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François Langlois - Commissaire de la circonscription no. 8 à la C. s. des Chênes
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Publié le lundi 10 novembre 2008
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le 2008-11-10 16:38:06
par commissaire
Décrochage scolaire: le modèle Alma Dans la classe de français d'Élisabeth Couture, à l'école Jean-Gauthier, tous les élèves lisent 15 minutes, au début de chaque cours.
(Alma) À première vue, l'école Jean-Gauthier ressemble à toutes les autres écoles secondaires. Pourtant, son équipe peut se vanter d'avoir réalisé un tour de force : faire augmenter le nombre de garçons qui en ressortent avec un diplôme de près de... 20 %, depuis 2000. La recette de ce succès ? Le Soleil est allé y voir de plus près. 13h pile. La cloche sonne le début des cours à l'école Jean-Gauthier. Mais elle marque aussi, comme tous les jours, les 15 minutes de lecture obligatoire. Que les jeunes commencent un cours d'éducation physique ou d'arts plastiques, la règle est la même pour tous, y compris pour les enseignants. Même la secrétaire et le directeur d'école se prêtent au jeu! Ce qu'ils lisent? «N'importe quoi», lance Sylvain Ouellet qui était jusqu'à tout récemment directeur d'école. Romans, revues de motocross ou de mode, peu importe. L'idée, c'est de développer l'habitude de lire. Pour M. Ouellet, décrochage scolaire et lecture sont étroitement liés. «À l'école, on est tout le temps confronté à la lecture. En math, en sciences, en histoire... Augmenter sa capacité de lecture, c'est augmenter ses chances de réussir.» Un jeune qui en arrache moins à l'école aura pas mal plus de chances d'en sortir avec un diplôme, ajoute-t-il. À l'école Jean-Gauthier, qui compte environ 600 élèves, «on partait de loin», rappelle M. Ouellet. Une enquête réalisée il y a quelques années a révélé que 80 % des élèves lisaient moins de 15 minutes par jour. «Ici, quand les profs arrivaient à faire lire deux romans en secondaire cinq, c'était tout un exploit !» Quelques années et des milliers de pages plus tard, les résultats sont au rendez-vous. L'an dernier, la moitié des garçons en difficulté en français avaient augmenté leur niveau de lecture. Et à entendre les jeunes, l'expérience n'est pas si douloureuse. «Avant d'arriver ici, je n’aimais pas lire», lance Sébastien, 14 ans. Maintenant, il dévore un roman fantastique de Will Ghündee en trois jours. «Je pense que ça m'aide à être meilleur en français», ajoute-t-il. Le bon remède Mais les séances de lecture quotidienne sont loin d'expliquer à elles seules les succès de l'école Jean-Gauthier. En 2001, avec la collaboration du CREPAS (Conseil régional de prévention de l'abandon scolaire du Saguenay ? Lac-Saint-Jean), une grande enquête a été lancée auprès des élèves et de leurs parents afin d'établir le bon diagnostic. Dans le secteur nord d'Alma, le revenu familial moyen est de 26 000 $. Quand l'école fait trop rusher les ados, plusieurs pensent à tout laisser tomber pour aller travailler dans le bois, avec leur père. «Les parents eux-mêmes n'ont pas toujours eu une relation très rose avec l'école», lance M. Ouellet. La majorité des mères interrogées ont affirmé avoir de la difficulté à aider leurs enfants à faire leurs devoirs à partir de la deuxième année du primaire. Une des premières actions a donc été de renforcer la communication avec les parents, en multipliant les lettres et les rencontres. Le téléphone reste la solution la plus pratique, mais le directeur se déplace au besoin pour rencontrer les parents. «Je leur dis que s'ils ne sont pas d'accord avec l'école, qu'ils nous le disent, mais pas devant leur enfant. Sinon, on part avec deux prises au bâton», illustre M. Ouellet. En plus des parents, il faut aussi convaincre les jeunes qu'un diplôme, c'est beaucoup plus qu'un bout de papier. Un homme d'affaires travaillant dans le secteur forestier, aujourd'hui millionnaire, est par exemple venu raconter aux jeunes qu'avec une cinquième année, il est peut-être président d'entreprise mais il dépend des autres pour la gérer. École à la carte Par ailleurs, l'école Jean-Gauthier a pu compter sur 1,2 million $ pour mettre sur pied différentes mesures de soutien grâce au programme Agir autrement, qui a été créé en 2002 par Québec pour aider les écoles défavorisées. Le nombre d'élèves par classe a été réduit. Davantage de services sont disponibles pour les élèves en difficulté (l'école embauche quatre orthopédagogues) qui font l'objet d'un suivi serré. Autant que possible, les services sont personnalisés pour coller davantage aux besoins de l'élève. Un exemple? Cette année, un enseignant a été envoyé chez un élève, qui ne venait plus à l'école, pour lui permettre de terminer son anglais de troisième secondaire. Il s'agit du seul cours qui lui manque pour faire une formation en foresterie, au secteur professionnel. Sans le financement de la stratégie Agir autrement, il aurait été impossible d'y arriver. Mais il y a plus que l'argent. Les 255 autres écoles qui ont accès au même programme n'arrivent pas nécessairement aux mêmes résultats. Par son approche, le directeur tente aussi de responsabiliser les ados qui défilent dans son bureau. Et de leur faire prendre conscience de leurs choix. Il essaie autant que possible d'éviter de mettre un jeune à la porte. «Sinon, c'est l'école qui fabrique des décrocheurs», dit-il de sa voix calme et posée. Pour arriver à ces résultats, il a aussi fallu choisir son camp. À l'école Jean-Gauthier, il n'y a pas de gala méritas. La persévérance passe bien avant la performance. «On n'est pas une boîte à miracle, lance M. Ouellet. Mais on a une équipe, et tout un milieu, qui travaille ensemble dans la même direction.» La clé du succès, ni plus ni moins... Permalien | Ajouter un commentaire | SOCIÉTÉ, ÉDUCATION
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le 2008-11-10 01:19:03
par commissaire
Mot d'ordre aux employeurs: n'arrachez pas les jeunes des bancs d'école Selon Jacques Ménard, président de BMO Groupe financier, les entreprises qui recrutent des jeunes en leur faisant miroiter un gros salaire leur rendent un bien mauvais service.
(Québec) «Faire décrocher un jeune pour accommoder les besoins d'une entreprise, c'est honteux.» Le milieu de l'éducation a souvent martelé ce message. Mais cette fois-ci, le cri du coeur vient d'un homme d'affaires. Pour le banquier Jacques Ménard, les entreprises se tirent dans le pied en agissant ainsi. Selon le président de BMO Groupe financier, sortir un jeune de l'école en lui faisant miroiter un gros salaire, c'est lui rendre un bien mauvais service. En Abitibi, par exemple, l'industrie minière séduit les jeunes à coup de chèque, de paye. «C'est sûr que les mineurs vieillissent rapidement et qu'il y a un manque de main-d'oeuvre. Mais en incitant un jeune à lâcher l'école, on ruine sa vie même si on le fait travailler pour 50 000 $ ou 60 000 $. Ce n'est pas déshonorant d'être mineur, mais le jeune va travailler jusqu'à ce que le prix des denrées baissent et après, il va être mis à pied», a affirmé Jacques Ménard au Soleil hier, après avoir livré un vibrant plaidoyer à ce sujet lors de l'ouverture des Journées interrégionales sur la persévérance scolaire, dont il est le président d'honneur. M. Ménard lance donc un appel aux employeurs en particulier, et à l'ensemble des citoyens en général, en leur rappelant qu'il est dans leur intérêt que leurs jeunes décrochent leur diplôme. «Il ne faut pas rater une occasion de faire comprendre à tout le monde combien ça coûte à chaque fois qu'un jeune abandonne ses études. En impôts, en taxes, en services de toutes sortes. Même notre niveau de vie risque de baisser. Chacun risque d'être frappé dans ce qui lui tient à cœur, son portefeuille. Si aujourd'hui on est indifférent face à l'avenir de nos jeunes, c'est tout le monde qui va en payer le prix demain.» Avec la pénurie de main-d’œuvre, l'appel du marché du travail est plus fort que jamais, convient-il. Mais il existe des solutions. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, par exemple, des ententes ont été signées avec des employeurs dans le milieu de l'hôtellerie et de la restauration, afin que les patrons s'engagent à favoriser leur réussite à l'école. «Parfois, si un jeune est trop souvent disponible, il faut qu'un employeur dise non. Il a des responsabilités à l'égard des jeunes», lance M. Ménard. En 2006, dans Chaudière-Appalaches, une trentaine d'entreprises s'étaient aussi engagées à n'embaucher que des employés possédant un diplôme, répondant ainsi à l'appel lancé par les quatre commissions scolaires de la région. Ces initiatives demeurent toutefois marginales à l'échelle provinciale. D'où l'importance de répéter le message, estime M. Ménard, puisque manifestement, il n'a pas été assez entendu. Permalien | Ajouter un commentaire | SOCIÉTÉ, ÉDUCATION
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le 2008-11-10 01:05:15
par commissaire
Décrochage scolaire : à chaque région sa stratégie La bataille contre le décrochage scolaire ne passe pas par une stratégie nationale, ont conclu plus de 400 participants réunis au Mont Sainte-Anne pour discuter de la question pendant deux jours.
(Québec) Plus de 400 personnes réunies au Mont Sainte-Anne, hier, ont convenu de mener une offensive pour réduire le taux de décrochage scolaire, qui n'a pratiquement pas bougé depuis 15 ans au Québec. Rejetant les stratégies mur à mur, les participants sont repartis dans leurs régions respectives avec une idée en tête : le décrochage est un problème social, ce n'est pas seulement le problème de l'école. Le coup de barre tant espéré se réalisera-t-il? Pendant deux jours, des représentants du milieu de l'éducation mais aussi des hommes d'affaires, des élus, des intervenants en santé et dans le secteur communautaire se sont réunis pour échanger leurs bons coups et ébaucher des stratégies d'action. Un constat : la bataille contre le décrochage scolaire ne passe pas par une stratégie nationale. Chaque région doit mettre sur pied sa propre recette, adaptée à son milieu. Un gage de succès, à condition que chacun y mette du sien. C'est ce qui a permis au Saguenay-Lac-Saint-Jean d'afficher aujourd'hui le plus bas taux de décrochage de la province. Il y a une quinzaine d'années, grâce à la mobilisation de tous les acteurs du milieu, l'éducation est devenue la grande priorité de la région. Selon Michel Perron, sociologue à l'Université du Québec à Chicoutimi et expert en matière de décrochage scolaire, les astres sont maintenant alignés pour que le modèle du Saguenay se reproduise ailleurs au Québec. Déjà, d'autres régions y travaillent. Plusieurs initiatives voient le jour. «Depuis 20 ans, il y a eu plusieurs plans d'action pour réduire le taux de décrochage qui ont connu des succès mitigés. Mais si les initiatives viennent des régions et qu'elles gardent leur couleur locale, on peut y arriver» dit M. Perron, qui est cofondateur du CRÉPAS, le Centre régional de prévention de l'abandon scolaire du Saguenay? Lac-Saint-Jean. Pour que la recette soit un succès, cinq ingrédients sont nécessaires, poursuit-il. Il faut d'abord être patient et prendre le temps de développer une vision régionale commune, sans oublier de s'intéresser davantage à la réalité des jeunes et à ce qu'ils vivent. Il importe aussi de changer nos façons de faire. Pour y arriver, la recherche est importante afin de mieux comprendre à quoi il faut s'attaquer et quels sont les meilleurs moyens pour le faire. Finalement, le leadership est primordial. Sinon, le décrochage devient le problème de tout le monde mais personne ne s'en occupe vraiment, indique M. Perron. Seul l'avenir dira si ce premier grand chantier à l'échelle nationale permettra de marquer un virage dans la lutte contre le décrochage scolaire. Les participants rencontrés à la fin de la rencontre étaient très satisfaits. «Pour une fois qu'on peut parler ensemble de nos réalités et échanger sur nos bons coups, a lancé Lise Allaire, directrice générale de la commission scolaire de la Rivière-du-Nord, dans les Laurentides. Ça nous confirme qu'on est sur la bonne voie.» Comme le dit le proverbe africain, «il faut tout un village pour élever un enfant». Permalien | Ajouter un commentaire | SOCIÉTÉ, ÉDUCATION
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le 2008-11-10 00:56:51
par commissaire
Dumont écorche le cours d'éthique et culture religieuse
Mario Dumont
Le controversé cours d'éthique et de culture religieuse est le résultat d'une société «qui n'est pas capable de se tenir debout», affirme Mario Dumont. De passage en Estrie, le chef de l'ADQ a promis d'imposer un moratoire sur cette formation, créée pour remplacer l'enseignement religieux et moral. Dans son plus grand rassemblement depuis le début de la campagne, M. Dumont a tiré à boulets rouges sur le cours, qu'il qualifie de tentative «détournée» d'imposer le multiculturalisme à la Trudeau.«C'est la résultante de ce que j'appelle une dérive bureaucratique, a-t-il tonné pendant son discours. C'est ça la résultante d'une société qui n'est pas capable de se tenir debout, d'affirmer des principes simples, des principes de base.» L'ADQ propose un moratoire sur le cours d'éthique et culture religieuse au primaire. Le parti souhaite le remplacer par un cours de français. «Les gens qui ont pensé ce cours-là, c'est le même monde qui se battent par tous les moyens détournés pour qu'il n'y ait plus d'arbres de Noël dans les classes.» Permalien | Ajouter un commentaire | SOCIÉTÉ, ÉDUCATION |
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