François Langlois - Commissaire de la circonscription no. 8 à la C. s. des Chênes
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Publié le mardi 13 janvier 2009

Mardi 13 janvier 2009

Punition parentale contestée : la Cour d'appel se prononcera

 

La Presse Canadienne
Montréal

La Cour d'appel du Québec a pris en délibéré, mardi matin, une affaire qui est d'un grand intérêt pour bien des parents québécois.

Le plus haut tribunal de la province se penche sur la décision d'une juge de la Cour supérieure de Gatineau qui donnait raison à une fillette de 12 ans qui contestait une punition imposée par son père. Celui-ci avait refusé à sa fille qu'elle participe à une excursion scolaire parce qu'elle lui avait désobéi en utilisant Internet.Selon l'avocate du père, on ne peut permettre à un enfant de saisir un tribunal pour lever une punition puisqu'il s'agit d'une décision de gestion quotidienne.

À l'opposé, l'avocate de l'adolescente estime qu'un enfant peut s'adresser à la cour lorsqu'un désaccord survient relativement à une question d'autorité parentale.


Alors si je comprend bien, cette cause est rendue en cour d'appel. Ainsi, elle avait déjà été jugée par un autre juge de la Cour supérieure et donnait raison à la fillette de 12 ans. Une affaire, semble-t-il, d'un plus grand intérêt pour bien des parents québécois. Oui, oui, oui, oui....On a perdu énergie, temps et argent pour statuer sur une demande de la sorte.

Ayoye! Pincez-moi quelqu'un. Comment une société peut-elle se rendre à ce point...Voyons je cherche le mot...ridicule ?... Ah! Et puis laisser faire.


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Mardi 13 janvier 2009

Et si on retrouvait la joie de l'école?

Normand Thériault

Le Canada serait un modèle à l'échelle planétaire

Sur l'école, on a tout dit. Et surtout, au Québec, qu'elle connaît des ratés. Comment cela se fait-il?

Les professeurs qui deviennent vice-recteurs sont reconnus pour être des gens qui diffusent une information exacte. Aussi, les Québécois et les Québécoises (pour reprendre la formule tant entendue au temps de deux longues périodes électorales), du moins ceux et celles que l'éducation intéresse, devraient se réjouir lorsqu'ils et elles lisent ce que David Graham, vice-recteur exécutif aux affaires académiques de l'université Concordia, écrivait dans Le Devoir du 18 décembre dernier.

Ne notait-il pas alors, ce vice-recteur, que «le Canada possède le plus haut pourcentage de jeunes adultes scolarisés au monde»? Et le Québec, comme vient de le confirmer la dernière, et double, manne électorale, n'est-il pas toujours partie intégrante de ce pays «instruit» qu'est la grande confédération canadienne?

Devant un tel constat, on pourrait donc croire que qui devient ministre de l'Éducation se retrouverait donc à détenir un poste où les urgences seraient rares et où travail et sinécure désigneraient la fonction. Et tout cela avec une limousine en prime.

Déceptions

Avant toutefois qu'une ministre québécoise maintenue en poste ne se déclare en sabbatique, il faut encore citer notre vice-recteur car, après l'enthousiaste déclaration d'ouverture de son texte, il émet quelques avertissements, à savoir que «le sous-financement chronique des universités québécoises cause des dégradations cumulatives dangereuses» ou que «nous devons trouver pour nos universités des solutions de financement qui les placeront sur un pied d'égalité avec celles du reste du Canada et leur permettront de contribuer pleinement au développement mondial».

Ainsi, si les libéraux de l'équipe Charest veulent que leurs concitoyens, et concitoyennes, soient aussi fédéralistes qu'eux, ils devraient donc, quand l'éducation est en cause, leur donner les moyens de le devenir. Et, pour y parvenir, la formule est simple: investir dans l'éducation.

Triste 2008

Un retour sur 2008 démontre en effet que tout n'est pas rose dans le paysage scolaire. De l'école au milieu de travail, les résultats affichés déçoivent.

Sommes-nous en région que nous avons appris que les adolescents fuient toujours l'école: telle région du Québec affiche ainsi un taux de décrochage qui avoisine les 50 % des élèves inscrits au niveau secondaire.

Abordons-nous le monde du travail qu'il faut admettre que s'imposent des mesures ayant des incidences directes. On recourt ainsi continuellement à l'utilisation d'une statistique qui informe d'une pénurie appréhendée de 700 000 travailleurs, et travailleuses, spécialisés pour l'année 2015. Si, en cette affaire, les syndicats ont toutefois admis que le gouvernement était à l'écoute, il reste encore à déterminer les lieux et les programmes qui permettront au monde agricole, manufacturier, minier ou forestier d'avoir en chaque région un bassin suffisant de personnes qualifiées.

Et, dans les grands centres, il ne faut pas oublier qu'une pénurie de même nature sévit: le monde informatique répète constamment qu'il y a en ce secteur un réel manque de candidats, et candidates, pour faire en sorte que tout ce qui est virtuel devienne concret. Et qu'en est-il en santé, où il faudra plus que des médecins et des infirmières pour faire en sorte que non seulement le réseau soit performant mais que la recherche, de pointe ou appliquée, fasse sentir ses bienfaits?

Fausses excuses

Dans le passé, il s'est trouvé plus d'une fois que le, ou la, ministre explique que si le réseau scolaire ne fonctionnait pas au même rythme que celui des attentes gouvernementales, il y avait une raison fort simple, à savoir que les enseignants, et enseignantes, ne s'engageaient pas suffisamment au moment de la réalisation des diverses tâches à eux, et elles, confiées. Il y a donc eu augmentation de la présence horaire et, pour faire taire toute résistance, un Noël a été tristement vécu par le monde syndical par suite de l'affront qu'étaient ces projets de loi qui fixaient, après adoption, de façon unilatérale les nouvelles normes d'exercice du métier: les syndicats informent qu'ils ne seront pas pris de court une prochaine fois.

Et si l'école ne fonctionnait pas au niveau de l'attente qui aurait été celle des parents, l'Action démocratique du Québec manquera toutefois d'un nombre suffisant de députés, et députées, pour répéter à outrance que la faute s'explique par la seule absence d'un bulletin clairement chiffré. Car la réforme aurait des vertus. Comme le déclare un David Rousseau, enseignant (passionné) du secondaire, «je dois évaluer les compétences de mes élèves sur trois volets, soit leurs capacités à chercher des réponses ou des solutions, à mettre à profit leurs connaissances et à communiquer leur apprentissage. Pour chaque compétence, je dois juger différents critères, et ce, à longueur d'année. Évidemment, ça change de l'évaluation traditionnelle. Un prof ne peut plus faire passer de tests de type "vrai ou faux", qui n'évaluent finalement pas grand-chose. C'est très différent, mais je crois que c'est positif.» Au fait, qui a dit que les enseignants, et enseignantes, ne s'engageaient pas lors de l'exécution de leurs diverses tâches?

Joyeux 2009

Une nouvelle année débute donc. Et s'il est un souhait, c'est qu'elle propose au monde de l'éducation des motifs de réjouissance. Aux étudiants, et étudiantes, que l'on donne donc matière à se réjouir du fait d'apprendre: que le désintéressement affiché lors des dernières campagnes électorales ne déteigne pas sur ceux, et celles, qui construiront le Québec de demain! Aux praticiens, et praticiennes, de la chose scolaire, qu'ils aient un jour à se réjouir des moyens qu'on leur donne pour remplir leur mission: reconnaissance et argent sont des moyens pour y parvenir. Et aux vice-recteurs, comme aux vice-rectrices, qu'ils n'aient plus un jour à inscrire de bémols quand ils, et elles, font état de statistiques stimulantes: cela permettrait pleinement au Québec de profiter du fait d'être une partie intégrante de la confédération canadienne.

Dans un tel monde, alors, parents et enfants retrouveront la joie de l'école.


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Mardi 13 janvier 2009

Éducation des adultes: un jeune sur six a de graves problèmes

 

 

 

Marie Allard     La Presse

Plus de 16% des jeunes de 16 à 24 ans qui fréquentent l'éducation des adultes ont des problèmes de comportement graves, dits «cliniques», selon une étude menée par Julie Marcotte, professeure au département de psychoéducation de l'UQTR.

Il s'agit de problèmes extériorisés (agressivité, délinquance) ou intériorisés (anxiété, dépression, somatisation), qu'il faut mieux reconnaître et traiter si on veut assurer leur succès scolaire.

C'est une enquête menée auprès de 381 jeunes inscrits à l'éducation des adultes de six commissions scolaires qui a permis à Mme Marcotte de faire ce constat. Auparavant psychologue dans un centre d'éducation des adultes, elle y avait rencontré «des jeunes aux prises avec des problématiques incroyables, dit-elle en entrevue. Ils avaient été soutenus pendant toute leur adolescence mais, arrivés à 18 ans, il y avait peu de services vers lesquels les diriger».

Actuellement au Québec, plus de 55 000 jeunes de 16 à 24 ans suivent des cours de niveau secondaire à l'éducation des adultes, selon le ministère de l'Éducation (2005-2006). Ces jeunes forment 73% d'une clientèle qui est beaucoup moins «adulte» qu'autrefois.

Le profil de la cohorte de Mme Marcotte donne une idée des leurs difficultés: 33% ont été placés en classe spéciale au secondaire, 15% ont vécu en centre ou en famille d'accueil et seuls 62% perçoivent un soutien familial «moyen à élevé».

Cela dit, «la majeure partie de l'échantillon est formée de jeunes qui n'ont pas de problèmes majeurs», a nuancé la professeure.

Délinquance

Il reste que les jeunes ayant des problèmes de comportement «cliniques» sont surreprésentés, puisqu'ils comptent pour 16% du groupe, comparativement à 2% dans la population générale.

Les 16-17 ans sont encore plus nombreux à souffrir d'un problème en particulier, par exemple les troubles de la pensée (pensées bizarres, hallucinations auditives), qui touchent 29% des garçons et 22% des filles de cet âge. Un taux étonnant, selon la professeure.

Les garçons de 16-17 ans ont souvent des comportements délinquants (41%, contre 29% des filles), agressifs (19%) et des problèmes d'attention (24%).

Quant aux filles de cet âge, 25% font de la somatisation (elles ressentent un malaise en raison du stress). «C'est beaucoup», commente Mme Marcotte.

Chez les 18-24 ans, les problèmes de comportement diminuent nettement.

Sauf pour les troubles intériorisés, qui touchent 21% des femmes, une augmentation de 9% par rapport aux filles de 16-17 ans.

Ce qui distingue le groupe ayant des problèmes de comportement «cliniques» des autres? Une moins bonne relation avec leur mère, une moins bonne moyenne à l'école et une plus grande possibilité d'avoir vécu de l'abus ou de la négligence, révèle l'étude.

Les besoins des femmes

Il faut mieux détecter et orienter ces jeunes en étant attentifs aux besoins des femmes, pour qui la réussite scolaire constitue un tremplin et un facteur de protection particulièrement puissants, selon la chercheuse. «Depuis deux ou trois ans, il y a une volonté d'offrir plus de services à l'éducation des adultes, note-t-elle. Mais c'est très disparate au plan du financement.»

«L'éducation des adultes est un milieu qui est assez oublié, poursuit Mme Marcotte. C'est dommage parce qu'il y a de belles réussites. Pour certains jeunes qui ont des difficultés majeures, c'est la dernière fois qu'on est en contact avec eux et qu'on peut leur ouvrir des portes vers une non-marginalisation.» La deuxième phase de l'étude, qui suit l'évolution des élèves un an plus tard, est en cours.

Problèmes de comportement

> Filles - 16-17 ans

Comportements délinquants: 28,8%

Somatisation: 25,4%

Problèmes de la pensée: 22%

> Garçons - 16-17 ans

Comportements délinquants: 40,5%

Problèmes de la pensée: 28,6%

Problèmes d'attention: 23,8%


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