Le décrochage, l'affaire de tous
RE: http://www.radio-canada.ca/radio/maisonneuve/17032009/117197.shtml#commentaires
Un chantier national contre le décrochage scolaire s'impose, selon le rapport d'un groupe d'initiative citoyenne mené par Jacques Ménard, président de la Banque de Montréal.
À 20 ans, un Québécois sur trois n'a toujours pas de diplôme d'études secondaires ou l'équivalent, déplore Jacques Ménard. Il s'agit d'un des taux de décrochage scolaire parmi les plus haut au pays. Selon le groupe de travail, il est possible d'augmenter à 80 % le taux actuel de réussite au secondaire, qui est de 69 %.
Jacques Ménard croit qu'il n'y a pas d'autres choix que de mobiliser toute la société québécoise pour contrer le décrochage scolaire. Selon lui, ce problème est l'affaire de tous et non seulement des écoles et du ministère de l'Éducation.
Doit-on faire un effort collectif au Québec pour revaloriser l'éducation et, surtout, lutter contre le décrochage scolaire?
Les invités de Frédéric Nicoloff : Jacques Ménard, président du Groupe d'action sur la persévérance et la réussite scolaires au Québec et président de BMO Groupe financier Québec, Réjean Parent, président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), et Richard Guillemette, directeur de l'école secondaire Monseigneur-Richard (commission scolaire Marguerite-Bourgeoys).
les commentaires...
Ça coûtait très cher le décrochage scolaire et ça coûte encore très cher à la société.
Dernièrement, les gens du privé expliquaient l'avantage de leur système sur le public. « Ça coûte moins cher au gouvernement et c'est bien plus efficace. »
Devant l'incompétence gouvernementale, je crois que l'instruction devrait être donnée au privé.
Salutations
Jacques Leclerc
Brossard
Le décrochage scolaire ?
Quand on voit des directeurs et professeurs impuissants à combattre le harcellement, le taxage, quand on réalise que tous les enseignants se tiennent coi devant les parents et la direction, on comprend !
L'école, surtout au secondaire, souffre d'un manque flagrant de discipline, fruit de la société actuelle soumise au respect mal interprété des droits individuels en regard des droits collectifs.
On le sait. Mais que fait-on ? Rien.
Georges LeSueur
St-Ambroise
Il n'y a pas de solution simple au problème de décrochage scolaire. Sauf erreur, dans les sociales démocraties scandinaves on observe des taux de décrochage scolaire aussi bas que 1%. Comment expliquer l'écart énorme entre ces taux de décrochage et le nôtre? Selon moi le décrochage scolaire est en bonne partie une forme de rejet de notre modèle social. Quand on rejette un modèle on a de la difficulté à s'y intégrer ou bien on finit par le faire par "obligation".
J'ai été jeune "assez longtemps" pour savoir qu'une grande partie des problèmes des adolescents sont "causés" par "la société" qu'ils jugent souvent injuste et contraignante. Peut-être que les sociétés sociales démocrates sont perçues comme étant beaucoup plus acceptables ou convenables pour les adolescents qui ont un esprit grégaire et plus égalitaire que les adultes. On ne corrigera jamais notre problème de décrochage tant qu'on ne proposera pas de modèle social plus emballant pour nos jeunes. Les jeunes ne fonctionnent pas par obligation.
Paolo Mitriou
Lac-Mégantic
Monsieur,
Pourquoi s'inquiéter de la situation, M. Charest a les deux mains sur le volant et vous verrez que les hôpitaux vont s'améliorer, la caisse de dépôt va se renflouer, les écoles vont régler le décrochage, l'économie va tourner à plein régime........il faut attendre encore 4 ans pour voir les effets formidables de ce merveilleux gouvernement.
Je suis prêt................à attendre
Yvon Boucher
Ste Foy
Le premier geste urgent à poser est de choisir comme société d'investir dans l'éducation de notre jeunesse... Les ressources qui sont actuellement allouées en éducation ne sont pas toutes mises sur le service direct à l'élève. Or, c'est ce dont nos professeurs manquent de manière criante. Appuyer ces derniers par une équipe d'intervenants multi-disciplinaires en quantité suffisante représente pour moi la solution première allant de pair avec la mobilisation de tous, famille, école, commission scolaire, gouvernements...
Christiane Rioux
Rimouski
J'ai étudié jusqu'à un âge avancé. J'ai fait des études post secondaires de 1978 à 1986, au moment où le PQ de René Lévesque était au pouvoir et où on nous proposait des changements sociaux très motivants. J'avais envie de participer à la construction d'une nouvelle société québécoise beaucoup plus "emballante" que celle dans laquelle je suis né.
Regardez le modèle social que nous propose le gouvernement de Jean Charest. Je ne suis pas sûr que j'aurais autant de motivation à participer à la construction de la société "Charest". Il n'y a rien d'emballant à participer à la démolition d'une société surtout si c'est pour la remplacer par quelque chose de bien pire. On manque simplement de modèles stimulants. Qui a envie de réussir sa vie à la manière "Charest"? Qui veut étudier autant pour aboutir à si peu?
Paolo Mitriou
Lac-Mégantic
Pour contrer le décrochage, les jeunes ont besoin d'exemples.
Dans notre société individualiste, on trouve :
Des médecins et autres professionnels qui se contentent de répéter les notions erronées de leurs prédécesseurs, qui passent plus de temps à essayer d'éviter les poursuites et se protéger l'un l'autre qu'à soigner leurs patients, qui préconisent de multiples traitements au gré des « modes pharmaceutiques » sans égard au bien-être de leurs patients;
Des professionnels de la finance qui emploient leur savoir à flouer le public, à leur offrir des conseils qui font leur affaire et qui ne reconnaissent pas leur responsabilité quand leurs clients se retrouvent lésés;
Une flopée d'avocats et autres professionnels de la justice qui s'emploient à gagner les causes les mieux rémunérées, sans pour autant valoriser la vérité;
Tout un tas de diplômés qui préfèrent s'adonner à du travail au noir afin de gagner le plus d'argent sans jamais rien remettre à la société.
Les diplômes sont-ils si importants?
Gisèle Portelance
Laval
Bonjour,
Je suis d'accord avec Madame Tremblay concernant la réforme.
Les termes utilisés dans les matières sont complexes.
Les termes de français tel que nous l'avons appris sont changés.
Revenir aussi avec une dictés par semaine.
Et pour les mathématiques aussi.
Ex. : Multiplié et divisé avec des bulles. Cela était plus simple avant avec l'études des tables de multiplications.
Sylvie Thériault
L'Assomption
Le décrochage a de multiples facteurs.
Les conditions difficiles dans lesquelles les enseignants travaillent, la non reconnaissance de cette profession,
le nombre d'élèves par classe,
l'intégration d'élèves en grande difficulté dans les groupes sans soutien,
le relâchement des parents,
l'éducation de nos petits rois,
la misère sociale,
le manque de ressources en petite enfance,
le peu d'argent des organismes communautaires,...
il faut partir à la source ,supporter et informer les nouveaux parents ,responsabiliser davantage toute le société et donner des moyens aux enseignants de faire leur travail.
jocelyne germain
Laval
Présentement au Québec on vit dans une gérontocratie qui dicte ses propres besoins .. La santé et les baisses d'impôts et rien pour l'éducation parce que cela ne les préoccupe pas. Quand à ceux qui ont la solution simpliste comme d'éliminer les subventions à l'école privé je leur réponds, une chance qu'il y a l'école privé pour permettre aux enfants de talents de se développer correctement parce que ce n'est pas au secteur publique en constante restructuration, avec des salles de cours bondés et avec la présence d'enfants ayant des troubles d'apprentissage et des troubles de comportement qu'on pourrait y arriver.
Le coupable, le ministère de l'éducation avec ses politiques d'uniformité qui ont, au cours des ans, dévaloriser l'école et amener les professeurs à devenir des agents de sécurité plutôt que des professionnels enseignants.
Francois Cossette
Montreal
Avant que je l'envoie dans une école privée, ma fille me racontait régulièrement les exploits des "héros" de sa classe.
Il y avait même un jeu pour ceux qui causaient le plus de dégât et d'intimidation.
Tous ces ahuris dérangaient les élèves et faisaient perdre leur temps aux professeurs.
Comment voulez-vous apprendre quoi que ce soit dans ces conditions.
Pourtant, une simple caméra (ou deux)améliorerait les choses puisqu'on pourrait assister en direct aux exploits de ces matamores et intervenir, sans que le professeur se fasse faussement accuser de harcèlement.
Ces "pauvres petits chérubins" pourraient être identifiés et traités avec toute l'attention qu'ils méritent...dans des boot camps ou tout autre endroit de villégiature avec des barbelés (je blague).
Gontran Drouin
Québec
C'est exactement ce que j'ai dit à mes garçons! Pas de secondaire 5, pas de signature pour permettre l'obtention d'un permis avant 18 ans!
Ca a marché!
Sylvie Lavallée
Fossambault-sur-le-Lac
Le système d'éducation actuel a littéralement «scrappé» deux enfants que j'adore et qui avaient tout pour réussir. Ils ont aujourd'hui 10 et 12 ans et les prises de décision ont été tellement lentes pour corriger certaines situations d'ostracisation et de rejet dont ils ont été victimes, et tellement mal gérées en plus, qu'ils sont aujourd'hui sur la pente du décrochage !!! J'en pleurerais... Pourtant les parents, les grands-parents, moi, leur ont tous donné beaucoup de temps à aider aux devoirs. Ils ont eu la malchance de rencontrer de l'incompétence partout, à tous les niveaux, d'abord au ministère de l'éducation, dans les commissions scolaires, dans les directions d'école, nombre d'enfants par classe trop élevé, pas assez d'équipes multi-disciplinaires pour appuyer les professeurs... Nos dirigeants politiques sont ceux qui détiennent les solutions pour augmenter les services directs aux élèves... À eux d'agir avant tout. Moi je choisis nos enfants !!!
Christiane Rioux
Rimouski
UNE IDÉE STUPIDE !
Pas de secondaire V pas de permis de conduire. QUELLE CONNERIE.
Et que faire des personnes qui ne peuvent pas accéder au secondaire V ? Les jeunes avec des difficultés d'apprentissages n'auraient plus le droit de conduire au Qc.
J'y vois là une idée ridicule et rétrograde. Elle part du principe ahurissant selon lequel que ceux qui n'ont pas leur secondaire V doivent être punis. Quelle belle connaissance de la pédagogie !
André Labelle
Laval
Bonjour,
Il est très difficile de maintenir un jeune, surtout garçon, à l'école quand durant toute sa vie, ce jeune n'a entendu à la maison qu'un discours dévalorisant à l'égard de l'école, du haut savoir et des nobles choses de l'esprit.
Citer en exemple des Celine (pas d'accent!) Dion et des vedettes incultes du hockey est une monstrueuse aberration.
Nathaniel Thorne
Montréal
Au sujet du décrochage scolaire.
WOW, qu'elle belle idée présentée par un auditeur d'exiger la réussite du diplôme secondaire comme préalable à l'obtention du permis de conduire. Avec l'ajout de cours de conduite obligatoire intégré à la formation secondaire ... C'est trop génial!
S.V.P., présenté cette idée aux divers partis politiques afin qu'ils la commente. Et souhaitons qu'ils la développeront.
Eric Chouinard
Matane
Le décrochage? parcequ'il faut être "accro" à l'école?
Réalisez-vous que les enfants actuels/les ont à assimiler une quantité inouie d'information de toutes sortes. Les changements sociaux et environementaux des dernières années ont multipliés par xxx l'information à entasser dans leurs cerveaux!
On est loin des enfants qui devaient traire les vaches avant de se rendre à l'école du rang!
L'école est un lieu d'apprentissage et un milieu de vie qui devrait être rassurant et réconfortant.
Apprendre à lire,à écrire et à compter sont encore les habilités de base à maîtriser. Ensuite il faut bâtir les aider à comprendre "le monde" avec des projets utiles et réalisables. (ex. Une 6ème année en Mauricie qui a gagné un prix pour la création d'une coopérative de production de cordes à danser). Il faut leurs prouver que ce qu'ils/elles apprennent peut servir.
Les réformes se succèdent et parallèllement au décrochage nous "produisons" des diplomés/ées qui n'auront pas de "jobs"
Christiane Fleurant
Montréal
Quand l'objectif premier d'un gouvernement s'est de se maintenir au pouvoir, que peut-on attendre de ce gouvernement.
De l'autre côté le PQ c'est guère mieux. N'est ce pas eux qui ont mis en branle cette réforme stupide. Au contraire de reconnaître leur erreur il continue à dire que c'était la bonne chose.
Donc, pas de ciel bleu en perspective pour l'éducation, du remâcher et du placottage, voilà tout ce que l'on va avoir.
Tant qu'au ministère de l'éducation et des commissions scolaires ce sont tous les deux des nids d'incompétences que je mettrais à la poubelle sans aucun scrupule.
Francois Cormier
Montreal
Bonjour,
J'aurais aimé que l'idée vienne de moi. Permettre aux jeunes d'avoir leur permis de conduire à la fin du secondaire 5. N'est-ce pas une bonne idée pour raccrocher les garçons surtout. Pour ne pas pénaliser ceux et celles qui ont vraiment des difficultés, il faudrait offrir le permis à ceux qui étudient pour faire un métier au secondaire aussi. Je trouve l'idée géniale. J'espère qu'elle fera son chemin jusqu'au Ministère de l'éducation. Enfin du concret et quelque chose qui plaîrait vraiment à nos jeunes. En plus de la théorie pourquoi ne pas se rendre jusqu'aux cours pratiques. Au lieu de prendre l'idée d'un autre pays, soyons cette fois-ci les premiers et je suis certaine que nous ne resterons pas les seuls à offrir ce cours génial et permettre à nos jeunes d'avoir une bonne scolarisation.
Merci!
Cathy Chambers
Sept-Iles
j'ai appelé quelques fois le directeur de l'école que fréquente ma fille. chaque fois ses réponses m'ont paru surréalistes.
je me suis plainte, par exemple, que les enfants n'étaient ni informés des dates des examens ni de la matière à étudier pour réussir ceux-ci.
le directeur m'a répondu qu'il ne voulait pas s'ingérer dans la manière d'enseigner du professeur !
au lieu de dépenser des fortunes pour des équipes multi-disciplinaires, je propose qu'on impose aux professeurs de dire la date et la matière à apprendre pour chaque examen. ceci n'est pas coûteux et favorisera la réussite scolaire !!!!!
Marie Bédard
Sorel-tracy
Notre système d'éducation se privatise beaucoup trop en ce sens que les champs d'étude rejoignent très souvent les demandes de main-d'oeuvre des entreprises privées.
Je prends ici comme exemple le cours d'ébénisterie dispensé au Cegep de Rimouski où les étudiants sont surtout formés pour satisfaire les exigences d'entreprises oeuvrant dans le domaine de la fabrication industrielle d'armoires et autres types detravaux. Ils exellent dans le maniment de la machine préprogramable confectionnant les panneaux en série mais pour la marquetterie....on repassera.
Nous devons importer des idées qui ont fonctrionnées ailleurs et le meilleur exemple est la Finlande où on a réduit la taille des écoles et proposé des codes de vie aux étudiants qui ont accueilli les nouvelles normes avec empressement.
Le résultat est fabuleux : taux de décrochage réduit de 40 à 8% en 5 ans.....
Ne demandez pas aux politiciens de changer les choses, c'est à nous de le faire.
Jean-Pierre Pineault, Ste-Flavie
Jean-Pierre Pineault
Ste-Flavie
En vingt-deux ans de travail en informatique, je n'ai jamais vu de parents acheter d'ordinateurs pour leur fille. Elles héritent plutôt de l'ordinateur de fiston quand celui-ci en a besoin d'un plus puissant pour ses jeux et quand sa motto de poche n'accapare pas tout son temps. Plutôt que des classes pour garçons seulement et des portables pour les décrocheurs mâles, je suggérerais de leur donner des responsabilités. J'en ai marre de payer des taxes pour les programmes de football et autres sports à coûts outranciers pour valoriser des pleutres. Exigez que les garçons fassent la vaisselle une fois de temps en temps. Ça va leur mettre un peu de cervelle là où ils n'en ont pas.
Rolande Beaulieu
St-Jean-sur-Richelieu
les école et la commission scolaire pourraient faire des geste simple et très aidant qui coûte pas cher je ,explique Mon garçcon a été surclasse (à mon avis) en sec 4 mathématique 436
le 1er bultin sa note éait de 21% moyenne du groupe 28% et
deuxième 41 % moyenne du groupe 48 %
à la rencontre de parent , un cours de ratrappage est offert aux jeunes désireux de réussir mon garçon est inscrit et il passe le samedi matin pour 5 semaines
le seul bémol on me charge 25 $ pour ce service .
je n'ai pas de limite financière pour la réussite de mon enfant mais pour ceux qui n'on pas les sous pour ce service ...c,est souvent les famille dont le milieu est moin favirisé ou l'on trouve le plus de décrochage !!Un geste simple (gratuit)
Brigitte Goulet
Longueuil
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