François Langlois - Commissaire de la circonscription no. 8 à la C. s. des Chênes
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Jeudi 2 octobre 2008

Programme d’Éthique et de culture religieuse

Nous pouvons avoir de bonnes raisons de penser que la mise en application du programme d’Éthique et de culture religieuse s'impose présentement dans un climat de mécontentement et de fermeture, lequel demeure heureusement circonscrit, à un mouvement restreint de la société québécoise. 

Une des raisons importantes pour lesquelles je me suis impliqué dans la structure parentale, était que je souhaitais m’assurer, suite aux États généraux sur l’éducation, du respect du libre choix, entre l'enseignement religieux catholique ou protestant, et l'enseignement moral. 

Par contre, des évènements subséquents et mes expériences de vie m’ont amené à penser que la mise en place d’un programme, tel que celui d’Étique et de culture religieuse, pouvait offrir à la société québécoise une alternative intéressante pour nos jeunes qui auront à apprendre à vivre dans une société moderne et pluraliste.  

Cependant, ce tournant majeur de notre société ne doit pas empêcher que cela se fasse dans le respect des droits de chacun. Il est impératif de faire tout en notre pouvoir pour privilégier un climat propice à un règlement négocié afin d’éviter la confrontation entre deux courants de pensée. Contribuer à un climat d’échange et favoriser l’ouverture vers l’autre devrait guider nos actions, afin d’assurer la mise en place harmonieuse, autant que ce peut, de ce nouveau programme qui se voulait assurément, à prime abord, une voie d’union et non une source de division.


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Mardi 30 septembre 2008

Québec aide les élèves en difficulté

 

Le mercredi 11 juin 2008

 

Alexandre Robillard

La Presse Canadienne

Québec

 

Certaines écoles de milieux défavorisés bénéficieront de l'embauche de 1000 professeurs qui permettront, à travers la province, d'intégrer des élèves handicapés ou en difficulté dans des classes régulières, a déclaré mercredi la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne.

Ces effectifs supplémentaires, qui commenceront à entrer en fonction en 2009, réduiront de 20 pour cent le nombre d'élèves par classe dans ces zones, où les problèmes et le nombre d'élèves visés sont plus grands, a dit Mme Courchesne, lors d'une conférence de presse conjointe avec son collègue de la Santé, Philippe Couillard.

 

Cet allégement de la tâche des enseignants, dont la valeur est de 56,3 millions $ sur trois ans, est la pièce de résistance du plan d'action dévoilé par Mme Courchesne pour les élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage dans les écoles du Québec.

La ministre a reconnu que les nouvelles embauches, qui viseront les classes des deuxième et troisième cycles du primaire ainsi que celles de première secondaire, étaient en-deçà des demandes des syndicats d'enseignants et de la Commission scolaire de Montréal.

«C'est un premier geste dans la bonne direction, a-t-elle déclaré. Nous ne répondons pas en totalité ni à la demande des syndicats ni à la CSDM.»

Avant d'annoncer cette réduction du nombre d'élèves par classe pour l'ensemble du réseau scolaire, une période d'environ neuf mois servira à évaluer les mesures mises en place. Selon les résultats, le prochain budget pourrait prévoir un élargissement de l'initiative, a dit Mme Courchesne.

En tout, mercredi, la ministre de l'Éducation a annoncé des mesures totalisant 65,3 millions $ sur trois ans, dont 3,5 millions $ pour permettre aux enseignants ayant plusieurs élèves en difficulté dans leur classe de disposer de plus de temps pour se perfectionner.

La ministre a aussi indiqué qu'un choix avait été fait de ne pas intégrer automatiquement les cas lourds dans des classes régulières, notamment pour préserver le droit des autres élèves à pouvoir progresser.

«On doit encore avoir des classes spéciales, particulièrement pour les cas lourds, a-t-elle dit. Parce qu'on croit que le service peut être très bien défini et mieux campé. Mais je pense aussi que nous avons la responsabilité du droit des autres élèves à progresser dans la classe.»

Mme Courchesne, qui a rappelé que cette question avait été une source de débat chez les parents, prône une intégration progressive, en offrant à des élèves de classes spéciales certaines heures de cours avec leurs camarades de classes régulières.

Par ailleurs, les deux ministres ont annoncé un arrimage de certains de leurs services afin de soutenir les enfants éprouvant des difficultés physiques ou intellectuelles.

M. Couillard a ainsi dévoilé les objectifs de son plan d'accès aux services pour les personnes ayant une déficience, axé sur les enfants de zéro à six ans, qui devront être atteints d'ici 2010.

Il établit principalement des délais maximaux d'accès aux services allant de 72 heures à 12 mois, selon les niveaux de priorité de chaque cas.

Les résultats des centres de réadaptation seront aussi publiés dès l'hiver prochain. Une somme de 110 millions $ sur trois ans est consacrée à ce plan, dont 40 millions $ ont déjà été investis l'an dernier, notamment pour l'embauche de 110 personnes.

«Ce sont les mêmes enfants, et c'est le même État, alors il faut des signes visibles de collaboration, a dit M. Couillard. Le plan d'accès ajoute de nouvelles passerelles entre les deux réseaux.»

Après avoir assisté à la conférence de presse, la présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE), Johanne Fortier, a affirmé que ses membres auraient souhaité avoir des ajouts de ressources supplémentaires.

La FSE aurait aussi apprécié qu'il y ait des balises claires pour limiter l'intégration de cas lourds ou d'élèves présentant des problèmes de comportement ou d'apprentissage.

Mme Fortier a regretté que Mme Courchesne ait reporté d'un an l'établissement de ces balises.

«Il n'y a aucun outil précis sauf une intention de baisse du nombre d'élèves par classe dans les milieux défavorisés», a-t-elle dit.

Le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, André Caron, a quant à lui affirmé que la somme de 65,3 millions $ annoncée par Mme Courchesne étaient relativement faible par rapport à l'ensemble des investissements pour les élèves en difficulté, évalués à 1,7 milliard $ par Mme Courchesne.

«Sur 1,7 milliard $, ce n'est pas grand-chose, mais Mme la ministre parle de 1000 enseignants de plus», a-t-il dit en soulignant que les enseignants seraient ainsi libérés pour faire une meilleure intervention auprès de leurs élèves.


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Mardi 30 septembre 2008

Nos enfants sont-ils des têtes à claques ?

Parfois, le geste part. Parce qu'ils craquent. Ils sont parents ou enseignants, souvent adeptes de Dolto. Mais dans un monde où tous les rapports de pouvoir ont changé, ils ne savent plus comment exercer leur autorité. Résultat : alors que le Conseil de l'Europe lance une campagne contre les châtiments corporels, en France un enseignant jugé pour avoir giflé un élève est défendu par une grande partie de ses collègues ! Et plus que jamais le débat fait rage entre les tenants d'une éducation libérale et les pourfendeurs du laxisme, sur fond de discours politiques musclés. La France est-elle déboussolée au point d'avoir la nostalgie du martinet ?

RE :

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2277/dossier/a377857-nos_enfants_sontils_des_têtes_à_claques_.html

Agathe Logeart, Claire Fleury
Le Nouvel Observateur


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Mardi 30 septembre 2008

Juste retour du pendule ?


En 1991, l'URSS rendait l'âme. Le traité de Minsk signé en décembre de la même année, confirmait l'échec du régime communiste comme système de base pour réguler les échanges économiques, politiques et socials. Par la même occasion, il laissait la voie libre au système capitaliste. 

On connaît la suite. La mondialisation et le néo capitalime ont progressé de manière fulgurante et se sont imposés comme nouveau système économique. Malheureusement, l'appât du gain et de pouvoir absolu de la part d'une minorité sera encouragé au mépris et au détriment des besoins et aspiration des hommes et des femmes qui composent nos sociétés. 

Septembre 2008 servira-t-il à la mise en place des actions à poser, nécessaires pour un retour du pendule vers le centre, au profit d'une société plus humaniste qui saura tenir compte d'équité, de respect et de valeurs humaines pour le plus grand bien de notre avenir collectif. 

Probablement que ce sera le cas, mais à quel coût ?

 

François Langlois


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Jeudi 24 juillet 2008

Et vous, embarquez-vous dans la danse ?

 

RE : http://antwrp.gsfc.nasa.gov/apod/ap080722.html

ou http://www.vimeo.com/1211060    , si vous voulez le voir sur plein écran.

(2. Where the hell is Matt ?)

Il y a des actions posées qui s'avèrent géniales, quelques fois. Je pense que celle-là, en est une.

Merci à Matt Harding (http://en.wikipedia.org/wiki/Matt_Harding) pour ce coup de coeur.


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Dimanche 29 juin 2008

La saga des constantes

Dans ma recherche des origines du monde et par voie interposée, des origines de l'Humanité, j'ai fait la lecture récemment dans le livre "La symphonie des étoiles", écrit par Sylvie Vauclair, d'un passage que je souhaite vous partager, ne serait ce que pour réflexion. Elle fait allusion "au principe anthropique de Brandon Carter qui suppose que l'Univers ne peut exister que si ses caractéristiques permettent l'évolution de la complexité jusqu'à des observateurs conscients capables de l'observer. Autrement dit, l'existence même de l'observateur en son sein est nécessaire à l'existence même de l'Univers." Oh la la! Çà paraît compliqué, mais pas tant que çà. Cela se lit comme suit :


"Le paradoxe anthropique peut s’exprimer d’une manière explicite par une discussion sur l’ajustement extraordinaire des constantes de la physique. Nous appelons ainsi les constantes qui interviennent dans les interactions fondamentales de la physique et qui sont déterminées par l’expérience, comme la constante de la gravitation, ainsi que d’autres quantités fondamentales dont la valeur est mesurée, par exemple la masse de l’électron. À priori, dans le cadre actuel de la physique, nous ne savons pas d’ou viennent les valeurs de ces constantes, ni si ces valeurs, extrêmement différentes les unes des autres, ont entre elles un lien quelconque.


Ce que nous savons, en revanche, c’est que si ces constantes avaient des valeurs très légèrement différentes de celles que nous leur connaissons, nous n’aurions jamais pu exister. Il suffit, pour s’en convaincre, de se rappeler que nos fonctions biologiques reposent sur la chimie du carbone. Sans carbone, pas de vie. Le carbone ne suffit d’ailleurs pas à notre existence, nous le savons il nous faut aussi toutes les sortes d’éléments chimiques, y compris le calcium, le fer, etc. Il est donc nécessaire que l’Univers ait eu le temps de fabriquer ces éléments, avant qu’ils puissent s’assembler d’une manière complexe sur notre planète.


Nous savons que ces éléments ont été formés dans des étoiles, avant même que le Soleil et son cortège de planètes ne se condensent Il a donc fallu suffisamment de temps pour qu’au moins une première génération d’étoiles se forment, effectuent leur travail de transformation des éléments par réactions nucléaires, puis disparaissent en éjectant une grande partie de leur matière dans le gaz galactique. Cette première étape était absolument nécessaires dans l’évolution de l’Univers pour qu’ensuite le Soleil et la Terre (ainsi d’ailleurs que d’autres étoiles et planètes!) contiennent les éléments nécessaires à la vie.


Ensuite, il a fallu le temps que cette vie puisse apparaître sur Terre. Nous ne savons pas précisément, malgré plusieurs théories proposées, comment cette transformation s’est produite, mais nous savons qu’il a fallu beaucoup de temps, et que l’existence de l’homme se situe finalement à une époque correspondant à la moitié du temps de vie du Soleil.


Pour que tout cela ait pu se produire, il fallait d’une part que les étoiles puissent se condenser dans l’Univers, d’une manière relativement rapide, d’autre part que l’Univers leur laisse le temps d’évoluer pendant au moins plusieurs milliards d’années. C’est ainsi que nous pouvons revenir à cette constatation étonnante : si les constantes de la physique, à première vue indépendantes les unes des autres, avaient eu des valeurs très légèrement différentes, l’évolution de la complexité qui a donné naissance à la vie n’aurait jamais pu avoir lieu. Si, par exemple, la constante de la gravitation avait été un peu plus faible, les étoiles n’auraient pas pu se condenser. Si elle avait été un peu plus élevée, l’Univers se serait effondré sur lui-même trop vite pour laisser le temps aux étoiles de fabriquer les éléments de la vie.


Il faut donc nous rendre à l’évidence : l’Univers est «programmé» pour pouvoir accoucher des étoiles, et par là même de la vie ! Est-ce un hasard, ou une nécessité ?"

Nous savons maintenant pourquoi la naissance de l'Humanité n'apparaît que dans les dernières secondes de la journée lorsque nous transposons la création de l'univers sur une durée de 24 heures. 

Vous avez toute la vie pour y penser.


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Dimanche 29 juin 2008

Bon, où en étions-nous ?

Essouflement... peut-être.

Démotivation par la loi 88 (c'est la loi qui laisse entendre que les commissaires sont inutiles, "yes men, qui ne sont là que pour dire comme la direction générale et porte panier du ministère")... c'est possible (je parle de la démotivation, pas du "yes men" (:-).

Me remettre de ce que le Canadien s'est éclipsé des séries. Wouais, peut-être.

Constatation que mes lecteurs viennent de partout, excepté de là où j'aurais pu m'attendre qu'ils proviennent, sûrement pas.

Toujours est-il que, comme qui dirait, j'ai dormi sur la "switch".

Et me revoilà.

Il faut dire qu'entretemps, j'ai eu à m'occupé de dossiers qui me tenaient à coeur, dont entre autres, celui qui touche les élèves HDAA (handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage). Ce genre de travail que pour l'instant, on fait plus discrètement, entre quatre yeux. En souhaitant que les résultats soient plus probants, que si on l'étale au grand jour.

À première vu, il semble que cela aura été positif, car il apparaît que le budget alloué l'an prochain à ce service particulier n'ait pas été trop diminué, compte tenu des circonstances.

Au besoin, il faudra bien y revenir de toute façon. 

 


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Lundi 21 avril 2008

L’ultime victoire, 5-0, du Canadien de Montréal

Le centre-ville de Montréal et les abords du Centre Bell ont explosé de joie ce soir, à 21h30, à la suite de l’ultime victoire, 5-0, du Canadien de Montréal contre les Bruins de Boston 5-0 en quarts de finales d’association.

Martin Croteau, Paul Journet et André Duchesne     La Presse


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Lundi 21 avril 2008

Quand les parents dérapent

La ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, dévoile aujourd’hui un plan de lutte contre la violence à l’école. Il était temps, disent les profs, de plus en plus troublés par la violence dont ils sont victimes. Une violence qui se manifeste parfois là où on ne l’attend pas. Dans les classes de maternelle, par exemple. Ou chez les parents rendus fous furieux par une mauvaise note de leurs petits chéris.

Quand Serge Morin était directeur d’une école secondaire à Cap-de-la-Madeleine, il s’est frotté à des parents encore plus indisciplinés que les élèves dont il avait la charge. Des parents parfois carrément dangereux. «J’ai même été séquestré pendant une heure et demie dans mon bureau!», s’exclame le président de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE).

Les parents étaient furieux parce que leur fille rebelle avait été suspendue. Ils sont arrivés à l’école sans crier gare. «Ils sont entrés dans mon bureau, raconte M. Morin. Le père s’est installé de façon à bloquer la porte. Ils ont dit: «On va sortir d’ici quand tu auras réadmis notre fille.» Il y a eu une demi-heure de silence, pendant laquelle je me suis caché derrière mon crayon et mes feuilles en faisant semblant de travailler.»

Le directeur d’école s’en est tiré avec une belle frousse. «Au bout d’un moment, je me suis dit que le pire qui pouvait m’arriver, c’est qu’ils me battent.» Il a rompu le silence. L’atmosphère s’est détendue, et les parents ont fini par s’en aller. «Je n’ai pas porté plainte parce que cela n’aurait aidé en rien la jeune fille.»

En Grande-Bretagne, on appelle ça la school rage. Là-bas comme ailleurs, le phénomène des parents enragés qui s’en prennent aux profs et aux directeurs d’école semble de plus en plus fréquent. «On en parle beaucoup entre nous, confie M. Morin. Dans un établissement moyen, une école primaire de 300 à 400 élèves, je suis certain que ça doit arriver une dizaine de fois par an.» 

Mesures de protection 

Plusieurs écoles ont adopté des mesures de protection contre ces adultes déchaînés. «Désormais, on suggère aux profs de ne pas rencontrer les parents sans être accompagnés d’un collègue, et jamais après 17h, quand ils risquent de se retrouver seuls dans l’école», dit le chercheur Denis Jeffrey, auteur du livre Enseignants dans la violence.

«Dans toutes les écoles primaires, maintenant, il faut sonner pour entrer, ajoute Luc Allaire, conseiller à la recherche de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). La mesure s’est répandue parce qu’il y avait trop de parents qui entraient dans l’école comme dans un moulin pour aller engueuler l’enseignante en pleine classe. Ce n’est pas évident d’avoir un parent en furie qui vous invective devant tout le monde!»

Il s’agit la plupart du temps de violence verbale. Mais elle fait parfois encore plus mal que les coups, dit M. Morin. «J’ai déjà renvoyé une fille à la maison à cause de sa tenue vestimentaire. Elle portait une robe vraiment très courte. Sa mère m’a téléphoné pour me dire: «Cou’donc, la retournes-tu parce qu’elle te fait bander?» Ils viennent vraiment nous chercher dans notre intégrité personnelle.»

Les profs sont loin d’être à l’abri dans les écoles privées, souligne Francine Lamoureux, présidente de la Fédération du personnel des enseignements privés. «Parce que les parents payent, ils pensent avoir tous les droits, déplore-t-elle. Des enseignants qui font l’objet d’une vendetta d’un groupe de parents, c’est de plus en plus fréquent, et ça peut ruiner une carrière. Souvent, ça n’a aucun fondement. C’est un parent mécontent d’une note ou d’une punition pourtant parfaitement justifiée.»

Josée Bruneau, enseignante à l’école Charles-Lemoyne, à Saint-Hubert, se souvient d’une collègue harcelée pendant des mois par une mère qui n’acceptait tout simplement pas que les yogourts trop coulants soient bannis des collations en classe, question d’éviter les dégâts. «Elle l’engueulait comme du poisson pourri, lui envoyait sans cesse des lettres. C’était assez épouvantable.» 

Comment réagir? 

Si le phénomène des parents violents n’est pas très médiatisé au Québec, il en est autrement en Grande-Bretagne, où l’Association nationale des directeurs d’école va jusqu’à dénoncer ces parents comme étant «une plus grande menace à la discipline et à l’harmonie» que les élèves turbulents. Il y a quelques années, les directeurs d’école britanniques ont même exigé le droit de renvoyer les enfants dont les parents se montraient agressifs envers le personnel enseignant.

Ça n’est pas la solution, estime M. Morin. «L’enfant ne doit pas payer pour ses parents.» Le président de la FQDE croit plutôt qu’il faut traiter chaque cas individuellement, et avec beaucoup de délicatesse, dans ce genre de situation. «Je vois ça comme un signe de détresse, dit-il. Et j’ai vu beaucoup d’enfants gênés par le comportement de leurs parents.»

Reste à espérer que les écoles du Québec n’en viendront pas à adopter des mesures aussi draconiennes qu’aux États-Unis, où plusieurs directeurs embauchent désormais des gardiens de sécurité pour monter la garde à l’extérieur de leur bureau lors des rencontres de parents. Il faut dire qu’il y a de quoi être nerveux: il y a trois ans, l’entraîneur d’une école secondaire texane s’est fait tirer dessus à bout portant, en plein milieu du terrain de football, par le père d’un joueur exclu de l’équipe!


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Mardi 8 avril 2008

Une image vaut mille mots

Paru dans The Guardian


La Chine ne s'en doutait peut-être pas, mais le CIO (Comité international olympique) lui a fait un cadeau de "grec" en lui décernant la tenue des jeux olympiques de 2008. Si elle n'a pas l'intelligence de rectifier le tir dans ses relations avec le dalaï-lama et son peuple, elle risque fort de se pendre avec sa propre corde de répression.

L'histoire des peuples le prouve, l'Homme a souvent eu à courber l'échine devant l'oppresseur, mais cela ne dure qu'un temps. Tôt ou tard, l'humanisme reprend ses lettres de noblesse.


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Lundi 7 avril 2008

Le gouvernement consacre 1,6 milliard par an aux élèves HDEA. Mais cet argent est-il bien dépensé?

Le gouvernement consacre 1,6 milliard par an aux élèves handicapés ou en difficulté. Une fortune. Mais cet argent est-il bien dépensé?

L'ex-vérificatrice générale du Québec, Doris Paradis, a soulevé les premiers doutes en 2004. «Malgré les milliards dépensés pour cette clientèle depuis 25 ans, le Ministère, les commissions scolaires et les écoles ne savent toujours pas dans quelle mesure leurs actions sont efficaces», rapportait-elle.

Après les bulletins chiffrés et l'état du français dans les écoles, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, s'attaque désormais à la question des élèves handicapés ou en difficulté. Elle dévoilera ce printemps un plan d'action très attendu, basé sur le rapport que lui ont remis en mars des chercheurs de l'UQAM, dirigés par Louise Gaudreau.

Ce rapport de 600 pages, pour lequel pas moins de 1675 personnes ont été interviewées, rend un verdict sur la politique d'adaptation scolaire du Ministère. Un verdict plutôt mitigé. Selon Mme Gaudreau, les succès et les échecs varient selon les commissions scolaires, et même selon les écoles. «Il y a des endroits où ça va bien, et d'autres où la direction ne fait rien pour soutenir son personnel.»

Certaines commissions scolaires gèrent davantage en fonction du budget, sans tenir compte des besoins sur le terrain, explique Mme Gaudreau. D'autres offrent des services extraordinaires, compte tenu de leurs moyens. C'est le cas de la commission scolaire des Patriotes, en Montérégie.

«Le quart de nos 250 enfants souffrant de troubles envahissant du développement (TED) ont déménagé sur notre territoire pour bénéficier de nos services», dit Jean-Louis Tousignant, responsable de l'adaptation scolaire. «L'année prochaine, nous ouvrirons trois nouvelles classes pour les enfants TED. Si ça se maintient, dans quelques années, j'aurai dépassé 30 classes!»

«Le mot se passe. Les parents se disent que la commission scolaire des Patriotes, c'est là qu'il y a des services, qu'on les écoute», dit M. Tousignant, qui prend tous ces déménagements «comme un compliment», mais qui songe déjà à l'éventualité de refuser des élèves en classe spéciale. Ici non plus, les budgets ne s'étirent pas à l'infini.

Ici aussi, on songe à intégrer les enfants TED en classe régulière. Mais en offrant du soutien et de la formation aux enseignants. «Les profs, il ne faut pas les laisser seuls, dit M. Tousignant. Je comprends que si on ne leur accorde pas un minimum d'accompagnement, c'est lourd comme tâche. J'ai déjà un tiers d'enfants TED en classe ordinaire. En général, on réussit bien. Mieux que d'autres, disons.»

Isabelle Hachey     La Presse


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Lundi 7 avril 2008

Pour un ombudsman des écoles

C'est l'histoire de Félix, un élève turbulent de Shawinigan qui était assigné de temps à autre à un pupitre isolé de sa classe, afin qu'il puisse se concentrer et travailler. Une pratique courante. Une histoire banale. Jusqu'à ce que les parents du garçon de 9 ans décident de faire appel aux médias pour dénoncer la situation. L'affaire a alors dérapé de façon magistrale.

Selon ses parents, Félix était isolé sans raison, du matin au soir, dans une «cage à poules» au fond de la classe. Les médias ont vite monté l'affaire en épingle. Plutôt que de chercher à obtenir la version de l'enseignante, ils ont invité des experts à commenter ses agissements. «Moi, je trouve que c'est barbare, vicieux», s'est indignée l'ex-juge Andrée Ruffo en ondes. «Où sont les poursuites judiciaires?» Les poursuites sont tombées... mais pas où Mme Ruffo l'espérait.

Fortement ébranlée par cette charge médiatique, c'est l'enseignante elle-même qui a déposé une série de poursuites en diffamation contre les parents de Félix, contre des journalistes, et contre ceux qui ont commenté l'affaire en ondes, dont l'ancienne juge.

Et les choses ont continué de s'envenimer. En février, les parents ont répliqué avec une poursuite faramineuse

de 1,67 million de dollars contre l'enseignante pour «dommages moraux» et pertes financières.

Cette situation absurde, «un médiateur aurait pu la désamorcer», regrette Égide Royer, professeur en adaptation scolaire à l'Université Laval. «Tous les États américains ont leur médiateur. La France a son ombudsman. Au Québec, si les parents sont insatisfaits des services offerts par l'enseignant, ils n'ont pas d'appel.

Isabelle Hachey    La Presse

 


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Samedi 5 avril 2008

Croyez-vous en Dieu?

QUESTION DU JOUR     CYBERPRESSE


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Samedi 5 avril 2008

Intégration des élèves: le plan de la ministre s'en vient

La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, n'était pas encore prête à dévoiler son plan d'intégration des élèves en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage, vendredi, quand elle s'est adressée aux congressistes de l'Association québécoise des troubles d'apprentissage (AQETA), réunis à Montréal. Elle leur a demandé encore un peu de patience, affirmant qu'elle avait aussi dans ses cartons un plan de lutte contre la violence dans les écoles.

La ministre n'a pas apprécié l'expression de doutes quant à savoir si les ressources financières suffisantes seront au rendez-vous. «Que je n'entende plus que là où il y a des difficultés, c'est à cause du financement. Et que vous ne receviez pas comme unique message que le problème est d'ordre budgétaire. Et que les parents ne se fassent plus dire que si on coupe des heures de service à leurs enfants, c'est parce qu'on a coupé les budgets. C'est faux. Depuis 2003, il y a eu zéro coupure de budget», a-t-elle tonné.

Bien que son plan d'intégration ne soit pas encore prêt, la ministre Courchesne en a donné les grandes orientations, parlant par exemple d'«intégration, oui, mais pas à tout prix».

Elle a également soutenu que les problèmes portaient beaucoup sur l'organisation des services aux élèves en difficulté et a dit vouloir apporter plus de flexibilité dans ce domaine. Elle souhaite également davantage de coordination entre les services sociaux et d'éducation.

Elle a également laissé entendre que les commissions scolaires seraient plus étroitement surveillées pour ce qui est de l'utilisation des sommes qui sont dédiées à l'aide aux enfants en difficulté. Les syndicats d'enseignants ont affirmé, dans le passé, que les sommes dévolues à cette aide n'avaient pas toutes été consacrées à cette fin.

À quelques pas du congrès de l'AQETA, la présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement, Johanne Fortier, a tenu une conférence de presse pour demander à la ministre de modifier la Loi de l'instruction publique afin d'imposer des balises à cette intégration.

Mme Fortier affirme qu'à l'heure actuelle, les enseignants sont laissés trop souvent seuls, qu'ils doivent même se battre pour obtenir un diagnostic pour un élève en difficulté, puis se battre encore pour obtenir des services.

«L'intégration telle que nous la vivons actuellement cause un préjudice, un préjudice pour les enseignants, mais aussi pour l'ensemble des élèves, autant les élèves qui ont des difficultés et qui sont intégrés dans la classe que les autres élèves», a déploré la syndicaliste.

Mme Fortier a aussi déploré le fait que les normes d'intégration dans les classes régulières sont appliquées parfois bêtement, sans tenir compte de la contrainte excessive que cela peut imposer. «On vise l'intégration pour l'intégration. Intégrer pour économiser plutôt qu'intégrer pour assurer l'égalité des chances et soutenir les élèves dans leur développement», a-t-elle dénoncé.


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Vendredi 4 avril 2008

Ressources insuffisantes: des parents s'adressent aux tribunaux

En principe, personne n'est contre l'intégration en classe régulière des élèves handicapés ou en difficulté. En pratique, c'est une autre histoire. Surtout quand les services ne suivent pas - et que l'opération semble davantage motivée par des considérations budgétaires que par une véritable volonté d'intégration scolaire et sociale.

Des parents ont intenté un recours collectif contre le ministère de l'Éducation et six commissions scolaires de la région de Montréal.


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Vendredi 4 avril 2008

On intègre de plus en plus d'enfants handicapés ou en difficulté dans les classes régulières.

Êtes-vous favorable à l'intégration d'élèves en difficulté dans des classes régulières?

On intègre de plus en plus d'enfants handicapés ou en difficulté dans les classes régulières. Mais les ressources ne suivent pas. Et les profs sont à bout de souffle. Ils se plaignent de passer plus de temps à gérer leur classe qu'à enseigner. Pour arriver à transmettre toute la matière, plusieurs doivent escamoter le programme. Désemparés, d'autres finissent par quitter la profession. Pour les syndicats, ça ne peut plus durer.

La Fédération des syndicats de l'enseignement réclame l'adoption d'une série de balises pour mettre fin à ce qu'elle considère être l'intégration «sauvage» des enfants handicapés ou en difficulté en classe régulière. Une intégration de plus en plus massive, qui épuise les profs et met en péril les apprentissages, tant des élèves intégrés que des autres.

«Ça ne peut plus durer comme ça!», tranche la présidente de la FSE, Johanne Fortier.

Réunis en conseil fédéral cette semaine, les représentants de 60 000 enseignants du Québec se sont penchés sur les recommandations contenues dans un volumineux rapport d'enquête, produit par la FSE, sur l'impact de l'intégration dans les classes primaires et secondaires. Les détails de leurs délibérations seront rendus publics aujourd'hui.

On sait déjà que la FSE entend exiger une limite au nombre d'élèves handicapés ou en difficulté par classe. «Il s'agit d'établir le seuil à partir duquel la classe ordinaire ne peut plus recevoir ces élèves sans compromettre la qualité de l'enseignement, autant pour eux que pour le reste de la classe», expliquait dernièrement Mme Fortier en entrevue à La Presse.

«Au sein de la société, il y a 10 à 12% de personnes en difficulté. Dans la classe, on devrait avoir la même norme, estime la présidente de la FSE. Ça veut dire qu'il ne devrait pas y avoir beaucoup plus de trois enfants en difficulté par classe.» Un taux déjà largement dépassé, poursuit-elle. «Dans une classe, il y a souvent sept ou huit enfants ayant des troubles de différents ordres.»

Selon les chiffres du ministère de l'Éducation, le nombre d'élèves handicapés ou en difficulté d'apprentissage ou d'adaptation (EHDAA) intégrés en classe ordinaire a augmenté de 37% en cinq ans, passant de 67 982 en 2001-2002 à 93 293 en 2006-2007.

La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, n'a pas voulu commenter hier la requête de la FSE, ni révéler si de telles balises feront partie de son plan d'action pour l'amélioration de la réussite scolaire des EHDAA. Le plan d'action sera dévoilé ce printemps.

La proposition de la FSE risque de soulever la controverse. La majorité des parents tiennent à tout prix à l'intégration de leurs enfants handicapés ou en difficulté en classe ordinaire. Il s'agit d'ailleurs d'un droit inscrit dans la Loi sur l'instruction publique, qui stipule cependant que l'intégration ne doit pas constituer «une contrainte excessive» ou porter atteinte aux droits des autres élèves.

 

Témoignages troublants

 

Au cours des dernières semaines, La Presse a recueilli les témoignages d'une quinzaine d'enseignants, de Montréal au Lac-Saint-Jean. Le portrait n'est pas réjouissant. Ils nous ont confié leurs angoisses, leurs frustrations et leur sentiment d'impuissance face à l'intégration massive d'EHDAÀ dans leur classe. Leurs récits seront publiés demain.

«Les profs se sentent coincés, dit Mme Fortier. Beaucoup nous disent qu'ils sont rendus à faire plus de discipline que d'enseignement.» Certains n'arrivent même plus à passer toute la matière. Une enseignante de quatrième année a confié avec découragement qu'à la fin de l'année scolaire, elle n'aura réussi à enseigner que la moitié du programme.

Ce n'est pas un cas isolé. Selon un sondage réalisé par la FSE auprès de ses membres, les trois quarts des enseignants se disent dépourvus et considèrent que l'intégration va désormais trop loin.

La vague de projets sélectifs qui déferle sur l'école publique, ajoutée à l'exode des élèves vers les écoles privées, ont dépouillé les classes régulières de leurs élèves les plus doués. Un véritable «écrémage», selon Égide Royer, spécialiste de l'adaptation scolaire à l'Université Laval. «Une fois que le privé, que les écoles internationales et que les programmes comme art-études et sport-études ont fait le plein, elle ressemble à quoi la classe ordinaire? Elle est moyenne, faible.»

C'est dans ces classes déjà affaiblies qu'échouent les EHDAA, accentuant d'autant la pression sur les profs. «L'intégration est allée beaucoup trop loin», dénonce Nathalie Morel, présidente de l'Alliance des professeurs de Montréal. «Les enseignants n'en peuvent plus, ils ne savent plus où donner de la tête. Plusieurs prennent des congés de maladie ou quittent la profession tellement la lourdeur de la tâche est rendue incroyable. C'est assez. On est en train d'épuiser tout le monde.»

 

Isabelle Hachey     La Presse

 


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Samedi 29 mars 2008

Le retour au bulletin chiffré, toujours cahoteux?

En réponse aux parents qui se plaignaient de ne pas comprendre grand-chose au bulletin de leur enfant, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, a pris deux décisions : imposer le retour aux bulletins chiffrés (les bonnes vieilles notes) et demander un avis au Conseil supérieur de l'éducation sur la meilleure façon de communiquer la performance des élèves.

Neuf mois plus tard, on n'est guère plus avancé. Le retour au bulletin chiffré est toujours cahoteux. Quant à l'avis du Conseil supérieur de l'éducation, rendu public jeudi, il ne nous dit rien que nous ne sachions déjà.

Si la ministre s'attendait à une révélation, elle n'en trouvera pas dans ce document de plus de 80 pages. En gros, les auteurs de l'avis nous disent que tous les outils de communication existent. Aux écoles et aux parents de mieux les utiliser.

Commençons par le bulletin. C'est un moyen parmi tant d'autres, nous rappelle le Conseil qui réitère son opposition à l'imposition obligatoire d'un bulletin avec des notes. Aux écoles de décider, en fonction de leur clientèle, la façon dont elles communiqueront avec les parents. N'est-ce pas un retour à la case départ ? En effet, lorsque la ministre a tranché en faveur du bulletin chiffré l'an dernier, les conseils d'établissement étaient justement en train de plancher sur un modèle de bulletin. Avec raison croyons-nous, la ministre a plutôt opté pour un bulletin uniforme pour tout le Québec. Ce bulletin chiffré, semblable d'une commission scolaire à une autre, doit demeurer.

Par contre, comme le rappelle avec justesse le CSE, le bulletin n'est pas le seul outil de communication. Il y en a d'autres, que la plupart des parents d'enfants fréquentant l'école primaire et le premier cycle du secondaire connaissent déjà : l'agenda, le code de vie, les notes dans les différents cahiers d'exercices de l'enfant, les tests hebdomadaires, les lettres de l'enseignant aux parents... Ce sont tous des moyens de suivre de près ce qui se passe à l'école, de déceler les difficultés de l'enfant et d'ajuster le tir au besoin. Si on ajoute à cela les quelques rencontres parents-enseignants prévues durant l'année, la possibilité de communiquer par téléphone, par courriel ou par lettre avec l'enseignant, il y a actuellement, nous dit-on, suffisamment de canaux pour favoriser une bonne communication.

Comment expliquer, dans ce cas, que des parents ne s'y retrouvent toujours pas ?

Le Conseil croit que ces moyens ne sont pas utilisés par tous les enseignants dans toutes les écoles. Il recommande donc que chaque établissement de la province développe sa propre stratégie de communication. Entre les lignes on comprend aussi que les parents ont également une responsabilité : celle de s'impliquer et de consulter toutes les informations mises à leur disposition...

Il aura fallu au Conseil supérieur de l'éducation neuf mois et ô combien de consultations, d'études documentaires et d'analyses pour accoucher de cet avis. Tout ça pour nous rappeler, dans une langue parfois très hermétique, des évidences que des parents et des enseignants auraient pu expliquer à la ministre en quelques heures. Tout ça pour ça.


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Mardi 19 février 2008

Remontée spectaculaire du Canadien!

Le Canadien a réalisé mardi soir l'une des plus spectaculaires remontées de ces dernières années dans un match où on retrouvait tous les éléments d'une rencontre de séries: des buts, des mises en échec, des bagarres et beaucoup d'intensité.

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En déficit de cinq buts après 25 minutes de jeu, le Tricolore a créé l'égalité grâce à des doublés de Michael Ryder et d'Alex Kovalev, et un but de Mark Streit. Saku Koivu a couronné cette remontée en marquant en tirs de barrage.

Ryder a redonné espoir au Canadien au moment où on entendait de plus en plus de murmures parmi la foule. Ryder a eu raison de Lundqvist d'un beau tir sous la barre transversale. Il a ajouté un deuxième but au moment où Maxim Lapierre gênait le gardien des Rangers.

Les élans du Tricolore ont été ralentis, voire stoppés, quand Komisarek, indiscipliné, s'est vu imposer deux pénalités en fin de période. La deuxième punition a déplu au public. Des dizaines de spectateurs n'ont pas hésité à lancer sur la glace de petites banderoles qui leur avaient été remises en promotion avant la rencontre. Il y a longtemps qu'on avait pas vu pareille manifestation de la part des partisans du Canadien.

En troisième, Kovalev, deux fois, et Streit ont fait vibrer le Centre Bell comme rarement cette saison.

François Lemenu     Presse Canadienne     Montréal


Ce que l'excellence et la volonté de gagner peut faire. Go! Habs go!


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Lundi 18 février 2008

La lune disparaîtra mercredi soir, une éclipse sera observable aux environs de 21 h

Mercredi, ce sera soir de pleine lune. Mais peu avant 21 h, un phénomène naturel peu commun se mettra en branle, soit une éclipse totale.
Contrairement à l’éclipse solaire, l’éclipse lunaire est observable sans danger, à l’œil nu ou avec des jumelles. Ce phénomène se produit environ tous les deux ans, la suivante étant prévue pour le 21 décembre 2010.

Comme l’a expliqué Guy Roy, un astronome amateur depuis une vingtaine d’années, l’éclipse durera un peu plus de trois heures, mais la lune sera cachée derrière l’ombre de la Terre durant un peu moins d’une heure (entre 22 h et 23 h).

«Si le temps est clair, les gens auront le temps d’apprécier le phénomène. On va voir la pleine lune, puis une ombre, celle de la Terre, va graduellement venir la cacher. Quand elle sera complètement derrière, la lune sera d’une teinte rouge cuivré», a lancé M. Roy, qui est également le webmestre du Club d’astronomie de Drummondville (CADI).

Selon celui-ci, le phénomène sera embelli par la présence de Saturne et de l’étoile Regulus, toutes deux à moins de 4 degrés au-dessus de la lune.

Le CADI, dont le président est Georges Ménard, organise d’ailleurs une soirée d’observation à cette occasion. Pour en savoir plus, il suffit de visiter le site Web astrosurf.com/cadi.

Rappelons que l’organisme est situé à l’arrière de la bibliothèque municipale Côme-Saint-Germain de Drummondville. Ses réunions sont publiques et se déroulent tous les jeudis soirs, à compter de 19 h 30.

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Dimanche 17 février 2008

Paul Gérin-Lajoie prend la défense des commissions scolaires

Par Patrice Bergeron, La Presse Canadienne

MONTREAL - L'ancien ministre de l'Éducation, Paul Gérin-Lajoie, est sorti de son mutisme politique, dimanche, pour la première fois en 30 ans, afin de prendre la défense des commissions scolaires, au cœur d'un débat sur leur abolition.

A quelques jours du Forum sur la démocratie et la gouvernance des commissions scolaires organisé par la ministre Michèle Courchesne, mercredi et jeudi, M. Gérin-Lajoie a dit, en conférence de presse, dans un hôtel montréalais, que l'idée d'abolir les commissions scolaires était "sans bon sens" et que la qualité de l'enseignement s'en trouverait "sacrifiée".

"On a tort, de nos jours, de remettre en cause leur existence, a-t-il énoncé dans un texte. Elles constituent la clé de notre autonomie québécoise !"

Le débat actuel sur l'abolition des commissions scolaires a cours depuis que l'ADQ a lancé l'idée en pleine campagne électorale l'an dernier. De surcroît, la très faible participation aux élections scolaires de l'automne dernier a relancé la question.

Il y a 30 ans, en 1977, M. Gérin-Lajoie créait la fondation qui porte son nom et s'astreignait à un devoir de réserve en politique - facteur de désunion selon ses mots - pour unir les Québécois dans sa mission d'alphabétisation. Toutefois, puisque "la situation actuelle est très grave", le premier titulaire du ministère de l'Éducation, désormais âgé de 87 ans, a offert à la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) de prendre position publiquement.

"Je pense qu'en éducation, il faut être constamment sur le qui-vive", a-t-il commenté pour justifier son retour, aux côtés du président de la FCSQ, André Caron.

Au dire de cet observateur toujours attentif du monde de l'éducation, la disparition du régime actuel d'administration scolaire créerait un système centralisé soumis "au contrôle éloigné du gouvernement", à l'instar de l'expérience du Nouveau-Brunswick, qui avait éliminé les conseils scolaires dans les années 1990. Mal lui en prit, il avait fallu les rétablir quelques années plus tard, à la demande des citoyens.

"La population en réclamerait la réinstallation rapidement, a argué M. Gérin-Lajoie. Je vous mets au défi de montrer que des fonctionnaires relevant de Québec et prenant leurs instructions de Québec pourraient répondre aux besoins de la population. (...) Qui serait sacrifié? La qualité même de l'enseignement, bien sûr, son adaptation au milieu."

Car les commissions scolaires jouent un "rôle stratégique" en éducation primaire et secondaire, au chapitre de la qualité de l'enseignement, et aussi en ce qui a trait au maillage de l'enseignement et des besoins du milieu, a-t-il expliqué. De même, les problèmes locaux, tels que la qualité du français, le taxage, le décrochage, les élèves en difficultés, doivent être réglés par les instances locales.

Cela dit, celui a été ministre de l'Éducation de 1964 à 1966 a reconnu que le régime en place révélait des lacunes dont témoignent la désaffection et le faible taux de participation aux élections scolaires.

"Si on ne se donne pas la peine d'aller voter, est-ce que c'est l'indication d'un manque d'intérêt? Ma réponse à cela, c'est qu'il y a peu d'intérêt quand il n'y a pas d'enjeu."

A ses yeux, le problème principal se situe dans la communication entre les commissaires et la population. Les territoires des commissions scolaires sont devenus trop vastes et les élus peuvent difficilement garder contact avec les électeurs.

"Les communications sont le point un numéro un dont les commissions scolaires devraient s'occuper, a-t-il détaillé. Des ressources pourraient être mises en œuvre pour réunir des électeurs en petit nombre."

Par exemple, les commissaires pourraient organiser des rencontres avec des électeurs dans leurs quartiers. Comme l'a démontré le débat sur les bulletins scolaires, "les problèmes d'éducation sont complexes et les parents deviennent désemparés", c'est là que les commissaires doivent jouer leur rôle.

Dans un communiqué, le président de la FCSQ a admis qu'il fallait améliorer la communication avec la population et que des ajustements sont souhaitables quant au rôle de chacun dans le réseau scolaire.


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