François Langlois - Commissaire de la circonscription no. 8 à la C. s. des Chênes
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Publié le dimanche 22 mars 2009

Dimanche 22 mars 2009

Maigre hausse du budget de l'éducation

Marie Allard     La Presse

(Québec) L'éducation n'est pas la priorité en 2009-2010, avec une hausse de 490 millions ou 3,5% du budget du gouvernement. C'est nettement inférieur à l'augmentation totale de 4,5% des dépenses. Alors qu'il franchit pour la première fois le cap des 14 milliards, le budget de l'éducation reste néanmoins la deuxième plus grosse dépense du gouvernement, loin derrière la Santé qui coûte deux fois plus cher.

Très peu de nouveau est annoncé. Essentiellement, l'argent alloué à l'éducation permet « d'assurer le maintien de la qualité des services éducatifs « et « de poursuivre les actions entreprises au cours des dernières années «, indique le Plan budgétaire.

Grande promesse électorale, la réduction de la taille des classes est... réduite. En septembre prochain, seul le nombre d'élèves des classes de 3e année du primaire sera diminué de 10%. La réduction annoncée de 10% de tous les groupes de la 3e année du primaire à la fin du secondaire devra attendre. En milieux défavorisés, la réduction de 20% des classes de 3e et de 4e années promise il y a un an se concrétise.

Monique Jérôme-Forget, la ministre des Finances, a fait valoir qu'elle ne sabrait pas les budgets de la santé et de l'éducation, contrairement à ce qu'a fait auparavant le Parti québécois « devant la première difficulté «.

La lutte contre le décrochage scolaire n'obtient aucun nouveau financement. Michelle Courchesne, ministre de l'Éducation, « proposera prochainement une nouvelle approche adaptée à chaque région du Québec afin de mobiliser le milieu scolaire et la communauté pour encourager nos jeunes à demeurer à l'école «, a précisé Mme Jérôme-Forget dans son discours.

Tarifs indexés

C'est l'éducation préscolaire, primaire et secondaire qui rafle la plus grosse part du budget, avec 8,3 milliards, une hausse de 2,7% par rapport à l'an dernier. Les mesures déjà connues - aide aux élèves en difficulté, plan d'amélioration du français, plan contre la violence à l'école - sont financées. L'enseignement supérieur suit avec 4,7 milliards, une augmentation de 4,7%. Cela permet de « maintenir les réinvestissements « des dernières années. Le budget de l'aide financière aux études fait un bond de 8,6%, en raison de la hausse des droits de scolarité et de l'indexation des paramètres de subsistance. Le loisir et le sport ont droit à une maigre augmentation de 1,8 million (ou 2,8%) pour atteindre un budget de 65,3 millions.

D'ici un an, les services tarifés offerts par les commissions scolaires, les cégeps et les universités (frais d'admission, cafétérias, résidences, etc.) devront s'autofinancer. Ces tarifs seront indexés annuellement à partir de 2011. Les revenus provenant de la tarification représentaient l'an dernier 7,4% du financement du primaire et du secondaire, 10,6% de celui du collégial et 24,6% de celui des universités.

Soulagement et déception

« La principale priorité du gouvernement aurait dû être l'éducation «, a dénoncé François Legault, critique péquiste en matière de finances. « On est déçus, a corroboré David Paradis, président de la Fédération étudiante universitaire (FEUQ). Ça manque de vision. «

Gaëtan Boucher, président de la Fédération des cégeps, était soulagé. « On a préservé l'essentiel, alors que la conjoncture économique est difficile «, a-t-il souligné. Réjean Parent, président de la Centrale des syndicats du Québec, partageait cet avis. « Il n'y a pas de catastrophe, même s'il n'y a rien pour la persévérance scolaire «, a-t-il dit.


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Dimanche 22 mars 2009

Le PQ est responsable du décrochage scolaire, estime Michelle Courchesne

Martin Ouellet     La Presse Canadienne

Le Parti québécois est responsable du taux effarant de décrochage scolaire au Québec, a soutenu la ministre de l'Education, Michelle Courchesne, jeudi.

A l'Assemblée nationale, le gouvernement libéral a rejeté le blâme sur le PQ même si le phénomène du décrochage n'a cessé de prendre de l'ampleur depuis son élection en 2003.

En raison des compressions effectuées en éducation dans les années 1990, les péquistes sont «les principaux responsables du décrochage scolaire», a argué la ministre Courchesne au cours d'un débat houleux pendant la période de questions.

Comme il le fait pour le système de santé, le gouvernement Charest attribue à l'administration péquiste précédente les problèmes du réseau de l'éducation, six ans après avoir pris le pouvoir.

En Chambre, le Parti québécois et l'Action démocratique ont uni leurs voix pour exiger l'adoption d'un plan d'action ambitieux, comportant des cibles précises, afin d'abaisser le taux d'abandon scolaire.

En 2000, 26 pour cent des jeunes du secondaire du réseau public quittaient l'école sans diplôme. L'an dernier, c'était le cas pour près de 29 pour cent d'entre eux.

Chez les garçons, le taux d'échec est catastrophique: un sur trois - plus de 35 pour cent - quitte l'école secondaire avant l'obtention de son diplôme.

La situation est à ce point troublante qu'un groupe de travail présidé par le banquier Jacques Ménard a sonné l'alarme, mardi, suggérant au gouvernement de s'engager à réduire le taux de décrochage à 20 pour cent d'ici 2020.

La ministre a promis d'agir sur ce front, sans pour autant révéler ses intentions précises.

«M. Ménard est très clair, très clair à l'effet que nous devons mobiliser l'ensemble des intervenants dans toutes les régions. Et je peux affirmer que nous agirons», a martelé Mme Courchesne sans donner plus de détails.

Depuis six ans, nombre de mesures ont été mises de l'avant afin de soutenir les élèves et les garder à l'école, a relaté la ministre.

Elle a notamment cité le Plan d'action pour les enfants en difficulté, l'aide aux devoirs, l'heure additionnelle ajoutée dans les classes et les investissements annoncés dans les quartiers défavorisés.

A cela s'ajoute la «réembauche de 1800 professionnels» que le PQ «a coupés», a-t-elle soulevé.

La ministre se dit prête à prendre un engagement ciblé de réduction du décrochage. Cependant, elle a refusé de se commettre lorsque le porte-parole de l'opposition officielle en matière d'éducation, Pierre Curzi, lui a proposé de fixer la barre à 80 pour cent de réussite.

Du reste, en scrutant les crédits budgétaires déposés jeudi à l'Assemblée nationale, le député Curzi s'est montré fort peu optimiste quant à la suite des choses.

«Il n'y a rien dans les crédits qui parle d'un plan national de lutte au décrochage et il n'y a rien pour son financement. À quel moment et en quelle année la ministre entend-elle agir?», a-t-il laissé tomber.

Par son inaction, sinon son incurie, le gouvernement de Jean Charest sera sévèrement jugé par l'histoire, a quant à lui affirmé le député adéquiste Gérard Deltell.

«Alors que Robert Bourassa s'est distingué, est entré dans l'histoire avec ses 100 000 emplois, l'actuel gouvernement va se distinguer avec les 100 000 décrocheurs. C'est une honte nationale!», s'est exclamé le député de Chauveau au cours d'une envolée oratoire fougueuse qui a surpris ses collègues des deux côtés de la Chambre.


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Dimanche 22 mars 2009

Courchesne fixera une cible de réduction du taux de décrochage

Tommy Chouinard     La Presse

Madame courchesne fixera bientôt des cibles de réduction du taux de décrochage, une première depuis l'arrivée au pouvoir des libéraux en 2003.

Des cibles de réduction du taux de décrochage seront fixées, comme le recommande le rapport. Mais Mme Courchesne a refusé de les dévoiler hier. Les écoles et les commissions scolaires seront tenues de respecter les objectifs, à défaut de quoi la ministre pourrait utiliser son nouveau «pouvoir d'intervention» prévu dans une loi adoptée l'an dernier. «Si on n'a pas de cible, on est plus ou moins lié, si on n'a pas de cible, on est plus ou moins investi, engagé», a affirmé Mme Courchesne.

Selon elle, le décrochage scolaire, «ce n'est pas uniquement une question d'argent». Elle a indiqué que le gouvernement investit déjà 841 millions par année pour prévenir le décrochage.

Le PQ dénonce l'inaction du gouvernement

«Les 841 millions, comment ça se fait que ça ne produit rien depuis aussi longtemps?» a réagi le critique péquiste en matière d'éducation, Pierre Curzi, qui a bien accueilli le rapport. «Comment se fait-il que ce soit la société civile qui soit obligée d'accoucher d'un plan d'action? Comment se fait-il que le gouvernement, que la ministre n'ait pas encore accouché d'un plan d'action?» a-t-il demandé.

Pour le député adéquiste Gérard Deltell, le rapport «est extrêmement stimulant», notamment parce qu'il propose de faire du décrochage scolaire un «chantier national». «C'est mot à mot ce que l'ADQ a dit lors de la dernière campagne électorale», a-t-il lancé.

Manque d'ambition, selon la CSQ

«On est dans la bonne direction», a commenté André Caron, président de la Fédération des commissions scolaires. Des assises régionales sur la persévérance scolaire se tiennent actuellement dans les commissions scolaires et leur bilan doit être présenté en mai.

Après avoir salué le travail effectué, Réjean Parent, président de la Centrale des syndicats du Québec, a souligné le manque d'ambition de l'objectif d'obtention de diplôme de 80% en 2020. Les états généraux sur l'éducation de 1995 avaient fixé une première cible de... 85% pour 2010, qui ne sera pas atteinte à moins d'un miracle. «Nous espérons maintenant que ce rapport ne viendra pas trôner sur les tablettes de notre gouvernement», a-t-il souligné.


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