François Langlois - Commissaire de la circonscription no. 8 à la C. s. des Chênes
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Publié le jeudi 19 février 2009

Jeudi 19 février 2009

Origine de l'univers: les astrophysiciens encore dans le noir

Après moi, le déluge. Bien prétentieux sommes nous, de penser qu'après notre passage, la terre cessera de tourner. Pourtant, les Einstein, Gamow, Gandhi, Picasso, Freud, Darwin, Newton, Mozart, Galilée, Bach, Da Vinci, Shakespeare, Molière, Copernic, Démocrite, Aristarque, Platon, Pythagore...et leurs disciples ne cesseront jamais d'être au rendez-vous, pour permettre à notre espèce de garder le cap et d'évoluer vers un humanisme libérateur.

Et parmi ces gens à venir, ou déjà parmi nous, il y en aura très certainement pour relever les défis qui nous paraissent, aujourd'hui,  impossible de mener à terme. En autant, que nous ne permettions pas, entre temps, que des hommes ignorants et cruels ne viennent imposés leurs volontés à nos fragiles sociétés démocratiques, et nous fassent basculer dans les ornières moyenâgeuses de l'histoire.

Soyons vigilants, il n'y a rien de gagner d'avance…


Jean-Louis Santini     Agence France-Presse     Chicago

 

L'origine et le devenir de l'univers restent encore un mystère pour les astrophysiciens et certains, très pessimistes, avancent même l'hypothèse d'une impasse pour la science.

Ces dix dernières années, des théories, comme celle de l'énergie du vide ou énergie sombre indirectement mise en évidence par des observations astrophysiques, ont chamboulé les fondements de la physique, a expliqué l'astrophysicien américain Lawrence Krauss de l'Université d'Arizona lors de la conférence annuelle de l'American Association for the Advancement of Science (AAAS) qui vient de s'achever à Chicago (Illinois).

L'énergie sombre, une force mystérieuse qui expliquerait l'accélération de l'expansion de l'univers après le Big Bang il y a quelque 13,7 milliards d'années, malgré la force de la gravité, représente plus de 70% de l'univers.

La matière noire représente elle quelque 23% de l'univers et n'interagit pas avec la matière ordinaire, qui ne compte que pour 4%.

L'énergie sombre serait la composante la plus importante de l'univers en termes de densité d'énergie.

La matière noire et l'énergie sombre sont encore «des choses qui restent mystérieuses», a avoué M. Krauss devant la presse, aux côtés d'autres astrophysiciens.

«Tout cela a bouleversé ce que nous concevons comme la physique fondamentale et laisse penser que les lois de la nature ne sont pas en fin de compte immuables, mais accidentelles, et qu'il existerait de plus un grand nombre d'univers. Le hasard fait que nous vivons dans l'un d'entre eux», a poursuivi Lawrence Krauss.

«Ces événements révolutionnaires de la dernière décennie nous forcent à confronter des questions vraiment essentielles sur les fondements de la science et nos limites», a-t-il insisté.

Selon lui, «nous pourrions bien vivre à la seule époque de l'histoire de l'univers pendant laquelle la science pourrait parvenir à une compréhension exacte de la vraie nature de l'univers» mais en avons-nous les capacités?

De son côté, Alan Guth, professeur de physique au Massachusetts Institute of Technology (MIT) à Cambridge, dit «douter énormément du fait que les scientifiques aient atteint leurs limites de compréhension de la cosmologie».

«Je pense que dans dix ans nous saurons presque certainement ce qu'est la matière noire mais que pour l'énergie du vide, ce sera plus difficile», a poursuivi le physicien.

Le «Grand collisionneur de Hadrons» (LHC), le plus grand accélérateur de particules au monde, mis en route en septembre à la frontière franco-suisse, devrait permettre de pouvoir traquer les ultimes briques de la matière et de récréer les conditions du début de l'univers quand les nombreuses expérimentations commenceront, a-t-il espéré.

Plus résolument optimiste, Daniel Akerib, responsable du département de physique de l'université Case Western Reserve à Cleveland (Ohio), a estimé «que les différentes mesures effectuées ces dix prochaines années pourront nous dire si les théories avancées sont ou non exactes».

En parvenant à mesurer des propriétés de l'énergie du vide ainsi que des micro-ondes cosmiques de façon plus détaillée, «nous devrions pouvoir dire si la théorie sur l'inflation de l'univers est exacte», a-t-il dit. Selon cette théorie, plusieurs univers se seraient formés.

«Je suis très optimiste», a insisté Daniel Akerib. «Nous posons les grandes questions et avons un véritable espoir d'y répondre», a-t-il dit.


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Jeudi 19 février 2009

Le Vatican met en garde contre le risque d'un retour à l'eugénique

"Perfection", Painting by Jason Oliva

Agence France-Presse     Cité du Vatican

Le Vatican a mis en garde mardi contre les risques d'une dérive de la génétique vers l'eugénique, une science qui cherche à améliorer l'espèce humaine, en banalisant les progrès scientifiques et en les mettant au service d'intérêts commerciaux.

«Le risque d'une dérive de la génétique n'est pas seulement théorique. Le terme d'eugénique semble appartenir au passé (...) mais (...) une bonne publicité soutenue par de grands intérêts économiques fait perdre de vue les vrais dangers», a affirmé Mgr Rino Fisichella, président de l'Académie pontificale pour la vie.

Selon le religieux, qui présentait un congrès prévu les 20 et 21 février au Vatican sur «Les nouvelles frontières de la génétique et les risques de l'eugénique», le risque est «de mettre en oeuvre des pratiques eugéniques au nom d'une normalité de la vie» en voulant «améliorer physiquement l'espèce humaine».

La crainte de l'Eglise catholique est de voir se multiplier les interventions génétiques menant vers une +amélioration+ de la race humaine, en éliminant par exemple certaines maladies à travers des tests prénatals, mais au prix de l'augmentation du nombre des avortements, une pratique fermement condamnée par le Vatican.

«Nous sommes tous remplis d'imperfections génétiques», a déclaré le professeur romain, Bruno Dallapiccola, en soulignant que la connaissance des gènes ne permettait pas de dire que la science sait tout sur l'homme.

«Les facteurs environnementaux sont essentiels. Nous devons comprendre maintenant ces facteurs et l'interaction entre les gènes eux-mêmes. Chaque gène est comme une note qui contribue à la mélodie finale» de l'homme, a dit le spécialiste.

Le professeur Dallapiccola a ainsi dénoncé «la pression commerciale» qui a rendu disponibles, également sur internet, de prétendues «analyses génétiques» qui affirment, entre autres, pouvoir prédire les maladies.

«La génétique ne doit pas se transformer en une recherche de la perfection qui n'existe pas», a conclu l'expert italien.


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