux projets qui contribuent de façon concrète à diminuer le taux de décrochage scolaire.
 
3. Accroître les services d’accompagnement offerts aux futurs parents, aux parents et aux enfants de 0 à 5 ans issus de milieux défavorisés. Il faut optimiser les programmes québécois de service de garde et de services intégrés en périnatalité, dans une optique visant à soutenir la persévérance scolaire, et assurer l’accès à ces programmes, en particulier pour les enfants les plus à risque et leur famille.
 
4. Mener des projets pilotes communautaires – complémentaires aux services de garde – ciblant les enfants à risque de 0 à 5 ans dans les milieux défavorisés afin de préparer leur intégration au primaire. Il importe de soutenir les efforts pour rejoindre les parents d’enfants à risque issus de milieux défavorisés afin de leur offrir une alternative au service de garde qui émane du milieu communautaire. Le groupe recommande de cibler trois à cinq quartiers défavorisés où les services de garde actuels ne comblent pas les besoins cernés, afin d’y mener des projets pilotes.
 
5. Favoriser et instaurer des pratiques d’excellence pour réduire les retards d’apprentissage au primaire. Le groupe préconise le dépistage des retards d’apprentissage au primaire, l’offre de services d’aide personnalisée et le suivi du progrès des enfants dépistés. Les programmes les plus prometteurs seront renforcés et une dizaine de projets pilotes seront lancés dans les milieux les plus à risque, afin d’élaborer de nouvelles approches ou simplement de mesurer les résultats des approches existantes.
 
6. Renforcer la stratégie Agir autrement au moyen de méthodes d’intervention éprouvées. Le déploiement de méthodes d’intervention à l’école secondaire devra permettre de dépister les jeunes à risque, de leur offrir des services de soutien, et de mesurer leurs progrès. Pour ce faire, les méthodes devront tenir compte des leçons apprises dans le cadre de la stratégie d’intervention Agir autrement, s’inspirer des meilleures pratiques ayant produit des résultats (p. ex., Check & Connect), et refléter les contraintes et les besoins spécifiques des écoles ciblées. Les nouvelles méthodes d’intervention pourraient d’abord être introduites dans 10 à 20 écoles à risque pour ensuite être déployées dans 100 à 120 écoles secondaires à fort taux de décrochage.
 
7. Mettre en oeuvre des projets communautaires ciblant les jeunes à risque au secondaire dans les quartiers les plus défavorisés. Les milieux défavorisés urbains, où le taux de décrochage est souvent élevé, offrent une occasion particulière de voir les résultats tangibles d’interventions ciblées. Il serait souhaitable d’implanter, dans 15 à 20 quartiers défavorisés du Québec, des programmes d’intervention communautaire à haute intensité et à volets multiples, inspirés de Pathways mais adaptés au contexte des communautés ciblées.
 
8. Faciliter et encourager la transition vers la formation professionnelle. Pour y arriver, il faut rendre les parcours scolaires plus fluides (en créant par exemple des passerelles entre les voies générale, professionnelle et technique), assurer les services complémentaires appropriés pour répondre aux besoins des élèves de ce secteur, et mieux promouvoir la formation professionnelle et les métiers afin de changer les perceptions à leur égard.
 
9. Incorporer dans le système d’éducation des mesures incitatives et des outils de gestion de la performance ciblant la persévérance scolaire, en s’appuyant sur la loi récemment promulguée à cet effet. Au printemps 2008, la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport déposait le projet de loi 88, visant à renforcer la responsabilité des commissions scolaires relativement à la réussite scolaire des enfants. La Loi modifiant la loi sur l’instruction publique et d’autres dispositions législatives, sanctionnée en octobre 2008, pourra faciliter l’atteinte des objectifs de persévérance scolaire par des mesures additionnelles.
 
10.Créer une instance nationale de concertation en persévérance scolaire, dans le cadre d’un partenariat entre le gouvernement, le milieu scolaire, le secteur civil et le milieu des affaires. Les cinq rôles de cette instance seront de favoriser la coordination et l’arrimage des interventions, de diffuser les connaissances acquises et les meilleures pratiques, de fournir une expertise pointue au besoin, de chapeauter l’évaluation des mesures déployées, et d’assurer un effort soutenu en persévérance scolaire.
L’atteinte des objectifs fixés dans ce rapport nécessitera d’importants investissements. Pendant les trois premières années, lorsque plusieurs actions seront encore en phase de projet pilote, les investissements estimés seront entre 35 millions et 65 millions de dollars par année. Par la suite, si tous les projets pilotes sont déployés à grande échelle, des investissements de l’ordre de 140 millions à 240 millions de dollars par année seront nécessaires. Ces investissements doivent être évalués relativement aux bénéfices attendus – c’est-à-dire de récupérer un tiers des 1,9 milliard de dollars en manque à gagner annuellement. De plus, il faudra avoir la discipline nécessaire pour mesurer les résultats et investir dans les solutions qui auront produit le plus de succès.
Un projet de société aussi complexe et d’une telle envergure fera appel à l’engagement d’un grand nombre d’acteurs clés : la lutte au décrochage scolaire est l’affaire de toute une société. Dans ce contexte, il sera primordial de définir les rôles et les responsabilités de chacun pour l’ensemble des actions proposées.
Une plus grande persévérance scolaire contribuera à l’enrichissement de la société québécoise, d’un point du vue social, culturel et économique. Un tel effort a le potentiel de marquer un tournant dans la lutte contre la pauvreté. Le défi est de taille – mais le Québec est en mesure de le relever.

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Lundi 30 mars 2009

Rapport du Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaire du Québec

MONTRÉAL, LE 18 MARS 2009 – Au Québec, il y a maintenant plus de 25 ans que des organismes communautaires développent des initiatives afin de contrer le phénomène du décrochage, le plus souvent avec les moyens du bord. Le Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage (ROCQLD), qui a participé aux travaux du groupe d’action piloté par monsieur Jacques Ménard, ne peut que se réjouir de la volonté exprimée dans le rapport de faire de la persévérance scolaire un enjeu national.

Les grands principes qui ont inspiré les travaux du groupe trouvent dans les approches du milieu communautaire un indéniable écho : développer les initiatives en partant des besoins du jeune et en misant sur le partenariat, valoriser l’accompagnement individualisé, assurer un soutien financier adéquat. Solidement implantés dans les quartiers, la capacité des groupes communautaires à bâtir des liens de confiance et à soutenir les jeunes et leurs familles n’est plus à démontrer. Véritable filet de sécurité, ils « rattrapent ceux qu’échappent les services publics » depuis des décennies. Ils contribuent ainsi, sans que ces résultats ne soient nécessairement comptabilisés, à endiguer une débâcle qui sans leur travail incessant serait depuis longtemps beaucoup plus alarmante qu’elle n’apparaît aujourd’hui.

Parmi ces principes, il en est un autre sur lequel nous nous devons d’insister : l’importance de bâtir sur l’existant, de ne pas dilapider nos acquis. Il est essentiel de reconnaître les initiatives d’ici, d’en exploiter au maximum les qualités particulières. Si les auteurs du rapport se sont abondamment inspirés d’initiatives développées à l’extérieur du Québec et que les « modèles » québécois s’y trouvent en nombre restreint, c’est de leur propre aveu en raison du « manque généralisé de mesure des résultats dans le domaine de la persévérance scolaire au Québec ». Parmi les actions à mettre de l’avant, l’urgence de combler ce manque devrait également, selon nous, se trouver en bonne place.

Il y a un large consensus sur la nécessité de diversifier les modes d’intervention. Tous les acteurs reconnaissent qu’il n’y a pas de solution unique, encore moins de baguette magique face à une problématique aussi complexe que le décrochage. Cette prise de conscience collective de l’urgence d’agir est aussi l’occasion de jeter un regard neuf sur le travail accompli au quotidien dans nos quartiers, sur la créativité et l’engagement de nos intervenants. Reconnaissons ce qu’ils font bien et donnons-leur les moyens de le faire mieux.

Le Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage représente 38 organismes répartis dans 11 régions du Québec. Il a pour mission de favoriser la concertation et les échanges entre les organismes qui travaillent à la problématique du décrochage scolaire, d'assurer leur représentation en tant qu'interlocuteur privilégié auprès des diverses instances publiques et communautaires, et de les soutenir dans la consolidation et le développement de leurs activités.

Renseignements :

Michel Plamondon, responsable des communications
Téléphone : (514) 387-0716 / 1-866-387-0716
Courriel : info@rocqld.org
Site Web : rocqld.org

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Lundi 30 mars 2009

Décrochage: une honte nationale - La composition du groupe d'action

Monsieur Dubuc vous posez la question: Comment se fait-il que ce soit un groupe d'action qui propose des solutions, plutôt que le gouvernement, avec ses milliers de fonctionnaires, ou le réseau des commissions scolaires, avec tous ses spécialistes?

C'est vrai, l'initiative provient de L. Jacques Ménard, de la BMO, mais vous savez très bien que c'est avant tout, un travail collectif qui se voulait rassembleur et dont les recommandations de solutions soumises, sont proposées en partenariat à la population du Québec.

Je ne crois pas que monsieur Ménard se glorifie et prétende être le seul maître œuvre de cette concertation "citoyenne" comme vous le formuler si bien. Pour une fois que les gens acceptent de travailler en concertation, on devrait s'en féliciter. Il n'est pas utile, je crois, de dénigrer qui que ce soit dans la promotion de cette heureuse initiative pour notre communauté.

François Langlois


RE:

Alain Dubuc, collaboration spéciale     La Presse

Jacques Ménard, le patron de la Banque de Montréal au Québec, a publié il y a 10 jours un rapport qui propose des solutions concrètes, abordables et convaincantes pour réduire le catastrophique taux de décrochage scolaire qui sévit au Québec. On ne peut qu'applaudir.

Le décrochage est un véritable fléau, aux coûts sociaux et économiques considérables. Le Groupe d'action sur la persévérance et la réussite scolaires, présidé par M. Ménard, braque les projecteurs sur cet enjeu. Cette intervention a certainement interpellé le premier ministre Charest, qui a déposé vendredi une stratégie d'action-jeunesse où le décrochage est au centre des préoccupations.

Ce rapport, intitulé Savoir pour pouvoir, n'a pas été commandé par le gouvernement. C'est une initiative «citoyenne» d'un groupe qui réunissait des gens du monde des affaires, mais aussi du secteur communautaire, du développement régional, du secteur public. Une rencontre inhabituelle qui s'explique par le fait que dans ce dossier, il y a convergence entre les exigences du développement économique et les impératifs de la justice sociale. 

Cette initiative soulève une foule de questions. Comment se fait-il que ce soit un groupe d'action qui propose des solutions, plutôt que le gouvernement, avec ses milliers de fonctionnaires, ou le réseau des commissions scolaires, avec tous ses spécialistes?

Comment se fait-il que ce groupe estime être capable de réduire sensiblement le taux de décrochage, de 31% à 20%, en 10 ans, avec des sommes relativement modestes - quelques dizaines de millions les premières années, entre 140 et 240 millions ensuite - quand Québec, avec plus de 800 millions par année, n'a pas réussi à réduire le décrochage depuis 20 ans?

Parce que l'approche n'est pas la même. Le groupe propose une approche terre-à-terre. On regarde ce qui a fonctionné, ici ou ailleurs, notamment au Saguenay-Lac-Saint-Jean, on adopte les meilleures pratiques, on se fixe des objectifs et on fait du benchmarking. Les expériences qui fonctionnent reposent largement sur les dynamiques régionales, la mobilisation du milieu, la définition de solutions adaptées à chaque cas. L'État, avec ses grandes politiques globales, avec sa logique de grands systèmes, en est incapable.

Pourtant, l'enjeu est considérable. L'abandon scolaire des jeunes coûte cher en salaires perdus, en productivité moindre, en revenus fiscaux. En fait, il coûte plus cher au gouvernement que les pertes de la Caisse de dépôt. Une société en pénurie de main-œuvre et qui a besoin de travailleurs de plus en plus qualifiés ne peut pas se payer le luxe d'envoyer sur le marché du travail trop de jeunes sans formation adéquate.

C'est aussi un drame social. Les décrocheurs seront moins payés, plus vulnérables, plus souvent chômeurs. Mais surtout, il y a une forte corrélation entre le décrochage et l'origine sociale. Les enfants de milieux défavorisés abandonnent plus l'école, ce qui limite leur capacité de s'extraire du cycle de la pauvreté. Lutter contre le décrochage, c'est donc un moyen puissant pour lutter contre la pauvreté, en donnant aux jeunes de milieux fragilisés les outils dont ils ont besoin pour la réussite scolaire.

Mais derrière le grand échec que représente le décrochage, il y a un problème plus profond. Et c'est le fait que les Québécois n'ont jamais été passionnés par les enjeux de l'éducation. Et que le monde politique, qui regarde les sondages et qui sait que le thème n'est pas porteur, n'a pas essayé de l'imposer comme grande priorité.

Le Québec est au neuvième rang canadien pour son décrochage, quand on sait que le Canada dans son ensemble, au 16e rang mondial, n'a pas une performance reluisante. Si les Québécois étaient convaincus de l'importance de l'éducation, ils n'auraient jamais toléré ce qui est une honte nationale.


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