Publié le mardi 3 février 2009
Mardi 3 février 2009
Publié
le 2009-02-03 23:53:00
par commissaire
Scolarisation des enfants trisomiques

Mikaëlle MONFORT
Au Québec, la majorité des 6000 enfants trisomiques en âge d’être scolarisés fréquentent des écoles ou des classes spécialisées. Pourtant, de plus en plus de parents d’enfants trisomiques estiment que c’est dans le système scolaire régulier que leurs enfants pourront réellement progresser.
Céleste a huit ans et est élève de première année dans l’école de son quartier. Normal? Pourtant d’après la maman de Céleste, Josée Boisclair, «ça ne s’est pas fait tout seul l’entrée à l’école de Céleste. Il a fallu fournir beaucoup de dossiers et d’évaluations psychologiques. Au départ, la commission scolaire offrait une autre possibilité et il a fallu que nous lui clarifions noir sur blanc que c’était bien notre intention de voir Céleste intégrer l’école de son quartier!» Pourquoi les parents de Céleste ont-ils dû déployer autant d’énergie pour simplement faire entrer leur fille à l’école? Simplement parce qu’elle est trisomique.
Le Québec compte environ 6000 jeunes trisomiques en âge d’être scolarisés, mais seule une minorité d’entre eux l’est dans le système scolaire régulier. Renée Veillette, la directrice générale du Regroupement pour la trisomie 21 à Montréal explique qu’au Québec, «à peine 30% des enfants ayant une déficience intellectuelle légère ou moyenne à profonde en âge d’être scolarisés au primaire, le sont dans le réseau régulier. De plus, ces enfants ne sont pas nécessairement intégrés pour tout le cycle de la primaire ( de la pré-maternelle jusqu’à la sixième année), il arrive couramment que les choses se corsent autour de la troisième année et que les enfants soient dirigés vers des classes ou des écoles spéciales. Au secondaire, ce sont à peine 4% des élèves ayant une déficience intellectuelle qui parviennent à être intégrés dans le système régulier.»
Imprévisibles capacités
Pourtant, en Espagne, Pablo Pineda, un jeune trisomique d’une trentaine d’années a connu un parcours académique qui l’a conduit à décrocher une maîtrise en sciences de l’éducation. Est-il temps alors de réviser nos idées reçues sur les capacités ou les incapacités intellectuelles des trisomiques et de les accueillir le plus largement possible dans le système scolaire régulier?
Linda Chiu, conseillère en génétique à l’Hôpital de Montréal pour enfants, explique qu’il existe une forme très rare de trisomie, la forme «mosaïque», dans laquelle seules une partie des cellules sont affectées. Les trisomiques qui ont la forme «mosaïque» de la pathologie peuvent avoir les traits communs aux trisomiques mais ne pas souffrir de déficience intellectuelle, si les cellules de leur cerveau de sont pas affectées. Il est possible que Pablo Pineda ne soit affecté que de la forme mosaïque de la trisomie. Toutefois, Linda Chiu ajoute que «même pour les enfants qui n’ont pas la trisomie, il est très difficile de prévoir leurs capacités à l’avenir. Et c’est la même chose pour les enfants trisomiques! Certes, on sait que la plupart des enfants qui ont la trisomie 21 vont éprouver des difficultés d’apprentissage, mais à quel point? Évidemment, si l’on considère le quotient intellectuel, on sait que la norme se situe entre 70 et 130 et que la plupart des gens ont un QI de l’ordre de 100. Les trisomiques, eux, ont souvent un QI inférieur à 70, de l’ordre de 55, et c’est là qu’il est réputé y avoir un retard intellectuel léger à modéré.»
Les bons efforts, à la bonne place
Pourtant, Renée Veillette estime qu’il n’est plus possible de généraliser comme on le faisait auparavant lorsque l’on parle d’une personne qui a une trisomie. Elle affirme que «ce dont on se rend compte lorsqu’on met les bons efforts à la bonne place et que les enfants sont suivis et soutenus, c’est qu’ils réalisent des choses que l’on n’aurait jamais crues possibles avant. Ça démontre qu’il ne faut pas s’arrêter aux idées reçues selon lesquelles on ne pourrait pas dépasser tel ou tel stade de développement. Ce n’est plus vrai! Il faut tenir compte des capacités de la personne et les aider à les exploiter au maximum, c’est ce qui est en train d’être réalisé en ce moment dans certaines écoles régulières du Québec.»
Lorraine Doucet, la maman de Marc-Olivier, un jeune garçon trisomique d’une quinzaine d’années estime qu’avec son fils, l’école a l’opportunité de façonner les outils nécessaires à l’intégration des enfants trisomiques en contexte régulier. Marc-Olivier est élève d’un programme d’éducation internationale en secondaire 4 à l’école Saint-Georges qui dépend de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeois. «Marc-Olivier est accompagnée d’une éducatrice spécialisée qui est présente à l’école pendant tout le temps qu’y passe Marc-Olivier, mais qui ne l’accompagne que pour certains cours. Lorsque Marco se sent suffisamment à l’aise, il y va seul ou il est soutenu par d’autres élèves. Les cours auxquels il se rend seul sont en général les cours dispensés par des professeurs qui sont à l’aise avec lui.»
Demeure la question des réticences de plus en plus fréquentes des parents à voir leurs enfants trisomiques scolarisés dans un contexte spécialisé. Renée Veillette insiste sur le fait que de plus en plus de parents ne veulent plus seulement que leurs enfants soient socialisés, ils s’attendent à ce que leurs enfants acquièrent réellement des connaissances et des habiletés et selon elle, c’est l’école régulière qui est la mieux à même de répondre à cet objectif.
Pour Lorraine Doucet, «les personnes qui ont une incapacité intellectuelle moyenne sortaient du système scolaire analphabètes! Penser que mon fils va s’user les fonds de culotte à l’école pendant 17 ans, 180 jours par année et cinq heures par jour pour le voir sortir analphabète alors que les objectifs de l’école sont d’apprendre à lire, écrire et compter, je trouve ça inadmissible! Ça fait 40 ans que le système les scolarise et qu’ils sortent de l’école analphabètes, il faut que ça change!» C’est aussi la raison pour laquelle, Lorraine Doucet a toujours voulu que son fils soit intégré en milieu scolaire régulier. Comme madame Doucet, le regroupement pour la trisomie 21 est convaincu que le meilleur endroit pour apprendre pour les enfants trisomiques, est l’école régulière. Dans ces conditions, Renée Veillette estime qu’«au lieu d’investir dans des écoles spécialisées, le gouvernement devrait mettre tout l’argent dans le secteur régulier pour y soutenir tous les enfants, et au bout du compte, ça ne coûterait pas plus cher!»
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Mardi 3 février 2009
Publié
le 2009-02-03 23:22:05
par commissaire
La question de l’eugénisme se pose
Dépistage prénatal de la Trisomie 21
L’Association du Québec pourl’intégration sociale (AQIS) et le Regroupement pour la Trisomie 21 ont pris connaissance des recommandations émises par le Commissaire à la santé et au bien-être (ci-après le Commissaire) dans son rapport Consultation sur les enjeux éthiques du dépistage prénatal de la trisomie 21, ou syndrome de Down, au Québec - Des choix individuels qui nous interpellent collectivement. Conscients que les avancées scientifiques ont amené des nouvellestechnologies qui permettent le dépistage prénatal de la trisomie 21, l’AQIS et le Regroupement se questionnent fortement sur les conséquences désastreuses que pourrait entraîner la systématisation des tests dans le contexte actuel, allant du sentiment de rejet vécu par les personnes ayant une trisomie 21 à une dérive vers l’eugénisme.
Heureusement, la consultation du Commissaire a permis de cerner plusieurs aspects, concernant leurs besoins et ceux de leur famille, qu’il convient d’améliorer pour qu’elles ne fassent plus l’objet de discrimination et qu’elles soient acceptées dans la société pour ce qu’elles sont et ce qu’elles peuvent y apporter. On fait notamment référence, dans le rapport de consultation, à l’intégration sociale des personnes ayant une trisomie ou une déficience intellectuelle, qui débute par celle en milieu de garde et en milieu scolaire, mais d’abord et avant tout à leur accès à des services spécialisés et en intervention précoce peu importe le lieu de résidence, pour leur donner les meilleures chances de maximiser leur développement. Sont également mentionnés les besoins de répit des familles, du soutien psychologique et financier nécessaires pour les aider à assumer le surplus de responsabilités lié à leur situation. Nous sommes d’avis que si toutes ces conditions étaient remplies, les parents seraient beaucoup moins effrayés par l’annonce d’une trisomie ou de toute autre différence de leur enfant.
Nous ne pouvons que nous réjouir que le Commissaire ait cru bon de faire des recommandations d’actions à entreprendre, indépendamment de la mise en oeuvre d’un programme de dépistage. Ainsi, il souligne l’importance d’offrir aux personnes ayant une trisomie 21 et à leur famille tout le soutien dont elles ont besoin. Il recommande également de sensibiliser les citoyens québécois à ce qu’elles peuvent apporter à la société. Le Commissaire répond en outre à certaines de nos demandes concernant : le besoin de formation des professionnels susceptibles d’informer ou de faire le suivi des parents; le soutien de la recherche pour aider les personnes ayant une trisomie 21 (et non pour les éliminer); l’implication des personnes provenant de la communautétels des membres d’associations de parents de personnes présentant la trisomie 21 dans des activités de sensibilisation et d’information. Ce que nous saluons. Qui de mieux que les personnes directement concernées pour collaborer avec les intervenants.
Par ailleurs, dans l’éventualité de la mise en oeuvre par le Gouvernement d’un programme de dépistage prénatal de la trisomie, il nous apparaît primordial, à l’instar du Commissaire, que la notion de choix libre et éclairé s’applique formellement, ce qui signifie que les parents ne doivent subir aucune pression, exprimée ou implicite, des intervenants médicaux ou autres, et qu’un soutien psychologique soit offert, peu importe la décision. Enfin,nous appuyons la mise en garde du Commissaire à l’effet qu’un tel programme doit inclure des efforts réels dans la réalisation des actions qu’il propose,à défaut de quoi les problèmes déjà présents ne pourraient que s’aggraver.
L’Association du Québec pour l’intégration sociale regroupe 86associations, principalement des associations de parents de personnes qui ont une déficience intellectuelle provenant de toutes les régions du Québec. Elle représente environ 10 000 familles. Pour sa part, le Regroupement pour la Trisomie 21 rejoint plus de 400 familles québécoises, vivant principalement dans la grande région de Montréal. Comme l’indique son nom, ce regroupement est le porte-parole des parents d’enfants ayant une trisomie 21, lesquels manifestent une déficience intellectuelle.
Renseignements: Mme Renée Veillette, (514) 850-0666, reneeveillette@trisomie.qc.ca; Mme Susie Navert, (514) 725-7245 poste 30, snavert@aqis-iqdi.qc.ca
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Mardi 3 février 2009
Publié
le 2009-02-03 15:34:57
par commissaire
Le lancement d'un satellite par l'Iran confirmerait la menace

Non...y en n'a pas de commentaires. Si ce n'est que les pièces du puzzle se mettent en place, plus lentement que vite. Mais les pièces s'assemblent.

La fusée Safir-2 transporte le satellite Omid Photo: AP
Agence France-PresseBruxelles
Le lancement annoncé par l'Iran de son premier satellite s'il était vérifié confirmerait que ce pays dispose de fusées capables de frapper Israël et le sud-est de l'Europe, a estimé mardi un responsable militaire à l'Otan.
«Il faudra jusqu'à plusieurs jours à nos différents pays pour recouper l'information», a déclaré à l'AFP un officier de l'alliance militaire occidentale sous réserve de l'anonymat, après l'annonce par Téhéran de la mise sur orbite lundi soir d'un satellite par une fusée de type Safir-2.
«On va d'abord vérifier qu'il s'agit bien d'un satellite et à quelle altitude il navigue», a expliqué ce haut gradé, soulignant «le faible poids du satellite -de 25 à 40 kilos selon les évaluations- et l'altitude assez basse -de 250 km à 500 km d'après Téhéran- à laquelle il croiserait».
«Si confirmé, cela voudrait dire néanmoins que leurs fusées sont capables de franchir 2.000 à 3.000 km et ont donc effectivement la capacité de frapper une partie de l'Europe et Israël. Ce serait une confirmation de leur potentiel», a observé ce militaire.
Selon lui, c'est parce que l'on connaissait la réalité de la menace iranienne que l'Otan a pour projet de couvrir son flanc sud-est (Bulgarie, Roumanie, Grèce et Turquie) avec le système de protection des troupes ALTMD (Active layer theatre missile defense).
«C'est un système mobile, apte à couvrir des territoires, et donc des populations, sur un rayon de 2.000 km», a-t-il précisé.
«Entre ça et être en mesure de lancer un missile intercontinental il y a une sacrée marge», a-t-il cependant noté.
L'actuel projet américain de bouclier antimissile en Pologne, couplé à un radar en République tchèque, est destiné à contrer des missiles à longue portée que l'Iran serait susceptible à moyenne échéance de tirer sur les Etats-Unis.
S'il était finalement déployé, il ne pourrait cependant pas couvrir le sud-est de l'Europe, d'où le projet complémentaire de l'Otan pour sécuriser cette région.
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Mardi 3 février 2009
Publié
le 2009-02-03 15:31:08
par commissaire
L'Iran place en orbite son premier satellite

Pierre Célerier Agence France-Presse Téhéran
L'Iran a annoncé mardi avoir placé en orbite son premier satellite à l'aide de sa fusée Safir-2, suscitant la préoccupation de la communauté internationale sur les capacités balistiques de la République islamique.
Ce satellite, baptisé Omid («Espoir»), est de fabrication 100% iranienne, a souligné l'agence officielle Irna, précisant que le lancement avait eu lieu lundi soir.
«C'est le premier satellite à être lancé dans l'histoire de notre nation et il était porté par la fusée Safir-2», a rapporté l'agence Fars.
Les Occidentaux ont critiqué par le passé le programme spatial de l'Iran, craignant qu'il serve avant tout à développer ses capacités de frappe balistique.
Et mardi, la Grande-Bretagne et les États-Unis ne cachaient pas leur grande préoccupation.
«Ce test souligne et illustre nos profondes préoccupations sur les intentions de l'Iran», a déclaré le sous-secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères, Bill Rammell, précisant que Londres poursuivait son analyse technique des affirmations de Téhéran.
Ce lancement «pourrait aboutir au développement d'un missile balistique», a déclaré un porte-parole du département d'État américain, Robert Wood, ajoutant: «C'est pour nous un motif de grande préoccupation».
La France s'est déclarée «inquiète» car la technologie employée est «très similaire» à celle des missiles balistiques, alors que l'Allemagne a refusé de commenter le lancement en affirmant qu'elle devait d'abord l'«évaluer».
Selon un responsable militaire à l'OTAN ayant requis l'anonymat, il faudra «jusqu'à plusieurs jours à nos différents pays pour recouper l'information».
Mais si le lancement était avéré, il confirmerait que l'Iran dispose de fusées capables de frapper Israël et le sud-est de l'Europe, a-t-il ajouté.
Le chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki a cependant assuré que «les activités satellitaires de l'Iran (étaient) uniquement destinées à la paix». «Nos capacités militaires ont des visées défensives», a-t-il noté.
Un expert aérospatial iranien, Asghar Ebrahimi, a expliqué à la télévision iranienne qu'Omid suivait une trajectoire elliptique à une altitude minimale de 250 km et maximale de 400 km.
Le ministre iranien de la Défense Mostafa Mohammad Najjar a affirmé que le lancement avait été un «succès à 100%», selon l'agence Isna. Le satellite «est actuellement en orbite» et transmet des informations au sol, a-t-il dit.
Les experts et pays occidentaux ont souvent accueilli les précédentes annonces iraniennes dans ce domaine avec un certain scepticisme.
L'Iran avait annoncé le 17 août avoir procédé au lancement avec succès de sa fusée Safir («ambassadeur»), capable selon lui de placer un satellite léger en orbite basse à une distance minimale de 250 km de la Terre et maximale de 500 km. Téhéran avait ensuite annoncé fin novembre le lancement de sa deuxième fusée spatiale, Kavoshgar-2.
Selon M. Ebrahimi, la fusée Safir-2 va «jusqu'à 50 ou 60 km dans l'espace, puis le deuxième étage démarre et emporte le satellite à l'altitude désirée».
Les fusées Kavoshgar et Safir semblent dérivées du missile balistique Shahab-3, le plus performant de son arsenal, avec une portée déclarée de près de 2000 km.
Cet engin peut théoriquement frapper Israël et le sud-est de l'Europe.
Si la mise en orbite d'Omid est confirmée, l'Iran serait le deuxième pays de la région, après Israël, à disposer d'une capacité de lancement de satellites.
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