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François Langlois - Commissaire de la circonscription no. 8 à la C. s. des Chênes
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Publié le dimanche 17 février 2008
Publié
le 2008-02-17 21:46:59
par commissaire
Paul Gérin-Lajoie prend la défense des commissions scolaires Par Patrice Bergeron, La Presse Canadienne MONTREAL - L'ancien ministre de l'Éducation, Paul Gérin-Lajoie, est sorti de son mutisme politique, dimanche, pour la première fois en 30 ans, afin de prendre la défense des commissions scolaires, au cœur d'un débat sur leur abolition. A quelques jours du Forum sur la démocratie et la gouvernance des commissions scolaires organisé par la ministre Michèle Courchesne, mercredi et jeudi, M. Gérin-Lajoie a dit, en conférence de presse, dans un hôtel montréalais, que l'idée d'abolir les commissions scolaires était "sans bon sens" et que la qualité de l'enseignement s'en trouverait "sacrifiée". "On a tort, de nos jours, de remettre en cause leur existence, a-t-il énoncé dans un texte. Elles constituent la clé de notre autonomie québécoise !" Le débat actuel sur l'abolition des commissions scolaires a cours depuis que l'ADQ a lancé l'idée en pleine campagne électorale l'an dernier. De surcroît, la très faible participation aux élections scolaires de l'automne dernier a relancé la question. Il y a 30 ans, en "Je pense qu'en éducation, il faut être constamment sur le qui-vive", a-t-il commenté pour justifier son retour, aux côtés du président de la FCSQ, André Caron. Au dire de cet observateur toujours attentif du monde de l'éducation, la disparition du régime actuel d'administration scolaire créerait un système centralisé soumis "au contrôle éloigné du gouvernement", à l'instar de l'expérience du Nouveau-Brunswick, qui avait éliminé les conseils scolaires dans les années 1990. Mal lui en prit, il avait fallu les rétablir quelques années plus tard, à la demande des citoyens. "La population en réclamerait la réinstallation rapidement, a argué M. Gérin-Lajoie. Je vous mets au défi de montrer que des fonctionnaires relevant de Québec et prenant leurs instructions de Québec pourraient répondre aux besoins de la population. (...) Qui serait sacrifié? La qualité même de l'enseignement, bien sûr, son adaptation au milieu." Car les commissions scolaires jouent un "rôle stratégique" en éducation primaire et secondaire, au chapitre de la qualité de l'enseignement, et aussi en ce qui a trait au maillage de l'enseignement et des besoins du milieu, a-t-il expliqué. De même, les problèmes locaux, tels que la qualité du français, le taxage, le décrochage, les élèves en difficultés, doivent être réglés par les instances locales. Cela dit, celui a été ministre de l'Éducation de 1964 à "Si on ne se donne pas la peine d'aller voter, est-ce que c'est l'indication d'un manque d'intérêt? Ma réponse à cela, c'est qu'il y a peu d'intérêt quand il n'y a pas d'enjeu." A ses yeux, le problème principal se situe dans la communication entre les commissaires et la population. Les territoires des commissions scolaires sont devenus trop vastes et les élus peuvent difficilement garder contact avec les électeurs. "Les communications sont le point un numéro un dont les commissions scolaires devraient s'occuper, a-t-il détaillé. Des ressources pourraient être mises en œuvre pour réunir des électeurs en petit nombre." Par exemple, les commissaires pourraient organiser des rencontres avec des électeurs dans leurs quartiers. Comme l'a démontré le débat sur les bulletins scolaires, "les problèmes d'éducation sont complexes et les parents deviennent désemparés", c'est là que les commissaires doivent jouer leur rôle. Dans un communiqué, le président de la FCSQ a admis qu'il fallait améliorer la communication avec la population et que des ajustements sont souhaitables quant au rôle de chacun dans le réseau scolaire. Permalien | Ajouter un commentaire | SOCIÉTÉ, ÉDUCATION |
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