François Langlois - Commissaire de la circonscription no. 8 à la C. s. des Chênes
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Publié le lundi 23 mars 2009

Lundi 23 mars 2009

Afghanistan: Obama évoque une «stratégie de sortie»

«Jamais nous ne battrons les insurgés...» : l'aveu du premier ministre Stephen Harper sur la mission de combat en Afghanistan, à la veille du déploiement là-bas de 1 400 soldats québécois...

http://francoislanglois.monblogue.branchez-vous.com/2009/03/03#200285

Cette déclaration n’avait pour but, ultimement, selon moi, que de faire réagir les chefs d’état de la coalition, pour tenter un repositionnement stratégique de l’Otan dans notre combat commun face à ces tyrans,  essentiel pour une victoire décisive du monde libre dans cette région. Je constate que je suis un bien piètre stratège.

En effet, il semble bien que monsieur Harper était plutôt porteur d'un message pour permettre à monsieur Obama de mieux faire passer le sien. Quel gâchis, çà fait pitié. Par contre, belle occasion de laisser un peu le Monde pour se recentrer un peu sur notre monde. C'est tout de même plus raisonnable de faire le ménage chez nous, avant d'aller frotter ailleurs.


 

 

Daphné Benoit     Agence France-Presse     Washington

Le président américain Barack Obama estime que Washington devait avoir une «stratégie de sortie» en Afghanistan même si la Maison Blanche s'apprête à révéler un plan prévoyant d'étendre les efforts militaires, diplomatiques et économiques face à l'insurrection.

La nouvelle stratégie américaine, attendue dans les prochains jours, inclura d'importants renforts civils, une formation accrue de l'armée afghane, un dialogue avec les insurgés et une aide renforcée au Pakistan.

Le président, qui a fait du front afghan une priorité internationale, a déjà promis d'y envoyer 17 000 soldats supplémentaires, alors que les violences des insurgés y ont redoublé d'intensité depuis deux ans malgré la présence de plus de 75 000 soldats étrangers.

Interrogé dimanche dans l'émission 60 Minutes sur la chaîne de télévision américaine CBS, M. Obama a confié que cette décision avait été la plus difficile à prendre depuis son arrivée à la Maison Blanche.

«Je pense que c'est la bonne chose à faire», a-t-il dit. «Mais nous ne pouvons pas penser qu'une approche purement militaire en Afghanistan va résoudre tous nos problèmes», en laissant entendre qu'il fallait créer les conditions d'un désengagement d'Afghanistan, où la guerre dure déjà depuis sept ans.

«Ce que nous cherchons à avoir, c'est une stratégie globale. Et il doit y avoir une stratégie de sortie. On doit donner le sentiment que ce n'est pas un glissement perpétuel», a-t-il souligné.

La «priorité numéro un» est de «s'assurer qu'Al-Qaïda ne peut pas attaquer le territoire américain, les intérêts américains et nos alliés», a-t-il affirmé.

«Au service de cette priorité», il va falloir «renforcer les capacités économiques de l'Afghanistan», «renforcer nos efforts diplomatiques vis-à-vis du Pakistan», et «avoir une approche plus régionale» du problème afghan, incluant l'Inde ou l'Iran, a-t-il jugé.

Les Etats-Unis entendent déployer des centaines de civils pour stimuler le développement économique et politique au niveau local, alors que le gouvernement de Kaboul est jugé miné par une corruption chronique et incapable de répondre aux besoins élémentaires de la population.

Egalement au programme, le net renforcement des effectifs des forces afghanes, jusqu'à 400 000 hommes selon les médias américains, dans l'espoir de charger à terme Kaboul de sa propre sécurité nationale.

«Il faut élaborer des programmes qui améliorent la capacité du gouvernement afghan à se défendre», a confirmé samedi à Bruxelles le représentant spécial des Etats-Unis pour l'Afghanistan Richard Holbrooke.

L'administration Obama dit en outre envisager un dialogue avec les moins extrémistes des talibans, en s'inspirant du succès de la stratégie américaine en Irak consistant à négocier avec les insurgés sunnites et les éloigner d'Al-Qaïda.

La Maison Blanche a par ailleurs intégré pleinement dans son nouveau plan le Pakistan voisin, jugé facteur à part entière du problème afghan.

Selon Washington, les zones tribales pakistanaises limitrophes du territoire afghan servent de base arrière aux talibans et à Al-Qaïda pour lancer des attaques contre les forces étrangères en Afghanistan.

Les Etats-Unis, qui multiplient depuis plusieurs mois des frappes visant ces zones tribales du nord-ouest à l'aide de drones, ont parallèlement l'intention d'augmenter leur aide au Pakistan pour l'inciter à agir avec plus de fermeté contre les extrémistes à sa frontière.


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1 Commentaire :

Commentaire écrit le lundi 23 mars 2009 à 10:29:13 (lien)
le Chat
c'est tout simplement une alternative que les USA se donnent si le dollar US se plante!
Car, si la tendance se maintient, les USA devront couper leurs dépenses off-shore rapido.
Pour le moment, l'injection de dollars US ailleurs dans le monde permet de maintenir artificiellement celui-ci. Car, les pays inondés, achètent des Bons du Trésor USA, devenant prisonniers des USA. Si les USA coulent, les autres suivront....
Mais si l'or ou l'Euro devient la devise mondiale, le dollar US n'aura plus de support. Les pays avec des Bons du Trésor US les échangeront contre de l'or ou des Euro, provoquant un afflux de dollar US sur le marché, le dévaluant du même coup.
Les USA deviendraient extrêmement vulnérables et les crises civiles exploseraient partout sur son territoire.
Donc, les retraits et les fermetures de bases militaires seront au menu pour les USA.


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Lundi 23 mars 2009

Ces parents qui décrochent

Nathalie D.

On parle beaucoup ces temps-ci de décrochage scolaire. Eh oui, c'est inquiétant. On parle d'enfants, bien sûr. Mais est-ce qu'on parle de leurs parents? Est-ce qu'on parle de ces parents qui, eux, décrochent? Que le problème du décrochage, ça commence à la maison, et non à l'école?

Étant enseignante au primaire depuis 16 ans, je constate (et certains de mes collègues aussi) que le milieu scolaire a certes une part de responsabilité, mais la plus grosse revient aux parents. Des parents qui ne savent plus quoi faire avec leur progéniture, qui font fi de leurs responsabilités.

Quelques exemples éloquents

- On appelle les parents à la maison ou au travail pour dire que leur enfant a manqué son autobus. On se fait répondre par le parent que ce n'est pas sa semaine, «envoyez-le au service de garde», ou qu'il n'a pas le temps, «qu'il marche»...

- On contacte un parent pour un problème de comportement. Il nous répond de nous arranger avec le titulaire et la direction, car il en a assez d'essayer de lui parler, à son enfant...

- On informe un parent que son enfant dérange (il parle, donne son opinion dans la classe sans lever la main) et répond à l'adulte sans cesse. On se fait répondre qu'il a le droit, son enfant, de s'exprimer ainsi...

- Un enfant se plaint à la maison d'être retiré de la classe continuellement, mais il omet de dire qu'il dérange sans cesse. Ensuite, l'enseignant se fait fustiger par le parent, car pendant ce retrait, son enfant n'apprend pas. Un parent qui a été avisé maintes fois...

Où est le parent dans tout ça? Le guide, celui qui pourvoit aux besoins affectifs, moraux et physiques de son enfant? Celui qui met des balises, des repères, qui ÉDUQUE, qui responsabilise, qui donne l'exemple. Où est-il?

Oui, la réforme est un échec. C'était à prévoir.

Mais le décrochage, ça concerne, de prime abord, les parents. Le milieu scolaire ne peut tout régler par lui-même.

C'est vraiment désolant et inquiétant de constater le nombre de parents absents, dont les enfants sont laissés à eux-mêmes, qui sont peu motivés parce que les parents ont abdiqué.

Combien d'enfants ai-je dans ma classe dans cette situation? Il y a des journées où nous avons le goût de pleurer. Comment, en tant qu'enseignante, puis-je donner le goût de la réussite à un enfant qui a de tels parents?

Un enfant qui n'a plus de guide (lire: parents) à la maison a le droit de faire ce qu'il veut. Il n'en a rien à cirer de ses résultats scolaires. Car ce qu'il veut faire, c'est ce qu'il veut, n'importe où, n'importe quand. Au diable l'effort!

«Mes parents, eux, s'en foutent, de toute façon. Ils me laissent faire ce que je veux. À quoi bon?» Bel exemple...

Il serait grand temps de passer du temps EGO.COM au temps RESPONSABILITE.COM.

L'auteure est enseignante dans une école primaire de la commission scolaire Marie-Victorin, à Longueuil. Exceptionnellement, La Presse a accepté d'omettre son nom de famille


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